L’Atelier de Fred, mon espace personnel

Depuis la création de Mitic.education, j’ai partagé de nombreuses astuces, tutoriels et ressources en lien avec l’informatique pédagogique, dans pas moins de 332 articles. Ce site prends la suite du précédent, edurobot.ch, qui m’a permis d’offrir aux collègues enseignants de nombreuses ressources pour le déploiement de la robotique dans l’enseignement.

Mais il n’y a pas que les MITIC scolaires, il y a aussi mon aventure de maker. L’aventure continue sur L’atelier de Fred pour mes projets personnels.

Créer un trophée scolaire avec Silhouette Studio et une découpeuse laser

Celles et ceux qui suivent ce blog ont probablement vu que j’utilise Silhouette Studio pour créer des objets pour la découpeuse laser. C’est en effet l’un des meilleurs logiciels de vectorisation, et surtout un logiciel de dessin vectoriel très simple.

Aujourd’hui, je dois créer un trophée pour un concours d’écritures de nouvelles dans mon école. Les géniales bibliothécaires de mon établissement m’ont demandé cela:

Bon, vu la finesse du bec de la plume: aucune chance. Idem pour l’écriture, malgré notre excellente Prusa. Ce serait beaucoup de travail pour un résultat fragile et décevant. Par contre, nous avons la chance, dans mon école, d’avoir une découpeuse laser, en plus des deux imprimantes 3D. Et là, il y a quelque chose à faire en Plexiglas. Voici un exemple:

La carte d’invitation ci-dessus a été réalisée avec Silhouette Studio. Les images ont été vectorisées et le texte ajouté.

J’ai donc proposé un trophée réalisé en Plexiglas transparent, avec un support en bois. L’idée est d’utiliser le logiciel de la Silhouette Cameo, à portée de tous les enseignants.

Etape 1: Dessiner le trophée

Pour cette étape, pas de problème pour qui sait utiliser une Silhouette Cameo. On importe, vectorise, dessine, écrit. Cela peut se faire sur la version gratuite Silhouette Studio, qui reste l’un des meilleurs outils de vectorisation. On met déjà en couleurs différentes les différents calques. Ici: rouge = coupe, noir = gravure.

Prototype 1
Premier projet. Le nom de l’élève vainqueur va remplacer celui de Lovecraft.

Je suis parti d’un dessin de plume, vectorisé. Le socle est un rectangle. J’ai utilisé l’outil offset pour réaliser le tour de la plume. J’ai fusionné le rectangle et le tour de la plume. J’ai ensuite corrigé certains points et ajouté des arrondis sur le rectangle.

Projet final, avec les arrondis

Etape 2: Export SVG

La découpeuse laser a besoin d’un dessin au format SVG. L’export n’est possible qu’avec la version Buisness de Silhouette Studio. La bonne nouvelle: il suffit d’un ordinateur équipé dans l’école pour pouvoir le faire, en ouvrant le fichier Silhouette Studio réalisé sur un autre ordinateur. C’est notre cas dans mon école: 3 ordinateurs ont la licence Buisness et j’en ai une à titre personnel. Sinon, on peut demander à une connaissance qui la possède (par exemple moi…) ou à un FabLab (j’y reviendrai).

Export SVG

Etape 3: import dans le logiciel de découpe et prototype

Pour le moment, je n’ai fait qu’un prototype en contreplaqué, moins cher que le pexi. Après validation, le projet définitif sera réalisé en plexiglas. Le plexi que nous utilisons a exactement la même épaisseur que celle de la lame de la scie circulaire de la salle des Travaux Manuels de l’école. La réalisation du socle en bois sera donc très simple. Le prototype a été réalisé sur ma découpeuse laser personnelle. Le projet final sera fait sur celle de l’école.

Découpe du prototype
Prototype en contreplaqué pour validation

Et voici le prototype en Plexiglas, réalisé dans une chute.

