Liseuses Kobo: commment synchroniser ses ebooks via le cloud

Deux choses m’exaspèrent chez les liseuses Kobo: leur connectique micro-USB (heureusement depuis remplacée par de l’USB-C), capricieuse, qui ne fonctionne qu’une fois sur 10 quand on veut connecter sa liseuse à un Mac et qui est très fragile et l’absence de possibilité de pouvoir envoyer un livre sans fil sur sa liseuse alors qu’elle a le WiFi.

C’est maintenant de l’histoire ancienne grâce à une petite bidouille, qui permet de synchroniser la Kobo avec les principaux services de cloud (DropBox, GoogleDrive…) et de pouvoir envoyer les livres via un dossier partager. Il s’agit d’un petit script gratuit nommé KoboCloud et qu’on trouve ici: https://github.com/fsantini/KoboCloud. C’est redoutable d’efficacité.

Il s’agit par contre de bien suivre les instructions d’installation. Pour installer ce script, vous aurez besoin de faire afficher les dossiers cachés sur votre Mac. Voici la procédure:

Appuyez simultanément sur les touches Commande, Maj et point : [cmd] + [shift] + [.]

Quelle durée de vie pour un eBook?

Cela peut paraître paradoxal de parler de durée de vie pour un livre dématérialisé. Et pourtant! Les grandes bibliothèques d’Europe regorgent de livres vieux de plusieurs siècles. On a retrouvé des milliers de tablettes d’argile couvertes d’écritures cunéiformes issues de l’ancienne civilisation mésopotamienne. Et que dire des manuscrits de la Mer Morte et des stèles gravées de hiéroglyphes égyptiens ou précolombiens? Sans parler des grottes de Lascaux et de Chauvet. Bref, le contenant est parfois si durable que nous avons perdu la connaissance de la lecture du contenu.

Manuscrit de la Mer Morte

 

Je possède presque deux mille livres. En papier. Et le double en eBooks. Et là, je me pose une question: est-ce que dans 2’000 ans, l’Humanité sera encore capable de les lire, tout comme nous déchiffrons les manuscrits de la Mer Morte? Sachant que j’ai des données datant de 1995-2000 sur des cartouches SyQuest que je ne peux plus lire aujourd’hui, si je ne possède pas un lecteur SCSI et un Mac sous Mac OS 9, ainsi que son clavier et sa souris avec des ports ADB, je me pose la question. A l’époque, je sauvegardais mes données sur des cartouches EZ-135 de SyQuest. Un jour, mon lecteur est mort. Or, impossible de retrouver un autre lecteur dans le commerce. SyQuest a en effet fait faillite en 1998. J’ai toujours mes cartouches. Un jour, je mettrai peut-être la main sur le lecteur idoine.

Lecteur EZ-135 de SyQuest

 

Le problème n’est pas seulement l’accès physique aux documents. Aujourd’hui, avec le stockage dans le cloud, on peut espérer se passer d’un format d’accès physique à ses données. Le problème est logiciel. Les enseignants vaudois le savent bien: adeptes du génial ClarisWorks, puis d’AppleWorks, certains fichiers ne sont plus utilisables sur les ordinateurs récents.

Lorsque j’ai un ebook au format ouvert ePub, je suis à peu près sûr de pouvoir le lire sur la durée, d’un périphérique à l’autre. Le cas échéant, je suis aussi à peu près sûr de trouver un convertisseur pour transformer mes fichiers ePub vers le nouveau format qui va le supplanter. La simplicité du format ePub le rend durable, presque éternel. Aujourd’hui, je lis encore n’importe quel fichier .txt ou .rtf d’il y a 30 ans. Mais à partir du moment où des DRM entrent en jeu, c’est fini. Dès que la technologie d’autorisation de lecture sera désuète, ce sera fini. Alors que la plupart des DRM sont issus de l’univers Adobe, on va se retrouver comme tous ces sites et contenus en flash qui va devenir d’un seul coup obsolète et rapidement illisible lorsqu’en 2020, Adobe va abandonner le support de sa technologie.

Dès lors, je constate une chose: par rapport au livre papier, je paie le même prix pour un ebook sans DRM ou pour un ebook avec DRM. Dans le premier cas, j’ai un fichier informatique durable. Dans le second cas, la durabilité est tellement limitée que j’estime payer un service: un droit de lecture pendant 6-7 ans. Et je trouve cela inadmissible de vendre ce service au même prix qu’un fichier durable, que je pourrai transmettre à mes enfants, et eux, sans doute à leurs petits-enfants, tel un livre. Mes ebooks avec DRM, eux, dans 10 ans, ils seront très probablement inutilisables.

