Catégorie : astuce

[IMPRIMANTE 3D] Du plastique pour économiser du plastique

Ou comment hacker un appareil Soda Stream avec une imprimante 3D.

 

J’ai toujours aimé l’eau gazeuse, rafraîchissante et désaltérante. Quand j’étais jeune, ce n’était pas compliqué: nous avions des bouteilles en verre, consignées. Une fois vides, on les ramenait au magasin en échange de la consigne (50 centimes). La bouteille avait alors plusieurs cycles de vie: lavée, puis reremplie, elle finissait finalement sa vie en verre recyclé; donc en nouvelle bouteille. Pour les petits contenus, c’était la canette d’alu qui était utilisée.

Vers la fin de mon adolescence, quand sont apparus les premiers ice tea, on a aussi vu apparaître les premières bouteilles en PET (en 1992). Ici, il s’agit de plastique, à base de pétrole. Il faut en effet 1.9 kg de pétrole brut pour fabriquer 1 kg de PET. En Suisse, le taux de recyclage est excellent. Rien qu’en Suisse, ce sont 1,3 milliard de bouteilles qui ont été récupérées en 2015! Cela fait plus de 150 bouteilles pour chaque habitant de ce pays et par année! En tout, cela représente 36’000 tonnes de PET, soit presque 70’000 tonnes de pétrole utilisées pour produire ces bouteilles. Cela correspond au poids de 7’000 RadioBus!

C’est d’autant plus aberrant pour l’eau en bouteille, sachant que l’eau du robinet est d’excellente qualité en Suisse. Celle de la maison est de l’eau de source non chlorée, qui plus est. Seulement voilà; j’aime l’eau gazeuse. J’ai donc finalement fini par acheter un appareil Soda Stream, qui permet de gazéifier l’eau.

 

Là aussi, les bouteilles sont en PET, plus épaisses, plus lourdes, particulièrement moches et surtout EXCESSIVEMENT ONÉREUSES! Deux bouteilles (vides…) coûtent 20 CHF!

Et évidemment, impossible d’utiliser une bouteille et PET d’eau minérale; très intelligemment, Soda Stream a créé son propre format de pas de vis et de goulot, pour bien rendre ses appareils incompatibles avec le standard des autres bouteilles. Ainsi, le client est obligé d’utiliser ses très chères bouteilles.

Ni une, ni deux, un petit tour sur Thingiverse me permet de trouver un adaptateur bouteille d’eau minérale pour Soda Stream à imprimer.

Et après une heure d’impression 3D, ça marche:

Je peux donc réutiliser mes bouteilles en PET en les remplissant d’eau gazeuse, sans avoir besoin d’acheter les bouteilles Soda Stream.

 


[ASTUCE MAC/PC] Récupérer un fichier audio corrompu

Voici encore une astuce « made in Radiobus« . Il arrive parfois que l’on se retrouve face à un fichier audio corrompu et illisible. C’est d’autant plus embêtant quand il s’agit d’une interview réalisée par des élèves. Alors avant de renvoyer les élèves interviewer à nouveau la personne, voici une petite astuce qui permet dans certains cas de récupérer un fichier audio corrompu et illisible.

Voici un fichier audio, issu d’un enregistreur numérique Roland et corrompu. Impossible de le lire ou de l’ouvrir.

Lorsqu’on réalise un cmd-i dessus, afin d’avoir un peu plus d’informations, on se rend compte que le fichier fait 40 Mo. Il y a donc quelque chose dedans! Cela peut être du bruit blanc, mais cela peut aussi être l’interview recherchée.

Le fichier est correctement reconnu comment étant au format Audio Waveform, avec un taux d’échantillonnage de 44100 Hz en 16 bits. C’est plutôt encourageant.

Au RadioBus, nous avons l’habitude de travailler avec Amadeus. Le logiciel est payant et assez cher, mais il gère une grosse quantité de formats audio. Dans ce cas, rien à faire.

Essayons donc avec du lourd: import dans Logic Audio Pro. Même résultat.

Voici deux méthodes qui ont fonctionné dans ce cas, les deux à base de logiciels open source.

Audacity

Audacity est un logiciel open source d’enregistrement et d’édition audio. Il est disponible à cette adresse: http://www.audacityteam.org

Disons-le tout de suite: pour un utilisateur Mac, habitué aux interfaces sobres et léchées, Audacity tient lieu du cauchemar.

