Education aux médias: ressources

En cette ère d’alternative facts, outre une bonne relecture de 1984 et de Fahrenheit 451 (ce qui évite d’avoir à lire Technique du coup d’état), il est important d’apprendre à nos élèves à réaliser une recherche correcte et à critiquer ses sources; en particulier sur Internet.

Le Québec s’est penché sur la question et a mis à disposition d’excellents outils à travers ce site web: http://www.faireunerecherche.fse.ulaval.ca

On y trouve en particulier des affiches pour la classe:

Processus d’une recherche:

 

Et une sur la technique des 3QPOC pour évaluer un site web:

Très intéressant aussi, une grille d’évaluation d’un site web, disponible aussi au format Word pour que l’enseignant puisse l’adapter à ses besoins:

Les outils existent; il n’y a plus d’excuse pour ne pas apprendre à nos élèves à faire des recherches efficaces et critiques!


[MAC] Se passer des sessions distantes et faciliter les connexion aux serveurs/NAS

Mac OSX Server est en train de végéter et les sessions distantes de crever. Ce qui était à la grande époque une idée géniale, à savoir son environnement de travail entièrement sauvegardé sur un serveur et chargé lors de l’ouverture d’une session, est devenu un enfer. Il faut parfois 15 minutes pour que les élèves d’une classe arrivent tous à ouvrir leur session. Autant dire que cela condamne définitivement la technologie.

Il est possible de se connecter à ses dossiers partager, mais cela nécessite un cmd-K, de connaître l’IP du serveur et de sélectionner tous les dossiers désirés. Et cela implique surtout de ne pas cliquer sur la case « Conserver ce mot de passe dans mon trousseau ». Or, les utilisateurs ont souvent le réflexe de tout cocher… ce qui donne à tout le monde qui passe ensuite sur l’ordinateur l’accès au contenu des documents partagés. Plutôt fâcheux quand il s’agit de la session d’un enseignant avec toutes ses évaluations et les examens en préparation…

Bref, pour moi, c’est un risque à ne pas prendre. J’ai donc créé des petites applications avec Automator et un peu d’AppleScript:

Cette application se lance au démarrage de la session. L’utilisateur est alors invité à entrer son nom d’utilisateur:

Ensuite, il entre son mot de passe:

Le script se charge alors de se connecter au serveur, de s’authentifier, sans risque d’enregistrer le mot de passe, et enfin de monter le dossier partagé de l’utilisateur ainsi que le dossier partagé commun « Ecublens ».

Voici ce qui se cache derrière le script:

on run {input, parameters}
	set username to text returned of (display dialog "Entrer votre nom d'utilisateur " with title "Connexion au serveur" with icon stop default answer "")
	set pswd to text returned of (display dialog "Entrer votre mot de passe " with title "Connexion au serveur" with icon caution default answer "" with hidden answer)
	
	set sfiles to "afp://" & username & ":" & pswd & "@10.90.145.5/Ecublens"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
	set sfiles1 to "afp://" & username & ":" & pswd & "@10.90.145.5" & "/" & username
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles1
	end tell
	
	return input
end run

La partie set sfiles to « afp:// » & username & « : » & pswd & « @10.90.145.5/Ecublens » Permet de s’authentifier et de se connecter à l’IP du serveur, pour monter le dossier partagé Ecublens.

La partie set sfiles1 to « afp:// » & username & « : » & pswd & « @10.90.145.5 » & « / » & username permet de s’authentifier, de se connecter au serveur pour monter le home directory au nom de l’utilisateur.

Dans Automator, on demande à l’ouverture la création d’une application. Il suffit ensuite de trouver l’action Exécuter un script AppleScript et d’y coller le script:

Une fois terminé, pour ma part, je fais un export et je signe l’application avec mon ID de développeur Apple. Cela permet à Mac OS d’identifier l’application comme fiable.

 

Dans les collèges primaires, j’ai mis en place un partage de fichier avec un NAS Synology dans chaque collège. Le script est presque le même:

 

on run {input, parameters}
	set username to text returned of (display dialog "Entrer votre nom d'utilisateur " with title "Connexion au serveur Croset" with icon stop default answer "")
	set pswd to text returned of (display dialog "Entrer votre mot de passe " with title "Connexion au serveur Croset" with icon caution default answer "" with hidden answer)
	
	set sfiles to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5/Croset"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
		set sfiles to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5/Eleves"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
	set sfiles1 to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5" & "/" & "home"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles1
	end tell
	
	return input
end run

On constate néanmoins une différence de taille: avec un NAS Synology, le home directory de l’utilisateur s’appelle home, ce qui se retrouve dans le code set sfiles1 to « smb:// » & username & « : » & pswd & « @10.89.157.5 » & « / » & « home ».