Il reste le socle à faire en bois, modifier le nom pour mettre celui du vainqueur et découper la version finale.

Conclusion

En partant d’un logiciel simple et très utilisé par les enseignants, Silhouette Studio, on voit que le saut vers la découpeuse laser est très facile; car il suffit d’avoir accès à une licence Silhouette Studio Business, qui pourra ouvrir le projet et l’exporter en SVG. Cela permet de se passer d’Inkscape ou d’Illustrator, bien plus complexes d’accès. Surtout, cela ouvre la porte de la découpe laser aux plus grands nombres.

[Cahier de labo] Gravure rotative à la découpeuse laser

Ceci est un article de prise de notes pour mes expériences. Un article complet suivra.

Utilisation roller

Référence roller: https://ortur.net/products/ortur-yrr2-0

Modification du câblage selon le schéma: A1-B1-A2-B2

Croisement rouge-vert. Câble 6 ports – 4 ports. Contrôler pourquoi le câble original ne fonctionne pas.

Référence câble (50cm): https://www.aliexpress.com/item/32888208445.html?spm=a2g0o.order_list.0.0.712c1802TsgPYx

Installation roller sur lift

Référence lift: https://www.aliexpress.com/item/1005003793187476.html?spm=a2g0o.order_list.0.0.712c1802TsgPYx

Utilisation de Lightburn

Tuto de référence: https://www.hagensieker.com/wordpress/2021/01/27/ortur-yrr-rotary-roller-set-up/

Backup PDF:

Fonctionnement

A ne faire qu’une fois: LightBurn/preferences: activer show rotary Enable on main windows

  1. se connecter avec l’axe Y normal. Faire un homing.
  2. Déconnecter l’axe Y et connecter le roller.
  3. Configurer le roller:

Configurer selon:

⚠️ « mm per rotation »: à tester, mesurer, calibrer et contrôler avec des objets de différents diamètres.

4. Dans Edit/Machine Settings: désactiver les options suivantes:

5. Activer le roller:

Commande de réinitialisation des ports USB:

sudo launchctl stop com.apple.usbd; sudo launchctl start com.apple.usbd

Ressusciter une découpeuse laser 40k chinoise – Episode 2

Commençons par voir ce qu’est un laser. Il s’agit de l’acronyme de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation. Les premiers lasers datent des années 60. Et cela fonctionne comme ceci:

Dans le cas des tubes lasers utilisés dans les découpeuses laser chinoises, le rubis est remplacé par un tube de gaz contenant majoritairement du CO2. La technologie utilisée n’a que très peu évolué depuis les années 60, ce qui fait qu’un tube laser au CO2 coûte une centaine de francs.

Dernièrement, des machines laser moins puissantes utilisant une diode laser (comme une LED) sont apparues. Le principe est celui utilisé pour gravé (en réalité brûler) un DVD dans nos graveurs. Les tubes laser au CO2 sont tout d’abord un travail de modelage du verre. Le processus de fabrication est décrit ici:

Ce savoir-faire s’apparente à celui en voie de disparition de la fabrication des enseignes néons, de plus-en-plus remplacées par des LEDs.

Une découpeuse laser, c’est fondamentalement trois choses: un générateur de rayon laser, un système d’axes X et Y et une lentille de focalisation, avec des miroirs entre chaque élément pour rediriger le rayon laser au bon endroit.

Source: https://youtu.be/rYX0zfWFnIM

Au final, le laser ne brûle pas la matière, mais la vaporise, générant de grandes quantités de fumées qu’il faut évacuer.

Liseuses Kobo: commment synchroniser ses ebooks via le cloud

Deux choses m’exaspèrent chez les liseuses Kobo: leur connectique micro-USB (heureusement depuis remplacée par de l’USB-C), capricieuse, qui ne fonctionne qu’une fois sur 10 quand on veut connecter sa liseuse à un Mac et qui est très fragile et l’absence de possibilité de pouvoir envoyer un livre sans fil sur sa liseuse alors qu’elle a le WiFi.