Je suis contre les DRM. Mais les epub vendus sans DRM sont maintenant quasi inexistants. Alors je veux bien payé un service en achetant un ebook avec DRM, mais de loin pas au même prix qu’un ebook sans DRM ou un livre physique. Si les maisons d’édition ne comprennent pas cela, ce sera la mort des livres numériques dès le prochain saut technologique. Dans les faits, les maisons d’édition qui imposent des DRM ne voient que les profits à court terme et scient allégrement la branche sur laquelle ils sont assis.

Dans l’attente, je n’ai qu’un conseil à donner: piratez vos livres numériques! Moi, il m’arrive très souvent d’acheter un livre numérique uniquement disponible avec DRM, de le jeter et de le pirater immédiatement après…

[Liseuse] Kobo Aura One: définitivement la meilleure liseuse

Des liseuses Kobo, j’en ai eu déjà 4 dans les mains, avec un peu de bonheur, quelques malheurs et de nombreuses morts subites. J’ai décidé de laisser une dernière chance à la marque et j’ai acquis une Kobo Aura One. Il y a longtemps que je voulais écrire un article sur mon expérience avec cette liseuse. Mais échaudé par tellement de pannes définitives (souvent pas prises par la garantie) dans les 6 mois après l’achat de la liseuse, j’ai attendu plusieurs mois avant de me mettre à rédiger cet article.

Reprenons les principales caractéristiques techniques qui font sa spécificité et voyons ce que cela implique sur l’expérience de lecture.

 

L’écran

L’écran de 7.8 pouces CARTA e-ink d’une résolution de 1872 x 1404 pixels, soit 300 dpi, est le plus grand disponible actuellement pour une liseuse. Dans les faits, cela offre une surface de lecture comparable à celle d’une page d’un livre de poche, mais avec une qualité de lecture bien supérieure à leur piètre qualité d’impression.

Son contraste est impressionnant; on se retrouve avec une écriture pratiquement noir sur un fond presque blanc. Bref, on a le tout haut de gamme de l’écran e-ink. A l’usage, et surtout quand on apprécie de lire avec de gros caractères, c’est très agréable d’avoir des lignes aussi longues. La justification du texte est alors beaucoup plus naturelle que sur une liseuse de petite taille. Revers de la médaille: ça consomme! L’autonomie par rapport à mes précédentes Kobo est clairement en berne. Le choix a manifestement été fait de ne pas alourdir à l’excès la liseuse avec une batterie trop importante. Cela se confirme avec cette photo de la Kobo Aura One, issue du site italien HDblog.it:

Source: HDblog.it

En zoomant sur la batterie, on constate qu’elle n’est plus que de 1200 mAh, contre 1500 mAh pour les modèles précédents (Glo, Aura H2O,…). Si la surface de la batterie est plus importante que sur les précédents modèle, elle semble par contre beaucoup plus fine. C’est manifestement le prix à payer pour la finesse de la liseuse, quand on la pas la capacité financière d’un Apple pour faire réaliser ses batteries sur mesure.

A cela, il faut ajouter que plus l’écran est grand, plus il lui faut de LEDs pour l’éclairer, ce qui réduite encore l’autonomie.

 

L’éclairage

Eclairer de manière uniforme de manière incidente un écran de cette taille est un gageur, à laquelle la Kobo Aura One s’en sort vraiment très bien. Toujours selon le site HDblog.it, l’éclairage est réalisé par 9 LEDS blanches et 8 LEDs RGB. Et c’est dans ces dernières que réside la grande nouveauté: le ComfortLight PRO. Il s’agit de la possibilité de moduler la couleur de l’éclairage en fonction de l’heure, afin de supprimer la lumière bleue qui empêche la sécrétion de mélatonine, nécessaire à l’endormissement. Or, soit par réglage manuel, soit automatique en fonction de l’heure, la couleur de l’écran va devenir toujours plus orangé, jusqu’à pouvant atteindre un rouge sombre.

Play

Cette fonction est clairement le plus grand avantage de la Kobo Aura One pour les lecteurs nocturnes, dont je fais partie. L’éclairage incident est déjà beaucoup plus confortable que la rétroluminescence des tablettes du style iPad, mais la combinaison lumière orange et la possibilité de régler la luminosité à un niveau très faible permet de lire très confortablement dans le noir total… sans déranger la personne qui dort à ses côtés.

A l’usage, je peux confirmer que ce n’est pas un argument marketing. C’est jusqu’à maintenant l’écran le plus confortable pour lire que j’ai pu tester. Petite touche de confort supplémentaire: contrairement aux autres liseuses Kobo que j’ai eues entre les mains, il n’y a pas de cadre proéminent autour de l’écran: celui-ci va d’un bord de la liseuse à l’autre. C’est vraiment confortable à l’usage et cela accroît l’impression de finesse. Mais attention: cela implique une fourre de transport pour ne pas l’abîmer.

