Pas de rabais pour une mise à jour? Normal.

Je suis un fan inconditionnel, et depuis des années (probablement depuis la version 2) de Transmit, le logiciel de transfert FTP de Panic Software. Au fil des versions, j’ai payé quelques centaines de dollars à l’entreprise pour l’achat de son logiciel, puis pour les mises à jour.

Pourquoi payer quand il existe des alternatives gratuites (et suisses)? Peut-être par question d’habitude; je suis hyper à l’aise avec son interface; ses fonctions répondent à tous mes besoins. On a beau travailler dans un secteur de pointe, on est vite très conservateur avec ses outils de production. J’apprécie aussi son intégration avec l’autre logiciel-phare de Panic, Coda, avec lequel j’ai développé des dizaines de sites web.

Certes, aujourd’hui, je ne développe plus de sites web comme à l’époque. Je lance Coda moins d’une dizaine de fois par an; mais c’est toujours un plaisir de se retrouver devant son interface. Au bout d’un moment, c’est une question d’habitude. Ma maman faisait toute la comptabilité de l’entreprise de mon papa sur MacCompta. Cela doit faire 20 ans que mon papa est à la retraite et l’entreprise fermée, mais ma maman continue à acheter ses mises à jour de MacCompta et à faire sa comptabilité dessus. A un moment donné, ce sont des habitudes rassurantes.

Bref, il y a des années que je tourne sur la version 4 de Transmit. Avec l’arrivée de Mac OS Mojave, le passage à la version 5 devient nécessaire. Je télécharge la version démo gratuite durant 30 jours. Il fonctionne à merveille.  C’est du reste parce que l’App Store d’Apple ne permet pas d’offrir des démos que Panic l’a quitté.

Je vais donc sur le site de Panic, pour acheter ma mise à jour Transmit 4 -> Transmit 5. Et là:

Pas de mise à jour à prix réduit. Il faut payer le prix complet pour passer de Transmit 4 à Transmit 5. Explication: depuis 2010 (donc 8 ans!), toutes les mises à jour ont été offertes gratuitement. Transmit 5 est une évolution majeure. Donc merci de bien vouloir payer plein tarif.

Huit ans de mise à jour gratuite, dans le monde de l’informatique, c’est antédiluvien. Il y a 8 ans, un Mac portable, c’était ça:

 

Pour la petite histoire, on en était à Mac OS 10.6… Cela fait donc 8 ans de mise à jour gratuites. Cela fait 5.6$ par année.

A côté de cela, les grand éditeurs, Adobe, Microsoft, mais aussi Apple, poussent pour des abonnement annuels. Avant, je payais une fois 150.- pour cinq ans d’utilisation de Microsoft Office sur mon Mac. Maintenant, je dois payer 110.-/an. Ajoutez Photoshop et Illustrator passé en abonnement (très cher), un DropBox Pro professionnellement nécessaire, mais payé de ma poche (99$), un anti-virus qui tienne la route, un VPN, plus tous les autres logiciels et services sur abonnement. On est passé d’une économie d’achat (avec mise à jour volontaire) à une économie d’abonnement, beaucoup plus chère.

Quand on a acheté, dans ma famille, notre premier Mac (un Performa 600 CD, que je possède toujours, en parfait état de marche), ma maman a payé près de 1’000.- pour acheter Office. Je dois toujours avoir les dizaines de disquettes d’installation dans un coin. Ce logiciel était cher, car il n’avait pas de concurrent. Mais il a fonctionné durant des années, pour mes études, mais aussi pour la gestion de l’entreprise de mon papa. Il a été largement amorti.

L’abonnement va tuer le logiciel… ou provoquer un fort développement du logiciel open source! Rappelez-vous… avant OpenOffice, MS Office valait près de 1’000 CHF!

 


Quelle alternative à WhatsApp en milieu scolaire?