Je l’avoue, c’est pas très propre, comme méthode; mais c’est efficace et à la portée de tous!

Ceux qui veulent bidouiller les applications (à ouvrir dans Automator) peuvent les télécharger à cette adresse: http://www.ecub.info/?page_id=1481


[ASTUCE MAC/PC] Récupérer un fichier audio corrompu

Voici encore une astuce « made in Radiobus« . Il arrive parfois que l’on se retrouve face à un fichier audio corrompu et illisible. C’est d’autant plus embêtant quand il s’agit d’une interview réalisée par des élèves. Alors avant de renvoyer les élèves interviewer à nouveau la personne, voici une petite astuce qui permet dans certains cas de récupérer un fichier audio corrompu et illisible.

Voici un fichier audio, issu d’un enregistreur numérique Roland et corrompu. Impossible de le lire ou de l’ouvrir.

Lorsqu’on réalise un cmd-i dessus, afin d’avoir un peu plus d’informations, on se rend compte que le fichier fait 40 Mo. Il y a donc quelque chose dedans! Cela peut être du bruit blanc, mais cela peut aussi être l’interview recherchée.

Le fichier est correctement reconnu comment étant au format Audio Waveform, avec un taux d’échantillonnage de 44100 Hz en 16 bits. C’est plutôt encourageant.

Au RadioBus, nous avons l’habitude de travailler avec Amadeus. Le logiciel est payant et assez cher, mais il gère une grosse quantité de formats audio. Dans ce cas, rien à faire.

Essayons donc avec du lourd: import dans Logic Audio Pro. Même résultat.

Voici deux méthodes qui ont fonctionné dans ce cas, les deux à base de logiciels open source.

Audacity

Audacity est un logiciel open source d’enregistrement et d’édition audio. Il est disponible à cette adresse: http://www.audacityteam.org

Disons-le tout de suite: pour un utilisateur Mac, habitué aux interfaces sobres et léchées, Audacity tient lieu du cauchemar.

Du reste, une ouverture du fichier corrompu dans Audacity n’a donné aucun résultat. Mais il y existe une fonction d’import très puissante: l’import de données brutes (RAW). Dans ce cas, le logiciel ne va pas trop s’embarrasser de regarder la cohérence de ce qu’il importe. Digne de la tradition du Far West, il importe et pose éventuellement les questions après. Cette fonction se trouve dans le menu Fichier/Importer/Données brutes (RAW)… Et là, cela fonctionne! Le fichier est parfaitement lisible. Il ne reste qu’à exporter au même format (ici du WAV) sous Fichier/Exporter l’audio… et choisir le format voulu.

 

VLC

VLC, c’est le couteau suisse audio/vidéo. Le logiciel est disponible à cette adresse: http://www.videolan.org

Si un fichier audio ou vidéo est lisible, il est pratiquement sûr que VLC sera en mesure de le lire. Contrairement à Audacity, dont l’interface semble être conçue pour décourager le néophyte, afin de rester entre « gens-qui-savent », VLC est très agréable d’utilisation. Il dispose en outre d’un module de conversion qui nous sera utile. Dans les faits, VLC arrive sans problème à ouvrir et lire notre fichier audio.

L’interview est donc bien là. Il reste à pouvoir la récupérer. Pour cela, dans VLC, il suffit d’aller dans le menu Fichier/Convertir / Diffuser… Une fenêtre demande alors de localiser le fichier à convertir ainsi que le format de sortie et l’endroit de sauvegarde.

Dans le cas de notre fichier, cela donne ceci:

Et une fois le fichier enregistré, il est parfaitement lisible et prêt à être travaillé dans GarageBand.

 



Oups!

Ah merde! Je suis mort et personne n’a pensé à me prévenir!


Optimiser la taille de ses vidéos avec Handbrake pour Mac

Voici une petite astuce offerte par le Radiobus: comment diminuer la taille de ses vidéos, sans sacrifier à outrance la qualité.