 

L’étanchéité

Quand on a goûté une fois à une liseuse étanche, plus possible de s’en passer! Loin du gadget, c’est un vrai plus. Songez seulement à quel point certains d’entre-nous maltraitent leurs livres de poche: lecture dans le bain, au spa, dans des environnements tropicaux avec une humidité de 100%, à la plage, à la piscine, voire sous la pluie ou en plein brouillard écossais. Bref, partout où vous hésiteriez à utiliser votre iPhone, vous pouvez y aller avec votre Kobo Aura One (évitez quand même les saunas et hamams…). Expérience faite avec la Kobo Aura H2O, au retour de la plage, à Barcelone, pleine de sable, il m’a suffit de la passer sous un robinet d’eau froide pour la retrouver propre et nette. L’étanchéité, c’est la tranquillité d’esprit. Si la Kobo Aura H2O avait un petit cache de caoutchouc pour protéger les ports (ce qui me donnait une confiance relative en la chose, même jamais cela à toujours parfaitement fonctionné), la Kobo Aura One laisse son port USB à l’air… et à l’eau. Charge à l’utilisateur d’attendre qu’il soit bien sec avant de le brancher. Cela implique aussi la disparition du port micro-SD… Lorsque j’ai acheté ma première Kobo Aura H2O, j’ai directement pris une carte micro-SD de 32 Go… dans les faits jamais utilisés. Les 8 Go de la Kobo Aura One permettent largement de faire tenir 6’000 livres au format ePub. Moi, ma bibliothèque contient un peu plus de 3’000 livres. Je la gère avec l’excellent et indispensable Calibre. Sur la liseuse, j’ai en permanence une centaine d’e-books. Dans les faits, le port SD est superflus.

Pour en revenir à l’étanchéité, c’est devenu pour moi une condition sine qua non pour l’achat d’une liseuse.

La liseuse répond à la norme IPX8. Cela signifie qu’elle résiste à une immersion d’une heure à 2 mètres de profondeur, mais n’est pas protégé contre l’introduction de poussières. Cela paraît incongru. En réalité, la liseuse de Kobo n’est pas étanche; l’eau peut s’infiltrer, mais elle ne causera pas de dégâts, car la liseuse est protégée par un nanofilm de protection de la firme HZO.

C’est pourquoi la petite protection en caoutchouc a disparu. La Kobo Aura H2O était vraiment étanche. La Kobo Aura One est protégée contre l’eau et l’humidité. Est-ce que cela change quelque chose? Pour ma part, avec la Kobo Aura One, je me méfierais de l’eau de mer, salée. Après usage en milieu maritime, je la plongerais dans un grand bac d’eau claire.

 

L’ergonomie

La prise en main de la Kobo Aura One est excellente. Les gros défauts de la Kobo Aura H2O ont été corrigés. Cette dernière avait une surface arrière non plane qui, lors de transport en sac, exerçait des contraintes sur les bords de l’écran au point de le briser. Cela m’est arrivé une fois, naturellement pas pris en charge par la garantie. La liseuse avait 3 mois…

Ce problème a été réglé avec la Kobo Aura One, puis qu’on a un dos plat.

Ce dos est en plus doté d’un revêtement caoutchouté très agréable. Entre l’écran bord à bord et le dos, on corrige l’un des autres défauts de la Kobo Aura H2O, à savoir les traces de doigts qui marquaient toute la liseuse. La prise en main est vraiment excellente, qu’on soit droitier ou gaucher. Il n’y a qu’un seul bouton, qui sert à l’allumage, extinction, mise en veille.

Si l’interface, mise en place par la dernière mise à jour du firmware, est très décriée par la communauté Kobo, elle apporte néanmoins un outil qui me paraît indispensable pour tout appareil mobile: un verrouillage par un code personnel. Pour ma part, j’estime que le contenu de ma bibliothèque, qu’elle soit numérique ou physique, ainsi que mes lectures, sont des données particulièrement personnelles. Même s’il y a de fortes chances que Kobo sache tout de ce que je lis… même si les e-books ne proviennent pas de chez eux…

Voici ce qu’on trouve, sans surprise, dans les conditions générales de Kobo:

  • We may record information about Your usage, such as when and how often You use the Kobo Service as well as information You display or click on within the Kobo Service (including UI elements, settings, and other information.

Et tout aussi important:

  • We will collect, use or disclose Your personal information only with Your knowledge and consent, except where required or permitted by law or this Policy.

Kobo est une entreprise canadienne. Mais à quelles loi ou police répond-elle?

Un des moyens les plus simples de se protéger de divulgations d’informations personnelles est de désactiver la connexion WiFi de la Kobo et de gérer toute sa bibliothèque avec Calibre. Hors ligne. Et pour les plus paranoïaques (j’en connais…) ou aventureux, il est possible d’installer un firmware open source: https://github.com/koreader/koreader/wiki/Installation-on-Kobo-devices.