C’est maintenant de l’histoire ancienne grâce à une petite bidouille, qui permet de synchroniser la Kobo avec les principaux services de cloud (DropBox, GoogleDrive…) et de pouvoir envoyer les livres via un dossier partager. Il s’agit d’un petit script gratuit nommé KoboCloud et qu’on trouve ici: https://github.com/fsantini/KoboCloud. C’est redoutable d’efficacité.

Il s’agit par contre de bien suivre les instructions d’installation. Pour installer ce script, vous aurez besoin de faire afficher les dossiers cachés sur votre Mac. Voici la procédure:

Appuyez simultanément sur les touches Commande, Maj et point : [cmd] + [shift] + [.]

Astuces clés USB

La clé USB est encore très utilisée dans l’enseignement, malgré la généralisation des clouds, comme DropBox et OneDrive. Je vois certains collègues qui ont toute leur vie professionnelle sur leur clé; parfois sans sauvegarde. A leur attention, je vais vous partager quelques-unes de mes astuces, pour éviter les mauvaises surprises.

Astuce 1: la qualité tu choisiras.

Souvent, je vois les collègues utiliser des clés USB de provenance douteuses: cadeaux promotionnels (y compris les clés de l’Etat de Vaud…), clés peu chères, voire clés fantaisistes. Il s’agit souvent de matériel de piètre qualité, qui a une durée de vie souvent réduite, et qui parfois peut même s’avérer fragile. Posez-vous la question: quelle valeur ont vos données stockées sur la clé? Un bon ouvrier a de bons outils et dans ce cas, un bon outil se paie. Une des marques que je vous recommande est SanDisk.

Astuce 2: des sauvegardes tu feras.

Une clé USB, cela se perd, passe à la machine à laver, se casse, voire simplement cesse de fonctionner sans prévenir. Ne pensez pas qu’elle soit éternelle. Donc faites des sauvegardes régulières de son contenu; en particulier s’il est important. Certaines fois, avec des logiciels forensics, il est possible de récupérer des données. Mais quand la panne est matérielle, elle est bonne pour le recyclage.

Astuce 3: l’universalité tu rechercheras.

Nous sommes à un moment charnière, en plein passage de l’USB-A à l’USB-C… de la grosse prise qui a un sens, à la petite prise qui peut se mettre dans les deux sens. Vous pouvez être certain que vous n’aurez jamais la bonne clé USB au bon moment, selon les ordinateurs avec lesquels vous travaillerez. Choisissez donc une clé universelle, comme l’excellente SANDISK Ultra Dual Drive Luxe, qui a l’avantage en plus d’être en métal et donc résistante. Cette dernière dispose d’un côté d’un connecteur USB-A et de l’autre un connecteur USB-C. Il n’est donc plus nécessaire d’avoir un adaptateur sur soit.

Il sera aussi intéressant de formater la clé USB en ExFAT, afin qu’elle soit lisible tant par les Mac que les PC sous Windows. Cela se fait sur Mac avec le programme « Utilitaires de disques ».

Astuce 4: un espace de stockage suffisant tu préféreras.

Je vois encore des collègues qui utilisent des clés de 8 Go, souvent déjà bien pleines. Or, quand je dois partager avec eux des fichiers, se sont souvent des vidéos ou des fichiers audio. Combien de fois, je suis confronté à un espace insuffisant sur la clé USB. Franchement, aujourd’hui, on ne prend pas une clé USB à moins de 128 Go. La SanDisk ci-dessus, avec une taille de 256 Go coûte moins de 50 CHF!

Astuce 5: régulièrement, tes clés tu remplaceras.

Une clé USB, ça s’use, d’autant plus vite qu’elle est souvent dans les poches, en compagnie de vos vraies clés. Elle est soumise à la chaleur, au froid, à l’humidité et à la poussière. Par ailleurs, il y a aussi une usure des contacts, lors des branchements. Bref, j’ai l’habitude de remplacer mes clés USB les plus utilisées après 2 à 3 ans. Les anciennes servent alors pour du stockage de données moins importantes ou pour dépanner.