Du reste, une ouverture du fichier corrompu dans Audacity n’a donné aucun résultat. Mais il y existe une fonction d’import très puissante: l’import de données brutes (RAW). Dans ce cas, le logiciel ne va pas trop s’embarrasser de regarder la cohérence de ce qu’il importe. Digne de la tradition du Far West, il importe et pose éventuellement les questions après. Cette fonction se trouve dans le menu Fichier/Importer/Données brutes (RAW)… Et là, cela fonctionne! Le fichier est parfaitement lisible. Il ne reste qu’à exporter au même format (ici du WAV) sous Fichier/Exporter l’audio… et choisir le format voulu.

 

VLC

VLC, c’est le couteau suisse audio/vidéo. Le logiciel est disponible à cette adresse: http://www.videolan.org

Si un fichier audio ou vidéo est lisible, il est pratiquement sûr que VLC sera en mesure de le lire. Contrairement à Audacity, dont l’interface semble être conçue pour décourager le néophyte, afin de rester entre « gens-qui-savent », VLC est très agréable d’utilisation. Il dispose en outre d’un module de conversion qui nous sera utile. Dans les faits, VLC arrive sans problème à ouvrir et lire notre fichier audio.

L’interview est donc bien là. Il reste à pouvoir la récupérer. Pour cela, dans VLC, il suffit d’aller dans le menu Fichier/Convertir / Diffuser… Une fenêtre demande alors de localiser le fichier à convertir ainsi que le format de sortie et l’endroit de sauvegarde.

Dans le cas de notre fichier, cela donne ceci:

Et une fois le fichier enregistré, il est parfaitement lisible et prêt à être travaillé dans GarageBand.

 


Optimiser la taille de ses vidéos avec Handbrake pour Mac

Voici une petite astuce offerte par le Radiobus: comment diminuer la taille de ses vidéos, sans sacrifier à outrance la qualité.

Dès qu’il s’agit de publier des vidéos sur Internet, par exemple sur Scolcast.ch, la taille des vidéos peut vite devenir un obstacle; en particulier lorsqu’on veut garder du full HD. Voilà une astuce toute simple pour réduire la taille des vidéos, tout en gardant une bonne qualité.

Premièrement, il faut télécharger le logiciel gratuit Handbrake.

Prenons maintenant une vidéo filmée avec un iPhone 6 et montée sur Final Cut Pro X. premièrement au format natif, on obtient un fichier de 4.09 Go.

Lors de l’exportation en 1080p, on obtient un fichier de 539 Mo:

On glisse alors le fichier 1080p directement dans Handbrake (ici avec les réglages d’origine) et on envoie la conversion:

Et on obtient enfin un fichier vidéo, de qualité pratiquement similaire, mais qui n’a plus qu’une taille de  157.3 Mo!

 

Pour comparer, voici le fichier directement exporté de Final Cut Prox X au format 1080: fichier FCPX 1080

Et voici le même après son passage sur Handbrake: fichier Handbrake

La différence se voit, mais reste minime. Or, le compromis taille/qualité offert par Handbrake est une excellente solution pour une publication sur Internet.

[EDITION 21 Fev]

Philippe Devaud, sur son blog Fri-Tic, présente la même astuce que moi… mais publiée 5 jours avant moi. Jolie coïncidence. Je lui rends donc l’honneur de la primauté. Il ajoute par ailleurs de cocher l’option Web optimized, afin de permettre un téléchargement progressif de la vidéo lorsqu’elle est destinée à être publiée sur un site web.


Gérer visuellement l’occupation du disque dur de son Mac

Avec le passage des disques durs aux SSD, on a perdu en capacité de stockage ce qu’on a gagné en vitesse. Alors que j’avais l’habitude de remplir à raz-bord un disque d’1 To, me voici à me contenter d’un 500 Go. Et fichtre! Cela se remplit vite! Reste à savoir comment cela se remplit. Voici l’occupation de mon disque dur:

Cette image, je l’ai obtenue avec l’application gratuite GrandPerspective. Et c’est diablement instructif. Il suffit de se déplacer sur chaque point pour voir apparaître dans la barre d’état, au bas de la fenêtre, de quoi il s’agit. Ici, par exemple, l’énorme carré jaune est ma bibliothèque Aperture, avec toutes mes photos: 102 Go. Rien à modifier ici. Par contre, voilà qui est très intéressant:

NetNewsWire est un lecteur RSS que je n’utilise plus depuis des années. Et son cache, contenant des milliers de petits fichiers est toujours là, pour un total de 13.09 Go de données…

Voilà un logiciel bien mal fichu, qui gaspille de l’espace disque pour rien! Allez hop! Poubelle! Il suffit de cliquer sur Reveal pour afficher l’un de ces petits fichiers dans le Finder, puis de remonter l’arborescence jusqu’au dossier de cache.
Il est aussi possible de modifier les couleurs en fonction du type de fichiers, des dates de créations, du dernier accès… ainsi, cela permet de découvrir des antiquités oubliées, et plus utilisées depuis des milliers de jours, comme ici en vert:

Au final, ce sont plusieurs dizaines de Go d’espace sauvé. Mais il faut être prudent et savoir ce qu’on supprime.