 

Quelques moins

Kobo est très radin et peu réactif au niveau de son firmware et de son interface. Au niveau outils, on n’a que le strict minimum; au mieux, un navigateur web minimaliste (à peine mieux que Mosaic, pour ceux qui l’ont connu…). Les dictionnaires sont minimalistes, les outils de prise de notes aussi. Aucune possibilité de synchronisation Dropbox. Bref, si au niveau matériel, on a du tout bon, niveau logiciel, on a du service minimum… limite foutage de gueule, vu le prix. Comparé à l’écosystème Amazon des Kindle, on est bien pauvre, même si la Kobo lit une bonne quantité de formats de fichiers différents (ce qui n’est pas le cas des Kindle…).

Soyons clairs: pour ce qui est de la lecture: rien à redire. C’est quand même le rôle principal d’une liseuse. Mais définitivement, vous resterez prisonniers de Calibre et de votre câble USB. Il suffirait pourtant de si peu pour faire de la Kobo l’outil parfait. Une synchro DropBox, une vrai intégration des réseaux sociaux (pour les freaks)… avec une petite app AppleWatch, ça me donnerait presque le prétexte pour m’en acheter une.

 

Le petit plus

Soyons clairs: je suis fermement contre les DRM. Quand j’ai acheté le dernier Fred Vargas (très moyen, selon moi) protégé par des DRM, j’ai immédiatement téléchargé une version pirate dans DRM. On arrive au paradoxe suivant: pour garder sa liberté, l’e-reader doit acheter un fichier bourré de DRM, puis le pirater pour le lire l’esprit tranquille.

Est-ce qu’il y a un avantage à ces DRM? Indirectement oui. De nombreuses bibliothèques romandes, comme la BCU ou la bibliothèque municipale de Lausanne prêtent gratuitement des e-books, à condition que la liseuse soit compatible Adobe Digital Editions. Cela exclut directement les Kindle, mais pas les Kobo. Sincèrement, si les DRM sont le prix à payer pour pouvoir emprunter gratuitement auprès de bibliothèques publiques des e-books, je suis prêt à l’accepter. Et sincèrement, cela fonctionne plutôt bien.

 

Conclusion

La Kobo Aura One est, à mon avis, la meilleure liseuse sur le marché. Elle a un énorme avantage qui est aussi son principal inconvénient: la taille de son écran. C’est un confort maximum pour la lecture, mais par contre, la liseuse est trop grande pour aisément passer dans une poche de jeans ou de veste. La Kobo Aura One reste avant tout une excellente liseuse à domicile, transportable.

Pour les plus mobiles d’entre-vous, Kobo vient d’annoncer la Kobo Aura H2O edition 2. Il s’agit du clône de la Kobo Aura One, mais avec un écran de 6.8 pouces. Le prix entre la Kobo Aura One et la Kobo Aura H2O edition 2 est très proche. e choix se fera donc sur le besoin de transport de la liseuse: lire principalement à la maison: Kobo Aura One. Lire en déplacement: Kobo Aura H2O edition 2.

Liseuse Kobo Aura H2O: bilan après une année d’utilisation intensive

Cela fait maintenant plus d’une année que j’utilise ma Kobo Aura H2Ode manière assez intensive: plusieurs dizaines de livres lus et des centaines d’heures de lecture. Il est temps de faire un bilan.

L’étanchéité:

 

À l’origine, j’ai pris cette liseuse pour l’excellente qualité de son écran et parce qu’elle est étanche. Cela peut paraître anecdotique, mais après une année d’utilisation, cela s’est avéré très utile:

  • Lecture à la plage: lorsqu’à la fin de la journée, la tablette est pleine de sable, il suffit de la passer sous le robinet pour enlever toute trace de sable.
  • Nettoyage: le plus simple, c’est de plonger la liseuse dans l’eau avant de l’essuyer avec un chiffon doux. Adieu toutes traces de doigts!
  • Lire dans son bain où en se relaxant dans des bains thermaux: c’est génial (éviter tout de même les saunas…)!
  • En excursion: la liseuse étant légère, elle se glisse aisément dans un sac à dos. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir en cas de forte averse.

Le petit capuchon de caoutchouc qui couvre les connecteurs n’a pas du tout souffert après une année d’utilisation; l’étanchéité est donc garantie.

L’usure:

La seule trace d’usure à déplorer consiste en deux petites raies dans le coin inférieur gauche de l’écran, ce qui ne nuit pas à la lecture. Sinon, le plastique ne porte pas de traces d’usures, malgré le fait que la liseuse ait passé des centaines d’heures dans mes mains.
Je n’ai pas non plus noté de diminution de la capacité de la batterie, qui tient toujours allégrement plusieurs semaines.