Dès qu’il s’agit de publier des vidéos sur Internet, par exemple sur Scolcast.ch, la taille des vidéos peut vite devenir un obstacle; en particulier lorsqu’on veut garder du full HD. Voilà une astuce toute simple pour réduire la taille des vidéos, tout en gardant une bonne qualité.

Premièrement, il faut télécharger le logiciel gratuit Handbrake.

Prenons maintenant une vidéo filmée avec un iPhone 6 et montée sur Final Cut Pro X. premièrement au format natif, on obtient un fichier de 4.09 Go.

Lors de l’exportation en 1080p, on obtient un fichier de 539 Mo:

On glisse alors le fichier 1080p directement dans Handbrake (ici avec les réglages d’origine) et on envoie la conversion:

Et on obtient enfin un fichier vidéo, de qualité pratiquement similaire, mais qui n’a plus qu’une taille de  157.3 Mo!

 

Pour comparer, voici le fichier directement exporté de Final Cut Prox X au format 1080: fichier FCPX 1080

Et voici le même après son passage sur Handbrake: fichier Handbrake

La différence se voit, mais reste minime. Or, le compromis taille/qualité offert par Handbrake est une excellente solution pour une publication sur Internet.

[EDITION 21 Fev]

Philippe Devaud, sur son blog Fri-Tic, présente la même astuce que moi… mais publiée 5 jours avant moi. Jolie coïncidence. Je lui rends donc l’honneur de la primauté. Il ajoute par ailleurs de cocher l’option Web optimized, afin de permettre un téléchargement progressif de la vidéo lorsqu’elle est destinée à être publiée sur un site web.


Vous êtes viré. Veuillez déposer votre main sur ce bureau avant de sortir.

Je lis dans un article de Futura Science que 8 employés belges de la société belge Newfusion ont accepté qu’on leur implante une puce RFID dans la main pour leur permettre l’accès aux locaux de l’entreprise. De la taille d’un grain de riz et très semblables aux puces implantées sur les animaux, ils existent maintenant en version plate et flexible.

Sans vouloir aborder ici les côtés éthiques, techniques, médicaux et de protection des données (et pourtant, il y en aurait à en dire), je m’interroge juste sur un point: quand vous êtes virés, on fait comment?

C’est bien joli de décider, à titre privé ou expérimental, de s’implanter une puce RFID (souvent réalisé par des piercer; les médecins n’étant pas très chauds à cela), mais quand c’est votre employeur qui vous le propose? Premièrement, la chose se fait hors cadre médical et légal. Et que se passe-t-il quand on vous met à la porte?
Il y a en gros trois solutions: on vous coupe la main (surtout probable si vous faites partie de la mafia ou des Yakuza). Ou alors on désactive le code de votre transpondeur et on vous laisse vous débrouiller avec ce que vous avez dans la main; à vous de faire les frais pour le retirer ou de subir d’éventuelles conséquences encore inconnues aujourd’hui, faute de recul) dans quelques dizaines d’années. Enfin, non seulement vous devez subir un licenciement, mais en plus une opération que votre employeur vous imposera, pour retirer l’implant… en espérant que dans ce cas, cela se fasse dans un milieu médical et pas dans l’arrière-boutique qui sent le cannabis du piercer qui vous l’a implantée…

Que l’acte de s’implanter une puce soit volontaire, par exemple pour payer ses consommations dans un club à la mode de Barcelone, parce que les habits qu’on porte n’ont pas de surface suffisante pour y intégrer une poche pour une carte de crédit, c’est une chose… Que ce soit un employeur, avec lequel vous avez une relation de subordination, qui vous le demande, c’est autre chose. D’abord, on ouvre les portes. Ensuite, on s’en sert pour payer son café à la machine (avec log de la consommation et des heures passées à boire du café. Enfin, si en théorie la portée de détection est courte, avec un bon émetteur-récepteur et l’antenne qui va avec, placés dans des endroits stratégiques, on pourra évaluer votre procutivité. Il reste enfin le cas de la criminalité. Pour entrer en fraude dans une entreprise, on pouvait voler ou copier des clés, extorquer des codes. Là, cela risque de devenir plus sanglant!

Pour comprendre tout cela, voici le patron de l’entreprise belge en pleine démonstration:


La neige? C’est quoi la neige?

28 décembre 2016 depuis la station spatiale internationale… on ne peut pas dire que ce soit très blanc!