De (très) nombreux enseignants utilisent WhatsApp via un groupe de classe pour communiquer avec leurs élèves et faire de la gestion de classe. Par ailleurs, de nombreux enseignants utilisent WhatsApp entre eux pour s’échanger des informations sur les élèves (absences, souci de comportement…). Tout comme pour l’utilisation de DropBox, cela pose un certain nombre de problèmes légaux; en particulier dans la mesure où les données ne sont pas hébergées en Suisse ni soumises à un for juridique suisse ou à un accord spécifique entre la Suisse et l’entreprise. À cela s’ajoute enfin le fait que WhatsApp vient d’augmenter l’âge minimum dans la « région européenne » (qui inclut nommément la Suisse) pour l’utilisation de son logiciel de 13 à 16 ans. Sans exception. Mais aussi sans volonté claire de procéder à un contrôle de l’âge de ses utilisateurs.

Cela à cause (ou grâce) au nouveau règlement sur la protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur, et qui touche indirectement les citoyens suisses, souvent englobés dans l’Europe dans les conditions générales des entreprises. Or, le RGPD fixe à 16 ans l’âge auquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données à caractère personnel et donc accéder à des services demandant des données personnelles. Cela concerne pratiquement tous les services demandant une inscription, y copris de nombreux sites ou applications pédagogiques.

Il faut bien comprendre que l’usage de WhatsApp (mais aussi de DropBox) s’est imposé, en particulier pour cause d’absence d’alternative crédible mise à disposition par les départements de la formation. Sans système de gestion informatique des absences, en l’absence de cloud scolaire officiel et d’une plateforme d’échange entre professionnels simple à utiliser (à l’exception du mail d’Educanet2), ce sont des outils largement utilisés à titre privé qui ont pris place dans l’espace vide. Or si WhatsApp s’est imposé, c’est parce que c’était l’outil naturellement utilisé par les élèves à titre privé, mais aussi les enseignants.

S’il est encore possible de se passer de ces outils, il faut néanmoins constater que la numérisation de l’école les rend a minima pratiques, si ce n’est pas indispensable. Nous sommes ainsi de très nombreux enseignants à devoir payer de notre poche un compte DropBox Pro (99$/an) pour un usage professionnel.

En 2016, le préposé à la protection des données et à la transparence de Neuchâtel et Jura a publié un article sur l’usage de WhatsApp en milieux scolaire.Voici le point principal:

« L’utilisation de WhatsApp est déconseillée, mais les enseignants peuvent communiquer avec les élèves par ce service si l’ensemble de la classe l’utilise déjà, ou que ceux qui ne l’ont pas encore ne sont pas poussés à le faire. Dans tous les cas, il serait bien que l’utilisation soit préalablement accompagnée d’informations à propos des dangers de tels services au niveau de la protection des données personnelles. »

Entre-temps, WhatsApp a modifié ses conditions générales pour partager une partie de ses données avec Facebook, au point que ses deux cofondateurs, en désaccord avec Facebook, ont quitté le navire.

Cesla Amarelle est consciente de la problématique. Elle aborde le sujet dans cette interview (dès 5’30’’): Interview RTS. La Cheffe du Département n’interdit pas l’utilisation de WhatsApp (mais cette interview date d’avant l’interdiction de WhatsApp aux moins de 16 ans), si l’outil est cadré et maîtrisé par les enseignants. Elle privilégie très justement l’éducation à l’interdiction. En effet, avoir un groupe de classe implique que les élèves s’y comportent d’une manière correcte tout en suivant des règles imposées par l’enseignant. Cela aura encore plus d’effet si l’enseignant discute de ces règles avec les élèves et les explique.

Sébastien Fanti, le bouillonnant préposé à la protection des données du canton du Valais, incite les enseignants à abandonner WhatsApp au profit de Threema (https://threema.ch/). Il s’agit d’un logiciel de chat, tout comme WhatsApp, mais d’origine suisse, extrêmement crypté et dont toutes les données sont hébergées en Suisse. Le hic: l’application vaut 3.-. Il existe une version Pro, avec un tarif éducation. L’application est alors gratuite, mais il faut payer 9.- par élève et par an… M. Fanti ne précise pas qui doit payer. La solution est néanmoins extrêmement intéressante.