L’usage:

Soyons clairs: pour un habitué des iPads et des iPhones, une liseuse peut être très frustrante: c’est bien moins réactif. Mais une fois la lecture commencée, c’est un régal. Plusieurs centaines d’heures de lecture confirment l’excellence de l’écran: agréable et reposant. L’éclairage permet une lecture aisée même en plein noir, sans fatigue excessive.
Le dictionnaire intégré est vraiment pratique. Je ne l’utilise que pour quelques mots pointus et ne l’ai pas encore pris en défaut.

  • C’est aussi à l’usage que se décèlent quelques points négatifs. Comme la plupart des lieuses, la gestion des fichiers est calamiteuse. Heureusement, le logiciel Calibre permet d’y remédier, même si sa prise en main n’est pas des plus aisée. À l’usage, cela permet une gestion simple de sa bibliothèque numérique.
  • Ma liseuse est liée au Kobo Store. Impossible de changer, pour la Fnac par exemple. Dès lors, un compte Kobo est nécessaire… et rigoureusement inutile. La plupart des livres de la librairie Kobo sont en allemand; et comme pour l’iBookStore d’Apple, ne cherchez pas un moteur de recherche qui permet d’effectuer une recherche par langue… Ce compte Kobo ne permet même pas de sauvegarder la liste des livres lus, les statistiques de lecture… dès lors, après avoir remis à zéro trois fois ma liseuse durant l’année, j’ai perdu 3 fois mes données personnelles et mes statistiques. Le logiciel Kobo sur l’ordinateur est ainsi tout aussi inutile. Ce qui est le plus agaçant, c’est que lorsqu’on veut effectuer une recherche sur sa Kobo, ce n’est pas défaut la librairie qui est présente, avant sa bibliothèque interne. C’est débile, contre-intuitif et cela démontre un vrai manque de respect pour l’usager.
  • Comme dit précédemment, si l’usage des statistiques de lecture est sympa et ludique, la perte systématique des données à chaque initialisation de la liseuse, même si on utilise à chaque fois son même compte Kobo ruine tout le côté intéressant de la chose.
  • Le clavier; c’est une calamité au format AZERTY. Manifestement la Suisse n’est pas un marché suffisamment digne d’intérêt pour Kobo pour lui développer son propre clavier QWERTZ. On ne peut même pas avoir un clavier américain; le choix de la langue française impose ainsi le clavier AZERTY.

Ces quelques points négatifs mis à part et qui n’entrent pas en compte lors de la lecture, cette liseuse vaut largement son prix: elle est à la fois agréable et résistante.

Pour aller plus loin: ma page de ressources pour liseuses

Test de la liseuse Kobo Aura H2O

Ma liseuse Kobo Aura HD (testée ici) a rendu l’âme après 56 heures de lecture. Le défaut de fabrication étant pris par la garantie, elle m’a été remboursée. Entre-temps, une nouvelle liseuse est arrivée sur le marché: la Kobo Aura H2O.

Le H2O est naturellement une référence à l’eau. Cette tablette est en effet étanche! Elle est même certifiée IP67 (30 min d’immersion dans 1 mètre d’eau). L’étanchéité est assurée par un petit couvercle caoutchouté qui recouvre le connecteur USB, le bouton de reset et le lecteur de carte Micro-SD, ainsi que par un joint d’étanchéité tout autour de l’écran.

Une liseuse étanche, cela peut paraître anecdotique, mais en réalité, cela change tout! Pour commencer, on peut lire dans son bain, sans mauvaise conscience. La liseuse étant un appareil mobile par excellence, on ne craint plus ni la pluie, ni la tasse de café qui se renverse dessus et encore moins le sable de la plage! Au pire, on la passera sous le robinet pour la nettoyer… Plus de risque de griffer l’écran en voulant enlever des grains de sable. Du coup, elle prend aussi avantageusement la place des livres de recettes à la cuisine.

Par rapport à la Kobo Aura HD, plusieurs autres modifications sont à noter:

  • L’écran est de la dernière génération; un E-Ink Carta de 6.8’’ pour être précis. Et là, j’avoue avoir été conquis immédiatement. L’écran de l’Aura HD était déjà bon, mais là, c’est presque blanc! Il n’y a plus cette teinte grise dans le fond. Le contraste est donc vraiment bon; et avec l’éclairage à fond, on est très proche du blanc.
  • Le bouton pour allumer l’éclairage a disparu, pour laisser place à un réglage en glissant le doigt le long du côté gauche de l’écran. Il ne reste que le bouton d’allumage et d’extinction. Ce dernier n’est plus le truc cheap de l’Aura HD, mais un bouton poussoir agréable.
  • Fini le bel emballage et le magnifique câble USB de l’Aura HD. La H2O est livrée dans une boîte en carton traditionnelle, avec un câble micro-USB non moins traditionnel.
  • La qualité du plastique a aussi été modifiée. Le plastique mat, très beau, mais qui garde trace de toutes les empreintes, a laissé la place à un plastique plus brillant, assez agréable au touché et plus simple à nettoyer. A noter que la forme de la coque est différente; une fourre pour la Kobo Aura HD n’est donc pas compatible avec l’Aura H2O (j’ai donc une fourre presque neuve pour Aura HD à vendre, si jamais). Personnellement, étant gaucher, j’ai l’impression d’avoir mieux en mains la H2O que l’HD. Lesnumeriques.com, dans son excellent test  regrette que le plastique s’altère au bout d’une semaine. Je n’ai rien constaté de tel, après un mois d’utilisation.
  • Enfin, l’Aura H2O est un peu plus légère que la HD (42 grammes tout de même!).

Dernier détail… mais qui explique peut-être aussi la panne de ma HD: le processeur, pourtant similaire sur les deux liseuses est bien plus véloce et réactif sur l’H2O que sur l’HD. Plus besoin d’attendre presque une minute que la liseuse s’allume. C’est presque instantané. Mais dans la mesure où sortie du carton, j’ai commencé à avoir des ennuis et des soucis de réactivités avec ma HD (en dehors de cela, une excellente liseuse), et qu’elle a fini par ne plus réagir du tout, je suppose qu’il s’agissait d’un défaut de fabrication; un autre modèle HD devant être tout aussi rapide que la H2O.

Même privé de liseuse durant un long mois, je ne le regrette pas du tout; cela m’a permis de passer sur ce nouveau modèle, encore plus abouti et agréable à utiliser. Ma Kobo Aura H2O est maintenant au centre de mon activité de lecture. Après plus de 1’000 pages lues dessus, je ne ressens ni fatigue oculaire, ni n’ai rencontré le moindre problème.

Prix: 199.-

Dossier liseuse – épisode 3: test de la Kobo Aura HD

Faire un choix sur le marché des liseuses n’est pas une chose facile. Il existe heureusement de nombreux comparatifs et tests comme ici, , ou ici. La meilleure chose à faire est de commencer par définir ses exigences. Voici les miennes commentées:

1. Lecture du format ePub.

Le format ePub est le plus courant pour les livres électroniques. Souvent, les éditeurs proposent sur leur site des élivres aux formats PDF et ePub. Si la mise en page en PDF est statique et ne peut être modifiée (ce qui est le but de ce format), ce qui rend sa lecture souvent pénible sur les petits écrans des liseuses, ce n’est pas le cas du format ePub. Il s’agit d’un format ouvert, permettant d’adapter la mise en page facilement, tout en variant la taille de la police, par exemple. C’est le format le plus souple et le mieux adapté, à mon avis, aux liseuses. Or, il exclut d’office toutes les liseuses Kindle, d’Amazon. En effet, ces dernières sont dédiées presque exclusivement à la lecture de contenus achetés sur leur plate-forme et ne reconnaissent pas le format ePub. Alors s’il faut bien reconnaître la richesse de contenu de la librairie Kindle d’Amazon, il faut aussi penser à ses pratiques détestables. Du coup, j’achète en général mes élivres directement sur le site de l’éditeur, plutôt que de passer par Amazon. Et ces derniers sont le plus souvent au format ePub.

2. Qualité et taille de l’écran

Je ne recherche pas l’hypermobilité, mais la qualité de lecture, la plupart des liseuses ont un écran de 6 », qui leur permet d’avoir une taille adaptée à une poche. Pour ma part, j’ai préféré un écran plus grand et de qualité.

3. L’éclairage

Lisant souvent le soir au lit, l’éclairage de l’écran est une condition indispensable. Et même en journée, l’éclairage rend service. Il faut aussi se veiller à avoir un éclairage uniforme, sans variations d’intensité sur des parties d’écran.

4. La possibilité d’augmenter la capacité de la liseuse

La plupart des liseuses sont maintenant proposées avec une mémoire intégrée de 4Go. Or, certains livres peuvent être particulièrement lourds, en particulier au format PDF. La présence d’un port pour une carte micro-SD était donc indispensable.