La Suisse, îlot de cherté

On n’arrête pas de parler de l’îlot de cherté suisse. Il faut y vivre pour comprendre que ce n’est pas un mythe.

Exemple, avec cette offre: prix normal: 59.-. Offre spéciale: 29.-. En réalité, le prix est de 34.-, puisqu’il y a encore 5.- de frais de port.

Bon, un petit tour sur un site chinois me rapporte un prix de 5.78$, soit 5.75 CHF… frais de port+douane compris.

A un moment donné, je veux bien comprendre que les frais sont supérieurs pour un magasin suisse. Mais quand il s’agit d’un shop online, qu’est-ce qui peut bien expliquer que le prix vendu en Suisse soit dix fois supérieur?


La nouvelle app CFF: géniale à défaut d’être intelligente

Depuis quelques semaines, les CFF ont lancé une nouvelle app pour smartphone qui, outre les horaires et l’achat de billets, permet de bénéficier d’un horaire tactile assez génial.

Nouvelle app CFF

Horaire tactile

Je prends depuis peu de temps en temps le train pour aller travailler, depuis Vuisternens-devant-Romont jusqu’à l’arrêt Crochy du M1. Pour ce faire, je prends le bus jusqu’à Romont, puis le train jusqu’à Renens et enfin le M1 jusqu’à Chavannes-près-Renens.

Il est ainsi très simple de chercher son horaire, via un lieu. C’est assez important pour moi; l’horaire le plus direct me fait faire un long trajet en bus jusqu’à Palézieux pour y prendre un train. Or, le trajet via Romont ne prend que quelques minutes de plus et je suis dans le train de Romont jusqu’à Renens. Je peux donc y travailler, contrairement au bus.

Seulement, tout n’est pas rose. Voici le prix du billet affiché par l’app CFF:

Prix du trajet

12 francs. Mais ce prix ne comprend pas le trajet en M1; soit 2.40 CHF, lorsqu’on prend le ticket via l’app TL. Or, il y a un souci. L’app CFF gère très bien les communautés tarifaires locales, mais pas lorsqu’on passe d’une communauté tarifaire à une autre. Ainsi, le prix d’un voyage de Palezieux à Crochy est de 4.60 CHF.

Prix du trajet Palézieux – Crochy, y compris M1

Et le prix de la communauté tarifaire Frimobile (très onéreuse) est de 6.20 CHF.

Prix du trajet Vuisternens-devant-Romont – Palézieux

Au total, cela fait donc 4.60 + 6.20 = 10.80 CHF pour faire le trajet Vuisternens-devant-Romont – Crochy, soit 3.60 CHF de moins que les 14.40 CHF (12.00 + 2.40)  que coûte le trajet si on fait bêtement confiance à l’app CFF. La différence de prix est quand même plus de 33% d’augmentation! Gare au piège!

Maintenant, il est extrêmement difficile d’y voir clair dans la jungle des tarifs et communautés tarifaires… il y a peut-être un biais dans mon raisonnement. Dès lors, ma prochaine mission sera d’aller à un guichet CFF et de demander un billet. On verra quel sera son prix.


Créer un chariot pour imprimante 3D avec un vieux Bretford pour portables

L’entreprise Bretford créé d’excellents chariots pour 20 ordinateurs portables… mais le moins que l’on puisse dire est que la première génération était catastrophique: espaces de rangement trop larges qui abîment les ordinateurs, rangement des câbles de charge assez proche du chaos. Heureusement, la dernière version du chariot est vraiment meilleure. Mais que faire des anciens chariots? L’espace de rangement des portables est suffisamment large pour les bobines de filaments. Il devient donc un excellent chariot pour imprimante 3D!

 


Découvrir le monde avec un simulateur de marche

Randomstreetview.com est un site qui se base sur le service Streetview de Google et qui nous téléporte virtuellement, instantanément et surtout de manière aléatoire n’importe où sur le monde, pour peu qu’il soit couvert par Streetview.

Il s’agit d’un moyen très ludique d’explorer le monde, de visiter des lieux au hasard. Et pour cela, pourquoi ne pas construire un simulateur de marche?

On peut se déplacer dans Streetview avec les touches de direction. Sur https://randomstreetview.com, la barre espace permet de sauter au hasard ailleurs sur la planète. Alors voici notre simulateur de marche:

Un MakeyMakey fait le lien avec l’ordinateur.

Et c’est parti pour une promenade en Afrique du Sud, dans la pampa argentine ou à Tokyo!