Une chose est certaine: la rentrée scolaire prochaine se fera sans WhatsApp. J’ai cherché quelques alternatives à WhatsApp pour le milieu scolaire et j’en ai fait un tableau récapitulatif:

Lien vers le tableau au format PDF: http://mitic.education/wp-content/uploads/2018/06/Comparatif_chats-1.pdf

 

Si Telegram est très largement utilisé au niveau mondial (200 millions d’utilisateurs), son histoire, son financement, son lien avec les milieux d’activisme politique en fait un outil politiquement délicat pour une institution scolaire; et ce malgré sa grande facilité d’utilisation.

Signal a l’avantage d’un code open source et de la caution d’Edouard Snowden. Tout comme Telegram, il est gratuit, multi-plateforme et simple d’utilisation. Par contre, tout comme Telegram, impossible de l’utiliser sans numéro de téléphone.

Il nous reste donc les deux régionaux de l’étape; Wire et Threema; avec une différence de pointe: Threema héberge ses données en Suisse et son app est payante (sauf dans le cas d’un plan payant annuel spécial éducation). Wire héberge, elle, ses données sur des serveurs européens. Cette entreprise ne semble du reste n’avoir qu’une adresse juridique et fiscale à Zug. L’équipe de développeurs, elle, semble être aux USA.

Au final, la meilleure solution semble être l’une de ces deux entreprises; avec une préférence personnelle pour Threema, à condition de trouver le financement nécessaire. Et c’est là le nerf de la guerre. Quel sera le choix laissé aux enseignants, entre l’interdiction totale, la plateforme imposée et une indépendance payée au prix fort.

Il reste une toute dernière alternative; à savoir une solution cantonale créée et hébergée en interne. Si une telle solution devait être choisie (et imposée), j’attire l’attention sur plusieurs points: actuellement, les ressources humaines dévolues à une telle solution seraient bien plus utiles sur d’autres fronts MITIC. Les ressources financières pourraient être allouées pour un prestataire extérieur sous contrat, comme cela serait le cas de Thremaa. Ce dernier supporte aussi les investissements nécessaires dans l’infrastructure et le développement. Sans compter que c’est aussi lui qui sera légalement responsable en cas de problème. Développer une solution interne signifie développer aussi des app devant être compatibles avec une multitude d’appareils. Enfin, une solution technologique a toujours plus de chance d’être largement et facilement adoptée lorsqu’elle est imposée, quand elle fait partie des outils déjà utilisés à titre privé. Pourquoi réinventer la roue?

 

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Soutenez Edurobot!

Edurobot a besoin de vous! Si vous appréciez le site http://edurobot.ch, son cours Arduino sur http://arduino.education, les cours sur l’impression 3D et l’aide fournie tout au long de l’année, vous pouvez me soutenir dès 1$/mois en participant à Patreon: https://www.patreon.com/edurobot.

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Présentation des studios de télévision du RadioBus

Le RadioBus met (gratuitement!) à disposition des écoles vaudoises deux studios de télévision, y compris avec fond vert (greenscreen) pour y faire de l’incrustation en direct!

Afin de faire découvrir cet outil incroyable, ma collègue Pauline m’a donné un petit coup de main pour présenter le projet. Je vous laisse découvrir ce que cela donne.


 


[Livres] Sylvia présente : Super Projets Arduino

Il n’est pas commun qu’un livre sur Arduino soit écrit par une jeune demoiselle. Mais ce n’est pas n’importe quelle demoiselle; Sylvia est déjà une figure reconnue dans le mouvement maker. Ce petit livre, très coloré, superbement illustré, s’adresse clairement aux enfants; mais les adultes débutants sur Arduino y trouveront tout autant leur compte. Comme le titre l’indique, il ne s’agit pas d’apprendre à programmer sur Arduino, mais d’approcher ce monde avec de petits projets qui, mine de rien, vont parfois assez loin. Une réussite.