Au final, mon choix s’est fait entre la PocketBook Ultra et la Kobo Aura HD. C’est cette dernière que j’ai choisie, en particulier pour son écran plus grand. La PocketBook Ultra reste néanmoins un choix très intéressant: excellent écran, appareil de photo avec OCR (reconnaissance de caractères), lecteur audio…

 

Kobo Aura HD

 

kobo

 

Caractéristiques:

  • Taille: 175,7 x 128,3 x 11,7 mm
  • Poids: 240 g
  • Processeur: 1 GHz ; processeur 20 % plus rapide que les autres liseuses leaders sur le marché.
  • Affichage: Écran Pearl E Ink WXGA+ 6,8 pouces, résolution 265 PPP, 1440 x 1080
  • Éclairage: Technologie ComfortLight intégrée avec revêtement extra-fin pour une meilleure durabilité. Diffusion homogène de la lumière.
  • Boutons: Allumer/éteindre la liseuse, allumer/éteindre l’éclairage
  • Connectivité: Wi-Fi 802,11 b/g/n et Micro USB
  • Capacité de stockage: 4 Go. Possibilité d’extension jusqu’à 32 Go avec une carte Micro SD.
  • Prix: 220 CHF

Formats supportés:

  • eBooks : ePub, PDF et MOBI
  • Images : JPEG, GIF, PNG et TIFF
  • Texte : TXT, HTML, XHTML et RTF
  • Bandes-dessinées : CBZ et CBR

Premières impressions

La Kobo Aura HD est livrée dans un petit carton très sobre.

Carton de la Kobo Aura HD
Carton de la Kobo Aura HD

A l’ouverture, autant dire qu’on est face à la simplicité: la tablette, quelques papiers et un câble USB. A noter qu’il ne s’agit pas d’un câble générique, mais d’un beau câble, avec un revêtement tressé. Le ton est donné: on est dans le haut de gamme.

Kobo Aura HD et câble
Kobo Aura HD et câble

Au toucher, la Kobo Aura HD est très agréable: le plastique est doux, d’excellente qualité, ne glisse pas et est mat. Si ce dernier point contribue à l’impression de qualité et évite les reflets, il a aussi malheureusement le défaut de rendre visibles les traces de doigts.

La Kobo Aura HD tient bien en main
La Kobo Aura HD tient bien en main

Le dos de la Kobo Aura HD est… étrange. Il n’est pas plat comme le serait celui d’une tablette, mais présente une sorte de vague asymétrique qui, outre son effet des plus esthétique, permet une prise en main optimale, et cela autant de la main droite que de la main gauche.

Kobo Aura HD de dos
Kobo Aura HD de dos

La taille de la liseuse est naturellement supérieure à ce qu’on a l’habitude de voir. La cause est naturellement à chercher vers l’écran de 6.8 ». En comparaison d’un iPad, la taille de la Kobo Aura HD reste néanmoins tout à fait raisonnable.

Comparaison de taille iPad - Kobo Aura HD
Comparaison de taille iPad – Kobo Aura HD

Au niveau de l’écran: rien à redire. Le contraste est excellent, même si le fond de l’écran est un peu gris. La finesse du texte est excellente; la qualité de l’écriture aussi.

L'écran de la Kobo Aura HD
L’écran de la Kobo Aura HD

Gros plan sur l'écran
Gros plan sur l’écran

L’affichage des images est tout à fait correct.

Rendu photo sur l'écran de la Kobo Aura HD
Rendu photo sur l’écran de la Kobo Aura HD

L’éclairage est parfaitement uniforme. Le réglage de l’intensité permet de réduire l’éclairage suffisamment pour rendre la lecture dans le noir complet agréable, sans fatigue oculaire excessive. J’ai lu dans le noir complet durant plusieurs heures sans aucun problème ni aucune gêne.

L’antireflet de l’écran est efficace, permettant la lecture en plein soleil ou à proximité d’une source de lumière. Enfin la taille de l’écran rend la lecture particulièrement agréable. On peut afficher du texte en gros avec suffisamment de mots par ligne pour ne pas avoir besoin de continuellement passer d’une page à l’autre.

L’usage de la liseuse est fluide et agréable. La page d’accueil reprend l’esprit des tuiles de Windows 8. C’est un peu déstabilisant au début, mais on s’y fait vite.

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La page d’accueil de la Kobo Aura HD

A noter la présence du service Pocket, qui permet, grâce à un plug-in sur son navigateur, d’envoyer sur la Kobo des articles ou pages web à lire plus tard. J’ai créé un compte, et y suis depuis devenu accro! Durant la journée, j’accumule les articles, que je lis tranquillement le soir venu.

Parmi les autres fonctions, il faut citer les anecdotiques supports de Facebook, pour partager notre activité littéraire, ainsi que des systèmes de statistiques et de badges, qui pourraient encourager les lecteurs les moins assidus. Autant dire que cela ne m’est pas utile.

Je regrette par contre l’absence de support de Dropbox. Espérons qu’on le trouve dans une prochaine version du firmware.

 

Fonctionnement

Le fonctionnement de la liseuse est des plus simples: on la branche à son Mac et elle monte comme une clé USB. Il suffit de glisser ensuite les élivres dessus pour les y copier. L’enfance de l’art; la simplicité poussée à son maximum; l’antithèse d’un iPad!

