Facebook a perdu, j’ai gagné

Disons-le clairement: Facebook est devenu un réflexe chez la plupart d’entre-nous. 1 minute d’attente? On jette un oeil sur son mur. L’ennui n’existe plus. Enfin presque; Facebook est aussi ennuyeux qu’une nuit au-delà du cercle polaire dans un igloo hermétiquement fermé. Il n’y a pas de surprise; Facebook n’affiche que du beau, cheap et convenu, maquillé comme un carré d’as (merci Renaud), que ce que je veux voir. C’est lisse comme mon crâne. Vouloir tuer l’ennui avec la personnification de l’ennui, c’en est un comble.

J’ai donc quitté Facebook. La cure de désintoxication est plus simple qu’on ne le croit; chez moi, elle a duré deux semaines. La première semaine, j’ai supprimé Facebook de mon iPhone. Du coup, celui-ci ne sert plus beaucoup. La seconde semaine, je l’ai supprimé de mon iPad. Et puis voilà. Depuis un mois, j’ai désactivé mon compte. Je ne l’ai pas entièrement supprimé, pour rester joignable sur Messenger (tout le monde n’a pas mon numéro de téléphone). Je réactive pour le moment mon compte tous les vendredis soir durant 10 minutes, pour vérifier mes notifications, regarder une vidéo pourrie et re-désactiver mon compte.

Mon temps de cerveau libéré ne s’est pas reporté sur Twitter, mais sur la lecture de vrais journaux (Le Temps, La Gruyère, 24 Heures et Le NY Time), sur les interactions sociales réelles. Ce n’est pas qu’une victoire unilatérale. J’ai aussi perdu le contact avec des personnes qui m’étaient chères et avec qui je n’interagissais que sur Facebook. J’ai perdu l’accès à des pages thématiques intéressantes. Mais c’est le prix à payer pour une dépollution cérébrale.

Publié par

Frédéric Genevey

Enseignant MITIC & Technologie, passionné de robotique pédagogique, d'Arduino et d'impression 3D.

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