Astuce 6: à ton nom ta clé sera.

Une clé USB, ça se perd très facilement et ça s’oublie encore plus facilement, surtout sur les iMac, quand elle est connectée derrière. Voici donc quelques astuces que j’utilise, pour permettre d’identifier le propriétaire de la clé

  • Mes clés USB s’appellent « Genevey ». Le collègue qui la trouve et la branche sur un ordinateur identifiera immédiatement son propriétaire.
  • J’y colle toujours dessus une étiquette avec mon nom de famille (le stylo indélébile s’efface).
  • Parfois, on perd une clé en dehors de son lieu de travail. Difficile dès lors d’identifier le propriétaire rien qu’avec le nom de famille. C’est pourquoi dans mes clés, il y a un fichier texte qui s’appelle  » SI VOUS TROUVEZ CETTE CLE.txt ». Le nom débute avec un espace, afin que ce fichier soit toujours en tête lors de l’affichage du contenu de la clé. Dans ce fichier texte, j’y ai copié mes coordonnées:

Dernière astuce: un tour de cou tu utiliseras

Les clés sont souvent petites. Dès lors, j’ai l’habitude de les attacher à un tour de cou. Plus facile à voir et à retrouver. Du reste, si vous retrouvez une clé similaire à celle-ci, avec un tour de cou rouge, c’est la mienne. Merci de me la rapporter!

Ecole à distance, J+1: l’opération « Grand Condor »

Trois enseignants partagent avec vous leur vie et la manière dont ils vont, tant bien que mal, mettre en place un enseignement à distance dans leur établissement.

C’est fait. Le gouvernement vaudois a décidé de fermer les écoles dès ce 13 mars, et ce jusqu’au 30 avril. Cela fait 6 semaines, moins deux de vacances. Mais loin d’être envoyés se bronzer à Rimini, les enseignants sont mobilisés et doivent assurer un enseignement à distance.

Soyons clairs et mettons les points sur les « i » une fois pour toutes: on nous demande de mettre en place en quelques jours ce que notre employeur n’a pas réussi à faire en 15 ans. On n’a même pas un portail pédagogique. Quand on sait qu’une demande d’application prend parfois plusieurs mois à être validée par le CIPEO (pour ma part, j’ai une demande en cours depuis 5 ans…), on va se passer de leurs services et nous devenons officiellement un établissement informatiquement autonome. Nous avons donc lancé l’opération « Grand Condor », parce que parfois, on a l’impression que notre employeur nous prend pour des buses.

Voilà ce que notre cheffe de département a présenté, lors de la conférence de presse du 13 mars:

Tous les lieux de formation sont fermés jusqu’au 30 avril. L’enseignement se fera à distance.

Déjà vendredi matin, l’ambiance était électrique. Nous savions que quelque chose se tramait. De nombreux enseignants ne comprenaient pas que les écoles restent ouvertes et nous étions nombreux à avoir commencé à récolter les numéros de téléphone portable des élèves au cas où. Nous avons appris la nouvelle vendredi en début d’après-midi. Et soyons honnêtes: si on a été soulagés, on a tous été sous le choc de l’ampleur de la mesure et de ses conséquences pour les élèves.

Nous sommes trois responsables MITIC dans l’établissement: Shirin, Yves et moi.

Le directeur nous a immédiatement prévenus que nous étions convoqués lundi matin 16 mars pour mettre en place les mesures d’enseignement à distance pour l’établissement.

On s’est rapidement mis d’accord sur le fait qu’il fallait arriver lundi matin avec des réponses et des solutions concrètes. Shirin enseigne en 1-2P, Yves en 5-6P et moi au secondaire. On a donc une vision assez complète des spécificités de chaque tranche d’âge de nos élèves, des programmes… mais aussi de nos collègues et de leurs compétences informatiques. Ce qui suit sera, sans tabou, la manière dont nous avons pris en main ce problème.