L’une des fonctions les plus intéressantes d’une liseuse est la possibilité de paramétrer le texte. La Kobo Aura HD y fait honneur: réglage des marges, de l’interligne, de l’alignement, de la taille de la police et bien sûr choix de la police. Excellente surprise: la Kobo Aura HD intègre d’origine deux polices spéciales pour les lecteurs dyslexiques!

Police pour dyslexiques sur la Kobo Aura HD
Police pour dyslexiques sur la Kobo Aura HD

Les réglages avancés permettant même de régler l’épaisseur ou la finesse des caractères. Si on ajoute l’éclairage pour augmenter le contraste, le choix de la police, de sa taille, de l’interligne, il ne manque qu’un réglage de l’espacement des lettres entre-elles pour avoir l’outil idéal pour tout lecteur en situation de handicape visuel!

 

Librairie Kobo

A noter qu’il existe une application Kobo pour Mac (et PC), mais à part pour la configuration initiale, la mise à jour et l’achat de livres sur la librairie en ligne Kobo, elle ne sert à rien. Impossible de gérer, trier, classer les livres depuis cette application.

Quand à la librairie en ligne Kobo, elle est aussi peu pratique et minable que celle de l’iBook Store. Tout comme elle, impossible de sélectionner les livres que dans une langue (au hasard… le français). Pire: le moteur de recherche est en dessous de tout! Petit exemple:

On voit bien sur l’image suivante la présence de Cinquante nuances de Grey »

Kobo Desktop

Mais si je fais une recherche avec comme mot clé « grey », qui pourtant est dans le tire, voilà ce que cela donne:

Kobo Desktop-1

Et n’espérez pas trouver le Seigneur des Anneaux de Tolkien dans la boutique Kobo. Par contre, si vous êtes amateur de romans de gare à l’eau de rose, ou de romans érotiques (pudiquement classés sous la rubrique littérature sentimentale), vous trouverez tout ce que vous voudrez. C’est clairement le choix de la rentabilité sur celui de la culture qui a été fait. On a un choix de supermarché et pas un choix de librairie!

Petite anecdote amusante: les sous-catégories de la littérature sentimentale m’apprennent qu’il existe une littérature sentimentale chrétienne et de la science-fiction romantique

Capture d’écran 2014-08-23 à 13.02.43

Bref, inutile de nous attarder sur l’application et la librairie en ligne Kobo.

 

A noter enfin que dans les fonctions en beta-test, on trouve un navigateur web (qui a de la peine à afficher les images) et des petits jeux… de quoi dépanner.

 

Conclusion

La Kobo Aura HD est sans contestation une excellente liseuse, même si son interface sous forme de tuiles est encore perfectible. Son utilisation est des plus simples (il n’y a en tout et pour tout que deux boutons! L’un pour l’allumage-extinction et l’autre pour l’éclairage), mais c’est sans conteste son écran, d’une taille idéale et d’excellente qualité qui en fait un très bon choix.


 

Ajout du 7 septembre 2014

 

Bilan de la Kobo Aura HD après quelques mois

Alors que Kobo vient de lancer sa Kobo Aura H2O, le même modèle que la HD, mais étanche, il est temps de faire un petit bilan après quelques semaines d’utilisation.

Les +

La qualité est bien au rendez-vous et les promesses d’autonomie aussi. L’écran est vraiment excellent, même lors de longues heures de lecture d’affilée. Le système de statistiques avec des badges de récompense est sympa, mais mériterait d’être plus étendu. Je n’utilise pas le système d’annotations, mais j’apprécie le dictionnaire intégré. L’intégration du service Pocket est aussi excellente. On peut d’un clic tagueur un article intéressant sur son ordinateur pour le lire plus tard sur sa liseuse.

Les –

Il n’y a rien à attendre du magasin en ligne Kobo. Le choix est assez misérable, les recherches sont peu efficaces et l’expérience d’achat n’est pas très agréable.

Pour ce qui est de l’appareil même, je regrette un peu que le plastique laisse autant voir les traces de doigts; même si au niveau de l’écran, il n’y a pas de problème. La gestion dans les livres dans les collections personnelles est fastidieuse. Il faut sélectionner chaque livre individuellement. Cela va quand on a dix élivres. Mais quand on en ajoute 300 d’un coup, c’est autre chose. A ce sujet, à chaque ajout de livre, la liseuse modifie le catalogue. Si cela est plutôt rapide pour quelques livres à la fois, cela peut prendre plus d’une demi heure lorsqu’on en ajoute 300 d’un coup.

Dernier petit problème à relever: à l’allumage, le Kobo me dit régulièrement que ma carte micro-SD de 32 Go n’est pas reconnue et doit être formatée. Une fois le message validé, la carte est pourtant parfaitement lisible.