Sylvia présente : Super Projets Arduino

Sylvia Todd

Editions: First Interactive

ISBN: 978-2412023891

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Alternatives à l’ADSL via la 4G: le point de la situation en Suisse

Introduction

Durant plusieurs années, face à des débits médiocres de l’ADSL dans ma commune (4Mbps), j’ai profité de l’option Multisurf de l’opérateur Salt; à savoir une seconde carte SIM uniquement data, mais illimitées, pour 10.-/mois, en plus de mon abonnement chez eux. J’utilisais un modem fixe Huawei. Pour ceux qui n’avaient pas d’abonnement chez Salt, il y avait parfois des offres à 19.-/mois pour du tout illimité. Si on était prêt à passer l’exécrable et minable service client et après-vente de Salt, c’était une excellente alternative. Je connais de nombreuses personnes qui en profitent ainsi. Aucune offre Internet n’était aussi avantageuse, avec de tels débits.

 

Mais…

Avec le temps, les débits sont devenus de plus en plus variables chez moi (et toujours meilleurs dans le coin de montagne reculé du chalet). Dans le même temps, ma région, normalement couverte par la 4G, disparaissait des cartes de couverture Salt. Sans explication. Pourtant je reçois toujours la 4G.

Aujourd’hui, je suis passé au VDSL, nouvellement installé dans ma commune. Mais j’ai gardé mon abonnement Multisurf à 10.-/mois. Il n’existe en effet plus chez Salt. Donc je le garde comme alternative.

Au RadioBus, nous utilisons deux connexions 4G avec les mêmes modems Huawei; l’un sur Swisscom (données limitées) et l’autre en prepay Salt (données illimitées pour max. 2.-/jour) en sauvegarde quand on dépasse le plan de données Swisscom… où quand le réseau Swisscom n’a pas assez de débit. Expérience intéressante: en plusieurs endroits, nous avons dû passer par Salt, car le débit de Swisscom n’était pas suffisant.

Alors…

Quelles sont aujourd’hui les alternatives par la 4G à l’ADSL?

Chez Swisscom:

Swisscom n’offre pas de possibilités de connecter son réseau domestique à Internet via la 4G à un prix décent. L’abonnement mobile illimité coûte en effet 90.-/mois. A noter qu’avec un abonnement à Internet ADSL (60 à 80.-/mois tout de même), Swisscom propose dans certains cas gratuitement un « Internet-Booster« , à savoir un modem 4G qui se connecte au modem ADSL afin de permettre d’augmenter le débit.

Chez Sunrise:

Sunrise propose un Internet mobile illimité pour 49.-/mois. Mais c’est du côté de Yallo, sa filiale low-cost que se trouve l’offre la plus intéressante: Yallo Go! XL, soit un modem fixe et un abonnement 4G données illimitées pour 39.-/mois pour un abonnement de 24 mois. Ce qui est intéressant, c’est le droit de retour sans condition pendant 7 jours. Cela laisse le temps de tester les débits avant de s’engager pour deux ans.

Enfin, il faut savoir que Sunrise offre une carte PrePay qui permet d’avoir des données illimitées pour un maximum de 2.50.-/jour. C’est idéal pour une maison de vacances.

Chez Salt:

Les tarifs pour une connexion données illimitées sont chez Salt de 35.-/mois. Mais Salt fait très régulièrement des actions (actuellement: 19.95.-/mois pour une durée d’abonnement de 2 ans). L’abonnement Multi surf conjoint à un abonnement de téléphonie mobile à 10.- n’existe plus, mais il y a aussi régulièrement des actions (c’est le cas en ce moment avec le retour de l’offre à 10.-/mois).

Salt propose aussi une carte PrePay avec des données illimitées pour un maximum de 2.-/jour. En réalité, on peut même arriver à un tarif d’1.-/jour. En effet, l’achat d’une carte PrePay Salt coûte 10.-… avec 20.- de crédit de conversation dessus. Il suffit d’acheter une nouvelle carte PrePay tous les 10 jours. Mais cela reste fastidieux.