1. Mettre en place un canal de communication

Cela est apparu comme une évidence: on lance un serveur Discord. Yves est un utilisateur habituel de ce canal, pour ma part je ne l’ai jamais vraiment utilisé. Shirin la découvre. Mais c’est la plateforme idéale: des salons de chat écrits et vocaux. C’est aussi le canal que mes élèves et moi avons choisi pour rester en contact, car c’est une plateforme qu’ils utilisent.

On s’est rapidement mis en vocal. En effet, cela permet d’échanger vocalement tout en libérant le clavier pour travailler, prendre des notes, et avancer dans le projet.

2. Définir les axes principaux

Comme point de départ, nous avions quelques idées griffonnées:

A partir de là, l’objectif a été de dégager les axes principaux, à savoir les questions auxquelles nous allons devoir apporter des réponses. Définir ces axes va permettre aussi de définir les priorités et donc dans quel ordre les traiter:

Voici donc l’ordre dans lequel nous avons défini le traitement de ces axes:

En résumé:

  1. La logistique: quel matériel à disposition. De quoi disposent les enseignants? Et les élèves?
  2. La communication: quels canaux de communication allons-nous mettre en place entre les enseignants et entre les enseignants et les parents/élèves.
  3. Le choix des logiciels/plateformes.
  4. La formation des enseignants à l’utilisation de ces outils.
  5. Enfin, nous devons garantir autant que possible la protection des données des élèves.

La réponse donnée à chacun de ces points va avoir des conséquences sur les points suivants. Il est donc capital d’avoir une réponse claire avant de passer au point suivant. Cela évite de se disperser dans toutes les directions.

3. Gérer l’équipe

Gérer une équipe de geeks, à distance, ce n’est pas donné à tout le monde. Surtout qu’en général, c’est souvent le bordel dans nos têtes. On peut heureusement compter sur les compétences organisationnelles d’Yves pour cela. Il a été formé à la gestion de crise et est volontairement très cadrant. Avec un peu de recul, il est capital qu’un membre de l’équipe ait ce rôle de modérateur et que les autres acceptent ce recadrage. Il faut impérativement laisser les ego au vestiaire et agir avec méthode.

4. Rassurer les enseignants

[Note: cette partie a été rajoutée après la réouverture des écoles]

Le vendredi, dernier jour d’école, nous avions senti une angoisse forte parmi les enseignants, avant l’annonce de la fermeture. La situation était tendue. Dès lors, l’une de nos premières actions, avant de communiquer avec les enseignants, a été de choisir un référentiel positif et rassurant. Comme on partait (littéralement!) à l’aventure, on a décidé de le faire sous l’image des Cités d’Or, et de ses trois héros. Il n’y a rien de puéril derrière cela, mais plutôt une petite « astuce psychologique »… C’est un dessin animé qui a marqué positivement l’enfance de la plupart des enseignants. Ce faisant, on posait un cadre rassurant et connu, en ajoutant une touche d’humour décalé. C’était à la fois un appel aux enseignants pour embarquer dans l’aventure, tout autant qu’un « doudou » rassurant. Pendant 6 semaines, nos visages devenaient nos avatars. Nos interactions sociales n’étaient qu’en ligne. Il fallait donc que le « visage » que nous offrions soit le plus positif possible.

Liseuse électronique: lettre à l’école de ma fille

Sommentier, le 8 janvier 2019


Mesdames,


Ma fille, Amélie, est une très grande lectrice, au point d’avoir épuisé la bibliothèque scolaire et de nous avoir valu des achats très importants en librairie et sur Amazon. Ma femme et moi sommes aussi de très grands lecteurs. Nous avons abandonné l’achat de livres physiques au profit des livres électroniques (ebooks), lus sur des liseuses, faute de place pour continuer à stocker nos livres. Amélie se trouvant devant le même problème, nous lui avons acheté une liseuse de qualité, de marque Kobo. La plupart des bibliothèques permettant un emprunt d’ebooks, nous avons maintenant de quoi alimenter sa curiosité.