 


MacOS et la gestion de l’espace de stockage

Surprise aujourd’hui: mon Mac m’a poliment fait comprendre que mon disque dur SSD devenait saturé, tout en me proposant une analyse et des solutions pour le désencombrer:

 

Mais quelle idée géniale! On peut voir, par exemple, que les sauvegardes iOS prennent presque un dixième de mon espace disque…

Il va falloir mettre de l’ordre dans tout cela. En cliquant sur Documents, on retrouve, classé par ordre décroissant de taille, tous les fichiers de l’ordinateur. Idéal pour dégoter un petit film oublié dans un coin et qui prend 5 Go. En quelques clics, je suis passé de 14 Go d’espace disque libre à plus de 66 Go.

Mais comment retrouver en tout temps cette fenêtre? Et bien, elle est intégrée à Informations système (Applications/Utilitaires/Informations système), menu Fenêtre/Gestion du stockage, ou cmd-U.


[Astuce] Choisir facilement la source et la sortie audio sur Mac

Avec la multiplication des beamers (vidéoprojecteur pour mes lecteurs français) connectés en HDMI dans nos classe, avec les ordinateurs récents, le sont est par défaut transféré par le câble HDMI. Il sort donc par les piètres haut-parleurs du beamer, alors même que la salle est équipée d’une installation audio de qualité. Voici une petite astuce pour sélectionner rapidement la sortie du son (ou sa source):

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Tout en appuyant sur la touche alt, cliquez sur l’icône du haut-parleur dans la barre de menu. Ce ne sera alors pas le réglage du volume qui s’affichera, mais les différentes sorties et sources sonores.

 

  • Haut-parleurs internes: le son sort sur le Mac
  • Écouteurs: le son sort sur le port jack 3.5 sur lequel sont connectés les haut-parleurs des salles équipées d’un beamer
  • HDMI: le son sort sur le beamer

Imprimer en ABS sur un K8400

Après plusieurs essais ponctués par autant d’échecs, j’ai remis l’ouvrage sur le métier. J’avais fait tous mes essais avec une seule bobine d’ABS, de qualité standard, achetée chez un fournisseur suisse. La buse se bouchait à chaque fois en cours d’impression.

J’ai donc acheté une bobine ABS Deluxe, plus chère. J’ai affiné les réglages et surtout, j’ai changé l’extrudeur, qui fonctionne depuis bien mieux.

Voici le fichier de configuration Cura (pour deux têtes d’impression) pour l’ABS et le PLA:

K8400.ini


Quel antivirus pour Mac?

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir s’il faut un antivirus sur Mac, mais lequel choisir. Il existe de nombreuses solutions, autant gratuites que payantes; mais que valent-elles? Le site AV Test a réalisé en décembre 2015 un comparatif des antivirus sur Mac (disponible ici). L’étude est reprise et clairement expliquée par Macworld dans leur article 10 best antivirus for Mac 2016. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que les résultats de chaque antivirus est mis en balance avec l’impact sur les performances des Mac.

Alors quel antivirus choisir?

Le vainqueur toute catégorie est Bitdefender. Il coûte 30€ par an pour défendre 3 Mac. Attention, le prix varie entre 29.95 € sur le site français, 59.95€ sur le site international et un 79.95 CHF sur le site suisse! Le choix est vite fait… J’ai fait le pas et j’ai payé 29.95€ pour une protection de trois Mac pendant une année. Non seulement Bitdefender protège contre les virus, mais aussi contre les tentatives de phishing.

 

Jusqu’à maintenant, j’utilisais Sophos, un antivirus gratuit qui fonctionne en tâche de fond sans être trop envahissant. Bonne nouvelle: il se classe 3ème du classement. C’est clairement le choix que j’ai fait pour les serveurs scolaires (pas de budget antivirus) et pour les collègues qui me demandent un antivirus.

Autre antivirus gratuit, le très connu Avast, issu du monde PC, existe aussi sur Mac. Mais il ne se classe que 5ème. S’il est aussi efficace que les mieux classés, il impacte significativement sur les performances des Mac.

Il y bien des années, j’utilisais Norton Antivirus, qui lui est classé second du classement. C’est le meilleur choix si on veut protéger autant des Mac que des PC, ou même des appareils Android ou iOS. Pour 59.90 CHF par an, il permet de protéger jusqu’à 5 appareils, Mac, PC, smartphone…

Enfin, j’ai aussi utilisé pendant plusieurs années (après une sévère corruption de fichiers causée par Norton…) les solutions d’Intego… que j’ai finalement abandonné. Payer très cher pour un antivirus qui ne fait pas du scan en temps réel est absurde. Ce d’autant plus que les tests ont montré qu’il n’est pas efficace.

Sortez couvert!