 

Conclusion

Aujourd’hui, Salt reste le plus avantageux pour une connexion à Internet 4G domestique… Sur le papier. Un modem 4G fixe coûte en effet 240.-. Sur un abonnement de deux ans, cela fait 10.-/mois. Donc, sans offre spéciale, le prix de la connexion de Salt est proche de celle de Sunrise. Or, un modem « fixe » 4G est impératif. Les petits modems MiFi sur batteries peuvent dépanner, mais leur portée WiFi est souvent faible, de même que leurs débits dès qu’on s’éloigne. Les modems 4G fixes sont, eux, équipés de ports Ethernet permettant la création d’un LAN domestique et souvent d’un réseau WiFi plus robuste, acceptant plus que les quelques appareils que permettent les petits modems MiFi.

Aujourd’hui, en comparaison à une connexion à Internet fixe ADSL, VDSL, câble ou FTTH traditionnelles, les tarifs des offres 4G de Yallo et Salt offrent une alternative souvent bien meilleur marché; et cela sans aucun besoin de câblage. Il reste le souci de la variation des débits, propre à la 4G, mais que l’on connaît aussi, dans une certaine mesure, avec les connexions traditionnelles.

 

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EtreCheck: l’ange gardien de vôtre Mac

Il y a peu, mon Macbook Pro est devenu particulièrement instable: redémarrages intempestifs, plantage du Finder,… J’ai un compte développeur et j’installe systématiquement les versions beta de MacOS fournies par Apple, pour anticiper un problème au niveau de mon infrastructure scolaire. Je me suis donc dit qu’il y avait un problème au niveau de la dernière version du logiciel. Or, en consultant les forums dev d’Apple, rien de similaire à mon problème n’apparaissait. Peu auparavant, j’avais installé et utilisé un logiciel très connu et réputé sûr de maintenance de Mac. Lors de l’installation, les conditions générales étaient en russe… étrange. No Avast, ni Bitdefender n’ont réagit.

Bref… il y avait quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark dans mon Macbook Pro.

 

Sachant qu’aucun de mes antivirus ne réagissait, par où commencer à chercher? La lecture des fichiers logs sont souvent illisibles pour le profane. Heureusement, il existe un petit programme canadien fait pour cela: EtreCheck. Il permet de faire 5 contrôles et rapports gratuitement sur votre Mac. La version illimitée coûte 20$.

Et là, des problèmes graves ont été détectés:

Le plus problématique, c’est le fichier sudoers modifié. Je l’ai remplacé par une version issue de mes backups. J’en ai profité pour régler plusieurs petits problèmes mineurs signalés dans les Problèmes légers. En particulier, j’ai constaté que les différents composants de BitDefender, l’un de mes antivirus, utilisait une quantité faramineuse de puissance processeur; et cela en continu. Si j’y ajoute un trafic de données quasi constant révélé par le logiciel Little Snitch, j’ai décidé à le désinstaller. Tant pis pour l’abonnement encore en cours; j’utiliserai Avast.

Une fois le ménage réalisé, mes problèmes ont disparu. Et je retrouve de la puissance en retour.

Conclusion: à part le fait que BitDefender a un réel problème de qualité, EtreCheck est un outil très intéressant pour régulièrement faire un diagnostic de son Mac. Il donne surtout des réponses et des conseils compréhensibles en français. Pour ma part, quand j’aurai à nouveau à intervenir sur un Mac, je passerai un coup d’EtreCheck avant de commencer.


Apple TV: l’anti-obsolescence programmée

Jusqu’à aujourd’hui, j’avais branché sur ma télévision une Apple TV de troisième génération; donc le modèle de 2012.

Elle a donc 6 ans. Et si elle ne supporte pas les toutes dernières technologies mises en oeuvre par Apple, elle faisait son boulot: accès à Netflix, à YouTube et à mes podcasts. Sans compter le streaming depuis AirPlay. Bref; 6 ans plus tard, ce petit truc d’Apple continue à faire son boulot. Qui parle d’obsolescence programmée? Je peux voir les contenus d’Arte et de Netflix sans problème avec.