Ce soir, Amélie m’a dit qu’elle avait pris sa liseuse à l’école, afin de pouvoir continuer son livre. Si, pour ma part, je n’y suis pas opposé, je l’ai rendue attentive au règlement de l’école qui stipule que: « L’utilisation de matériel électronique de télécommunication et de divertissement est strictement interdite dans le périmètre scolaire et dans les bus.« 

Nous avons pu prendre un moment pour discuter ensemble de ce règlement et de son côté très flou dans la définition des appareils interdits. Pour elle, la lecture est un divertissement. En tant que parent et enseignant, j’affirme que la lecture est de l’éducation. Qu’en est-il alors des appareils de photo, qui, s’ils sont électroniques, ne sont ni de télécommunication ni de divertissement? Avec Amélie, nous avons mis les points suivants en avant:

  • Une liseuse n’a pas de connexion à Internet via les réseaux de téléphonie mobile.
  • Si elle a une connexion WiFi, ce n’est que pour la synchronisation des livres et la mise à jour de la liseuse.
  • L’écran d’une liseuse est en noir et blanc et s’il permet d’afficher une page de livre avec une qualité bien supérieure à celle d’un livre de poche, sa réactivité ne permet aucun jeu.

Une liseuse ne sert qu’à lire.
La liseuse du modèle d’Amélie ne permet pas la lecture de fichiers audio.
Une liseuse est donc certes un appareil électronique, mais qui ne peut pas communiquer et qui, s’il est de divertissement, c’est par la lecture, tout comme un livre. Or, je ne conçois pas une école qui interdise les livres. J’ai donc promis à Amélie de vous écrire cette lettre, afin de pouvoir clarifier la situation, ce d’autant plus qu’elle s’inquiète pour le camp de ski. Je l’ai prévenue que ce faisant, une décision serait prise par l’école et que si, comme d’autres de ses camarades, elle a jusqu’ici pu bénéficier de la libre appréciation des enseignants concernant l’usage de liseuses, elle court le risque d’avoir une règle ferme, qui peut lui être défavorable. Amélie se conformera à la décision de l’école.
En tant que parents, et bien qu’attachés à l’objet livre, ma femme et moi avons fait le choix de la liseuse (de qualité) pour notre fille pour les raisons suivantes:

  • Taille et poids réduits.
  • Ecran e-ink de qualité qui permet un affichage bien meilleur que celui d’un livre de poche imprimé, avec parfois même un meilleur contraste.
  • Possibilité de choisir sa police et d’adapter la taille des caractères pour une lecture agréable.
  • Eclairage incident doux (comme celui d’une lampe sur une page) et pas rétroactif (au contraire d’un smartphone ou d’une tablette), avec filtre anti-lumière bleue la nuit.

En tant qu’enseignant spécialiste MITIC et auparavant en charge de l’équipement informatique des élèves DYS pour mon école, je peux ajouter que la liseuse est un outil de lecture parfaitement adapté pour l’éducation, car:

  • Une liseuse est fine. Il n’y a donc pas l’effet de peur et de découragement de certains enfants devant l’épaisseur de certains livres.
  • La liseuse adapte la forme du texte à l’élève. Pour certains, avoir une grande écriture est rassurant.
  • Les liseuses permettent de choisir des polices pour dyslexiques (OpenDyslexic, par exemple), de modifier l’écart entre les lettres, les lignes et les mots, afin d’adapter le texte aux besoins de chaque élève.