Cliquez sur l’image pour une version en haute résolution. Source: Thomas Pesquet


Gérer visuellement l’occupation du disque dur de son Mac

Avec le passage des disques durs aux SSD, on a perdu en capacité de stockage ce qu’on a gagné en vitesse. Alors que j’avais l’habitude de remplir à raz-bord un disque d’1 To, me voici à me contenter d’un 500 Go. Et fichtre! Cela se remplit vite! Reste à savoir comment cela se remplit. Voici l’occupation de mon disque dur:

Cette image, je l’ai obtenue avec l’application gratuite GrandPerspective. Et c’est diablement instructif. Il suffit de se déplacer sur chaque point pour voir apparaître dans la barre d’état, au bas de la fenêtre, de quoi il s’agit. Ici, par exemple, l’énorme carré jaune est ma bibliothèque Aperture, avec toutes mes photos: 102 Go. Rien à modifier ici. Par contre, voilà qui est très intéressant:

NetNewsWire est un lecteur RSS que je n’utilise plus depuis des années. Et son cache, contenant des milliers de petits fichiers est toujours là, pour un total de 13.09 Go de données…

Voilà un logiciel bien mal fichu, qui gaspille de l’espace disque pour rien! Allez hop! Poubelle! Il suffit de cliquer sur Reveal pour afficher l’un de ces petits fichiers dans le Finder, puis de remonter l’arborescence jusqu’au dossier de cache.
Il est aussi possible de modifier les couleurs en fonction du type de fichiers, des dates de créations, du dernier accès… ainsi, cela permet de découvrir des antiquités oubliées, et plus utilisées depuis des milliers de jours, comme ici en vert:

Au final, ce sont plusieurs dizaines de Go d’espace sauvé. Mais il faut être prudent et savoir ce qu’on supprime.


La Suisse, îlot de cherté

On n’arrête pas de parler de l’îlot de cherté suisse. Il faut y vivre pour comprendre que ce n’est pas un mythe.

Exemple, avec cette offre: prix normal: 59.-. Offre spéciale: 29.-. En réalité, le prix est de 34.-, puisqu’il y a encore 5.- de frais de port.

Bon, un petit tour sur un site chinois me rapporte un prix de 5.78$, soit 5.75 CHF… frais de port+douane compris.

A un moment donné, je veux bien comprendre que les frais sont supérieurs pour un magasin suisse. Mais quand il s’agit d’un shop online, qu’est-ce qui peut bien expliquer que le prix vendu en Suisse soit dix fois supérieur?


Vis ma vie d’enseignant

« Décrivez une journée-type de votre travail »

Comment dire… après avoir mis en panne un téléphérique hier, j’ai participé, ce matin, au montage d’une antenne FM en montagne, dans la neige par -15°C et à l’installation d’un émetteur FM dans une cave, avant de regagner la base, entourée de gros ballons de toutes sortes, tout en suivant l’interview d’une conseillère d’Etat et en cherchant un bouvier et son boeuf. Bref, la routine du boulot d’enseignant!

Incompatibilité d’humeur entre l’antenne et le téléphérique. Le divorce est inévitable.

C’est beau, un antenne dans la montage… c’est aussi glacial!

Une vraie carte postale!

Sur la photo: une cave d’un particulier squattée, un émetteur FM, un patron sympa, un modem 4G, une carte son et un Mac pour récupérer la webradio, avant de l’envoyer dans l’émetteur FM. Je vous laisse identifier qui est qui.

Retour à la base. Si la Semeuse est le café que l’on savoure, le RadioBus, c’est la radio qu’on écoute!

Et une Conseillère d’Etat devant les micros!

Le Valais envahit le Pays de Vaud. Au premier plan, il s’agit de mini-mongolfières, radiocommandées.

Ça se bouscule!

Tout gamin, je passais une semaine en février, chaque année, à Château d’Oex, pour faire du ski. Cette montgolfière a toujours accompagné mes vacances. C’est sympa de la retrouver dans un cadre professionnel, 30 ans plus tard.


Chauffe, Marcel!

Petite réalisation de la nuit, en urgence: un film chauffant avec commande thermostatique pour maintenir un émetteur FM placé en montage à température.

Boîtier imprimé cette nuit sur ma K8400; 7 heures d’impression. C’était un one shot; pas le temps d’en réimprimer un second en cas de problème. Heureusement, il est parfaitement ajusté.