Je l’ai remplacée par une Apple TV 4K de dernière génération. La 4K? Je m’en fiche; mon téléviseur Samsung a 7 ans et est full HD. Cela me suffit largement. En passant sur la dernière génération d’Apple TV, cela me donne accès à l’AppleStore spécifique pour l’AppleTv et à une centrale HomeKit pour l’équipement domotique prévu dans la maison.

Du reste, et sauf si vous vivez entourés de bobos au compte en banque très garni, regardez autour de vous: il y a de nombreux iPhone 4 et 4S encore en fonction. Selon une étude récente, la durée d’usage (qui n’est pas la durée de vie) des appareils iOS est de 4 ans. J’avoue que du temps glorieux des Natel C et Natel D, qu’on payait un prix de fou, aucun de mes appareils n’a duré aussi longtemps. Et là, j’avoue que je suis toujours sur un iPhone 6; et je ne compte pas en changer pour le moment. Pourtant, le modèle est sorti il y a 4 ans. 🙂

Oh, et qu’est devenue ma vieille AppleTV? Adjointe d’un téléviseur d’occasion payé une croute de pain et monté sur un support mural articulé, ainsi que d’un casque sans fil (à cause du bruit du foehn), elle sert à accompagner les très longues heures de toilettages de chiens que fait Carine, ma femme, dans le salon de toilettage de notre maison.

 

 

 

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De la carte à l’impression 3D du relief (partie 1)

Pour moi, une carte c’est un média. Elle fait donc partie des MITIC.

Minecraft, c’est génial pour développer la vision dans l’espace. Mais il ne faudrait pas oublier l’orientation dans le plan. Objectif: se repérer sur la carte, s’orienter et localiser les éléments connus (les amis, l’école, la gare…). Objectif secondaire: orienter la carte correctement selon les points cardinaux à l’aide d’une boussole.

Prochaine étape: lecture du relief sur la carte au 1:25000, avec l’aide de Google Earth et d’une impression 3D du relief local.

J’ai trouvé la maison de Yaëlle!


NordVPN: le don d’ubiquité

Vous avez sans doute déjà entendu parler de VPN. Cela signifie Virtual Private Network, donc un réseau privé virtuel. L’objectif de cet article est de vous expliquer pourquoi un service VPN va vous devenir rapidement indispensable. J’ai pris comme exemple celui que j’utilise: NordVPN. Je précise, par souci d’objectivité, que je ne suis pas sponsorisé par ce service…

Alors, un VPN, qu’est-ce que c’est?

Prenons le cas le plus simple: un ordinateur A et un ordinateur B. Ils peuvent communiquer ensemble via Internet. Mais les données entre les deux ordinateurs sont faciles à intercepter. On va donc les crypter. Mais même cela n’est pas sans risque. En effet, un système du type man in the middle peut tout à fait intercepter l’entier de la communication. En gros, il s’agit d’un ordinateur qui se place entre l’ordinateur A et l’ordinateur B et qui intercepte les communications. L’ordinateur A croit communiquer avec l’ordinateur B. Et l’ordinateur B avec l’ordinateur A. En réalité, ils communiquent avec l’ordinateur Man in the middle entre eux.

C’est ainsi que fonctionne le filtre de contenu que nous avons à l’école, sur le réseau Swisscom. Nos requêtes à Google ne sont pas transmises directement aux serveurs Google, mais elles sont interceptées par un serveur au milieu, qui va se charger de les analyser et de les filtrer. Les serveurs de Google ne sont pas bêtes et remarquent qu’il y a un truc bizarre. C’est la raison pour laquelle, si on veut utiliser les services de Google à l’école, il faut installer des certificats de sécurité… ou alors on utilise un VPN.

Reprenons nos ordinateurs A et B. On leur installe un logiciel VPN. Ce dernier va permettre une authentification sécurisée entre les deux ordinateurs et créer un tunnel de données complètement et fortement cryptées entre eux. Imaginons que les données soient interceptées, elles sont alors indécodables.

Le VPN est ainsi beaucoup utilisé en entreprise pour permettre à des ordinateurs distants (par exemple de commerciaux en déplacement) d’accéder à des ressources internes de l’entreprise, comme un logiciel de gestion de commandes ou de facturation.

 

Le VPN crée une sorte de tunnel cryptée par lequel transitent les données. D’un point de vue concret, l’ordinateur distant se retrouve dans le même environnement que s’il était dans l’entreprise. Et cela de manière sécurisée. Le chiffrage de la connexion est en effet très complexe.

Si maintenant le serveur sur lequel on se connecte en VPN a un accès à Internet, cela permet de contourner les éventuelles mesures de blocage, filtrage et surveillance rencontrés par l’ordinateur distant. Imaginons maintenant que ce dernier se trouve dans un pays à faible valeur démocratique ajoutée… une dictature, donc. Les connexions avec l’extérieur du pays sont fortement filtrées, surveillées et analysées. En effet, le pays contrôle l’infrastructure de télécommunication. Alors un VPN sur l’ordinateur distant permettrait de se connecter avec un serveur dans un pays démocratique; au hasard la Suisse. Il accéderait alors à Internet comme s’il se trouvait en Suisse. Mais entre la Suisse et la dictature, les communications sont fortement cryptées et sécurisées. C’est un outil qui permet ainsi à des employés de communiquer avec leurs entreprises sans crainte de l’espionnage industriel, à des journalistes de communiquer librement avec leur rédaction et de sortir des informations sensibles, ou à des opposants au régime de faire parvenir, avec un maximum de sécurité pour eux, des informations hors de leur pays. C’est pourquoi les VPN sont interdits dans certains pays, comme la Russie et la Chine, ce qui est un bon indicateur de l’ouverture démocratique de ces pays…

Mais pour nous, simples privés vivants dans un pays démocratique, à quoi peut nous servir un VPN?

Premièrement, cela permet de sécuriser les communications lorsque nous nous connectons avec un réseau WiFi public; dans un restaurant ou un aéroport, par exemple. Il suffit à une personne mal intentionnée d’être connectée au même réseau gratuit que vous pour « sniffer » le réseau et récolter les données qui y circulent. Il peut ainsi potentiellement récupérer certains de vos mots de passe; voir même accéder au contenu de votre ordinateur. En utilisant un VPN, même en étant connectées sur un réseau WiFi ouvert, toutes les connexions réseau passent par le tunnel de données et sont cryptées. Cela permet de sécuriser l’accès à sa plateforme d’ebanking lorsqu’on est en déplacement… ou simplement à son compte Facebook.

Deuxièmement, et vous l’aurez relevé si vous avez lu attentivement ci-dessus: on peut changer l’origine géographique de sa connexion à Internet. Combien de fois, en voulant regarder en replay une émission de France Télévision ou de la BBC, vous êtes-vous retrouvé devant ce message frustrant?

Ô rage! Ô désespoir!

Les VPN les plus performants permettent de sélectionner le pays du serveur avec lequel on va se connecter. Et le tour est joué!

Connexion en Macronnerie

Les frustrés de Netflix Suisse, devant le catalogue anémique, pourront, avec certains VPN, profiter du catalogue de Netflix USA ou de Netflix France.

Netfilx USA… ça nous change de Netflix Suisse

Attention: Netflix mène une traque active aux VPN. Ce qui fonctionne aujourd’hui peut cesser de fonctionner demain…

Un VPN nous donne ainsi le don d’ubiquité, puisqu’on peut être en Suisse, alors qu’en réalité on est connecté à Internet depuis l’Islande.

 

Comment choisir son VPN?

Il existe des services de VPN gratuits, mais ils sont souvent lents et peu sécurisés. En choisissant un service de VPN payant, on peut s’attendre à un certain niveau de service, une connexion assez rapide pour faire du streaming et enfin à une sécurité optimale. Il faut préférer un service de VPN qui ne conserve aucun log (traces) de connexions et qui soit si possible basé dans un pays démocratiquement sécurisé. Il vaut ainsi mieux éviter les compagnies américaines…

VyprVPN est ainsi un service suisse, mais relativement onéreux. Pour ma part, j’ai choisi NordVPN, qui est moins cher et qui surtout permet de protéger 6 appareils. Ainsi, les Mac, iPhone et iPad de la famille sont équipés.

La configuration est simple; il suffit de télécharger une application gratuite sur les store d’Apple. Ensuite, on peut choisir soit la connexion automatique (dans ce cas on se retrouvera souvent dans son propre pays), soit une connexion par pays.

La vitesse de connexion est vraiment rapide; à peine plus lente que la connexion sans passé par le VPN. C’est un réel avantage pour le streaming de vidéos.

Il faut aussi tenir compte des pays dans lesquels se trouvent les serveurs. Ainsi, AirVPN n’a pas de serveur en France; il n’est donc pas possible de faire passer sa connexion comme étant hexagonale.

Voici un comparatif de différentes solutions de VPN: https://www.techadvisor.fr/banc-essai/ordinateurs/meilleurs-vpn-3655723/

 

Enfin, pour approfondir le sujet:

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Soupe au pied de brocoli et pommes de terre

Il n’y a pas que l’informatique dans la vie, il y a aussi les brocolis. Et les brocolis, on aime ou on n’aime pas. Nous on adore. Mais il y a un problème: on n’en mange que la tête, mais on paie aussi le pied… au prix fort. Voici comme pirater un pied de brocoli!

Que faire alors? Voici une petite recette pour accommoder les pieds de brocolis en soupe, sans aucun apport de matière grasse.

Ingrédients:

  • 1 pied de brocoli
  • 2 pommes de terre (peut être remplacé par des poix chiches)
  • bouillon de légumes sans graisse
  • un oignon
  • une gousse d’ail
  • poivre
  • curcuma
  • herbes de Provence
  • A choix: une carotte et de la crème
  • Copeaux de gruyère AOC
  • Persil

Découper le pied de brocoli et les pommes de terre en petits morceaux. Mettre à cuire dans l’eau avec le bouillon et les épices.

Ajouter l’oignon et la gousse d’ail débités en lanières.

Laisser frémir durant 30 minutes.

Mixer le tout et ajouter à choix un peu de crème.

Dresser et servir avec des copeaux de gruyère AOC et saupoudrer de persil haché.

 

Alors plus d’excuses! Le pied de brocoli ne finit plus au compost! On peut aussi ajouter du porreau (poireau pour les non-Suisses), du céleri…. bref, on peut incorporer le pied de brocoli à une soupe aux légumes.

 

 

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[Livre] L’électronique pour les kids

Il est parfois difficile d’aborder et de faire comprendre les notions d’électricité et d’électronique aux élèves. C’est là que le livre L’électronique pour les kids vient apporter une approche intéressante: on ne s’embarrasse pas d’Arduino et de programmation.

 

Ainsi, presque l’entier du premier tiers du livre, soit la partie 1, est consacré à l’électricité. De manière simple et pédagogique, l’enfant comprend ce qu’est l’électricité. La seconde partie permet la découverte des différents composants électroniques au travers de petits circuits, dont certains sont soudés. Enfin, la troisième partie est une approche du monde numérique, mais par l’électronique. Et c’est cette partie, elle est géniale! On aborde les circuits logiques, le binaire…

Ce livre est à mon avis indispensable pour renouveler l’étude de l’électricité durant les cours de sciences, mais aussi un bon livre de référence pour les cours de programmation sur Arduino.

L’électronique pour les Kids

Øyvind Nydal Dahl

Editions Eyrolles

ISBN: 9782212118629

Lien sponsorisé sur Amazon

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