En conséquence de quoi, Amélie et moi vous demandons de bien vouloir formellement autoriser (ou pour le moins tolérer) les liseuses équipées d’écran e-ink en noir et blanc, dans la mesure où elles ne peuvent servir que pour la lecture. J’ajoute que je suis conscient du fait qu’une liseuse est plus onéreuse et plus fragile qu’un livre. C’est la raison pour laquelle nos liseuses sont assurées. Je prends l’entière responsabilité en cas de perte ou de dégât, et décharge par conséquent les enseignantes et l’école de toute responsabilité à ce sujet.

J’ai la ferme conviction que la lecture et l’écriture sont la plus grande conquête de l’Humanité. Elles lui ont offert la connaissance, la culture, la philosophie, les mathématiques, la physique et donc la Lune. Le contenu importe plus que le contenant. La liseuse n’est que l’itération moderne des tablettes d’argile mésopotamiennes. Quand Amélie a visité la réplique de la grotte Chauvet, avec les reproductions de l’expression d’hommes ayant vécu il y a plus de trente millénaires, elle s’est retrouvée face au livre primal. Aujourd’hui, son livre est d’un format plus pratique, mais possède tout autant de poésie, d’imagination et d’évasion.

En vous remerciant par avance de bien vouloir autoriser les élèves de l’école à apporter et utiliser une liseuse, je vous prie, Mesdames, d’accepter mes salutations les meilleures.

[EDIT 20 janvier 2019]

J’ai eu une réponse de la responsable d’établissement. Réponse tout en nuance et argumentée. Voici le résumé:
Les liseuses (donc de type e-ink) sont autorisées à l’école et dans les bus, sauf:
– A la récréation qui est un moment de jeu et de partage.
– Pendant les camps, qui sont des moments de vie en communauté.

C’est un oui, mais.

La réponse est pour moi claire, de même que les exceptions. Ces dernières ont été justifiées. Je m’y conforme d’autant plus volontiers que les enseignants emporteront une caisse de livres de la bibliothèque au camp.

Ma fille pourra donc prendre sa liseuse en classe pour les moments d’occupation libre. La liseuse est sous ma responsabilité. Et cela a permis une leçon d’éducation citoyenne à ma fille.

Robot Sphero SPRK+ et pédagogie

Après avoir découvert et essayé le petit Sphero Mini, intéressons-nous maintenant à son grand frère, le Sphero SPRK+ (se prononce spark).

La différence de taille est notoire: le Sphero Mini a la taille d’une balle de ping-pong alors que le Sphero SPRK+ a la taille d’une balle de baseball.

Enfin, le Sphero SPRK+ est constitué d’une coque en polycarbonate dure et transparente qui ne peut pas s’ouvrir. Cela rend le Sphero étanche. Si le polycarbonate résiste bien, il se raie quand même.

L’intérieur du Sphero SPRK est plus sophistiqué que celui du Mini. Il faut dire qu’il y a plus de place.

Vous vous souvenez des tortues Logo? Ici, voici Seymour Papert, à l’origine du langage LOGO et en tant que tels des robots pédagogiques:

Regardez la tortue: elle est elle aussi transparente. Tout comme la dernière version du robot Bee-bot. Le précédent était jaune.

Tout comme le Sphero 2.0 est blanc.

La transparence indique donc que le Sphero SPRK+ est destiné au marché de l’éducation.

L’app Sphero Edu est néanmoins aussi compatible avec le Sphero 2. Dès lors, on peut utiliser le Sphero SPRK+ comme base d’apprentissage de la programmation. Et l’app permet de programmer soit avec une sorte de Scratch, soit en JavaScript. Le passage de l’un à l’autre est du reste transparent; on peut commencer à programmer avec l’interface visuelle, puis voir ce que cela donne en JavaScript!

Ainsi, voici le même programme (se déplacer en carré, avec une boucle), tantôt en version graphique, puis en JavaScript.

Interface graphique de programmation du Sphero

Interface de programmation en JavaScript pour le Sphero

Et par rapport au Sphero Mini, ce sont beaucoup plus de capteurs dont on a accès aux données sous forme de fichier .csv et de graphiques:

  • Emplacement
  • Orientation
  • Gyroscope
  • Accéléromètre
  • Vélocité
  • Distance

Et il est possible de jouer avec tout cela. Y compris dans l’interface graphique. Voici ce à quoi on a accès:

 

Autant dire qu’on en a pour un moment avant de faire le tour. On a des possibilités, au niveau de l’interface graphique, aussi riches qu’un Mindstorms ou un Mbot ou tout autre robot se programmant avec Scratch.

Mais n’oublions pas un élément important: les Sphero ne peuvent être exploités qu’avec des tablettes et smartphones. L’avantage est la très grande rapidité de mise en oeuvre et l’hypermobilité. À condition d’avoir des tablettes…

EnregistrerEnregistrer

Remplacement du 25 septembre

Indications pour mes élèves:

  1. Se rendre sur cette page: https://arduino.education/?page_id=15.
  2. Télécharger le cours ET les codes.
  3. Ouvrir le cours à la page 15 et lire la théorie jusqu’à la page 20.
  4. Ensuite, réaliser le circuit à la page 21 et ouvrir le logiciel Arduino.
    1. Prendre une résistance de 220Ω et une Led rouge dans la valise rouge.
    2. Attention au sens de la LED (à contrôler sur la page 16).
  5. Ouvrir le code 1 dans le logiciel Arduino. Une fois l’Arduino connecté au Mac, aller dans le menu « Outils/Type de carte » et choisir « Arduino/Genuino Uno ». Dans le même menu, choisir le port qui contient « usbmodem ».
  6. Envoyer le code.
  7. Lire ensuite les pages 24 à 27 et modifier le code selon les exemples.
  8. Si terminé, commencer le montage de la page 28.

 

[Imprimante 3D] Ultimaker Extrusion Upgrade Kit: comment transformer une Ultimaker 2 en 2+

Ceux qui utilisent une imprimante 3D Ultimaker 2 ont remarqué qu’elle est maintenant vendue sous la dénomination Ultimaker 2+. Il s’agit en réalité d’une évolution majeure. On y trouve un nouvel extrudeur, corrigeant les faiblesses de l’ancien (qui a tendance à patiner), un système de fixation de la vitre sur le plateau chauffant qui ne nécessite pas d’outil ou de se casser les ongles pour retirer la vitre et enfin une nouvelle tête d’impression avec un refroidissement optimisé. Mais cette tête est surtout équipée de l’Olsson Block, une invention d’un membre de la communauté Ultimaker. L’Olsson Block permet de changer les buses de l’Ultimaker pour d’autres avec un diamètre différent. On peut ainsi imprimer avec des buses de 0.25mm (impression de grande finesse), 0,4 (buse actuelle), 0.65 et 0.8mm pour du prototypage rapide. Surtout, en cas de buse bouchée, le démontage est extrêmement simple: il suffit de la dévisser.

Ultimaker a eu la bonne idée de vendre un kit d’extension pour transformer une imprimante 3D Ultimaker 2 en 2+. Le kit est onéreux (570 CHF, disponible à la CADEV), mais il est très complet:

Une fois le carton ouvert, on constate qu’on va avoir du travail pour mettre en place le kit…

On trouve un nouvel extrudeur, avec (enfin!) un levier pour débloquer le filament.

Une nouvelle tête, avec des ventilateurs disposés autrement.

Et enfin, les buses interchangeables (la 0.4mm est déjà montée sur la tête).

On trouve en ligne un mode d’emploi en français pour monter le kit.

Après une heure de travail, l’Ultimaker 2 retrouve une nouvelle jeunesse. Il ne faut pas oublier de modifier les paramètres dans Cura et d’envoyer le nouveau firmware. Pour terminer, le tout dernier bénéfice est que l’agaçant petit ventilateur qui tourne en contenu derrière la tête d’impression avec un bruit qui dérange en classe est maintenant presque silencieux!

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer