Le prix des pommes

Mon ami Michel Schweizer, grand amateur de pommes devant l’Eternel, s’est amusé à calculer le prix du Macbook Pro 2018 le plus cher possible, avec toutes les options à disposition. Il arrive à la somme de… 7’416.10 CHF. Pour ma part, je négocierai l’abandon des 10 centimes…

Alors là, à nouveau, j’entends râler dans ma salle des maîtres: « de toute manière, Apple, c’est hors de prix, surfait. Et en plus on doit subir l’obsolescence programme. Et ces ports USB-C, quelle merde« .

Finalement, c’est comme pour les créationnistes et les platistes: je n’argumente même plus. Je n’ai jamais empêché un collègue de s’acheter un 17 » Acer à 599 CHF. Mais qu’il ne vienne pas ensuite pleurer dans mon gilet quand il a un problème.

Au final, je me base sur mon expérience personnelle et 27 ans dans le monde Apple.

Mon premier Mac, un Perfoma 600 CD a été utilisé près de 10 ans (usage familial, études et entreprise de mon papa. Il est à la cave. Toujours fonctionnel. C’était un Mac d’entrée de gamme et il date de 1992. Je pourrais le remettre sur mon bureau, lancer Word 5.1 et écrire une thèse sans aucun problème dessus. D’autant plus qu’il était équipé du Apple Extended Keybord II, le meilleur clavier que j’ai utilisé depuis 30 ans.

 

Mon second Mac a été un portable; un Powerbook 5300 CS. Ecran de 256 couleurs, et déjà un trackpad (à peine plus grand qu’un timbre poste). Je l’avais acheté d’occasion, à moins d’une année, en 1996, sauf erreur, quand j’ai commencé l’université. Je l’ai trimbalé quasi quotidiennement avec moi. J’ai rédigé un grand nombre de rapports, de séminaires et une bonne partie de mon mémoire dessus. Autant dire qu’il a vécu. Il a été régulièrement utilisé pendant 10 ans. Je suis retombé dessus il y a 3 semaines, et je me suis amusé à le redémarrer. Il m’a fallu plusieurs heures pour retrouver mon mot de passe de l’époque; mais ensuite, tout fonctionnait toujours parfaitement.

Pour l’anecdote, c’est l’ordinateur utilisé par Jeff Goldblum pour injecté un virus dans l’infrastructure informatique des aliens, sauvant ainsi l’Humanité dans Independance Day. Sans doute l’ordinateur le plus compatible jamais produit par Apple…

J’ai ensuite eu besoin d’un peu plus de puissance, devant faire tourner Illustrator pour de la cartographie et SPSS6 pour les statistiques. J’ai donc cassé alors ma tirelire et me suis acheté le tout nouveau PowerMac G3 B/W en 1999. A ce jour, ça reste mon Mac préféré. Une très belle bête, magnifiquement conçue. Je l’ai utilisée de manière hyper intensive (avec le Powerbook en parallèle) pendant plus de 7 ans, en tous cas. Je lui ai ajouté des cartes SCSI, un lecteur ZIP et j’ai remplacé le lecteur CD par un graveur DVDEnsuite, il a encore été utilisé plusieurs années comme ordinateur principal de ma maman pour l’administration de l’entreprise familiale. Je l’ai récupéré ensuite et il a fait encore une année ou deux en tant que serveur. Au final, il a dû tourner 14 ou 15 ans. Là, il est toujours parfaitement fonctionnel, mais sert de repose-pieds sous mon bureau.

A cette époque, j’ai rencontré ma femme… et ses Mac SE 30 (1989) et iMac Blue (1999). Eux aussi sont fonctionnels et à la cave!

Après, j’avais moins de moyens financiers… j’ai acquis le premier Mac Mini G4 en 2005. Cette machine a elle aussi fonctionné de nombreuses années; plus de 10 ans, d’abord comme ordinateur principal, puis comme machine de test pour Mac OSX Server, avant les déploiements sur le Xserve de prod. Il a fini sa vie comme serveur météo. Et comme tous mes Mac, je le possède toujours et il est toujours fonctionnel.

En 2009, ma femme et moi, nous nous sommes acheté chacun un Macbook Pro 13 ». Elle l’entrée de gamme, moi déjà une configuration solide.  J’ai utilisé le mien au privé et professionnellement (donc intensivement) pendant 5 ans. Ensuite ma femme l’a récupéré et utilisé le sien pour ses élèves. Autant dire qu’il a subi les pires outrages (rencontre avec tous les types de liquides connus, peinture, plâtre…). Finalement, le disque dur a rendu l’âme. Vu l’état de la machine (bien que toujours fonctionnelle), j’ai décidé de ne pas le réparer. Il est là, dans l’hypothétique attente d’un SSD.

Quand j’ai offert un Macbook Pro Retina à ma femme, j’ai équipé mon vieux Macbook Pro d’un SSD. Il est aujourd’hui utilisé par mes enfants. Quant à moi, je travaille sur un Macbook Pro 15 » haut de gamme, de 5 ans d’âge, en parfait état et qui ne donne aucun signe de faiblesse ou de ralentissement.

A côté de cela, j’ai acquis d’occasion un Mac Mini Intel de 2009, dans lequel j’ai mis un SSD et qui tourne en Mac OS 10.11. Il me sert de serveur météo et Minecraft.

A la cave, j’ai aussi plusieurs Mac 128k, 512k, Plus de 1984, 1985 et 1986. Tous fonctionnels.

Bref. Sur 30 ans, personnellement utilisé intensivement 6 Mac. Tous ont eu un usage (très) actif de plus de 10 ans chacun. Aucun n’est hors d’usage. Tous sont fonctionnels. Mes machines, quand elles arrivent à 10 ans d’âge fonctionnent avec un OS toujours mis à jour et supporté par Apple. Bravo pour l’obsolescence programmée! Je mets au défi de continuer d’utiliser de manière satisfaisante et productive un portable ACER à 599 CHF 10 ans après. J’estime qu’en 27 ans, j’ai dépensé 10’000.- d’achat pour mes ordinateurs Apple (réparations et upgrades compris). Cela me coûte donc 370.- par année, pour souvent avoir du haut de gamme, du matériel de qualité, ergonomique, fiable et léger, pour ce qui est des portables. Et si j’avais décidé de vendre mes anciens Mac, à chaque fois que j’en ai acheté un nouveau, le prix aurait en réalité été bien inférieur. J’ai en effet acheté un nouveau Mac en moyenne tous les 4.5 ans. Mais je n’ai pas revendu les autres (j’en aurai à chaque fois obtenu en tous cas la moitié du prix d’achat). Je les utilisé pour d’autres usages ou mis à disposition de ma maman, ma femme ou ma fille. Dès lors, on peut estimer que mon usage (intensif!) du Mac me coûte en réalité moins de 200 CHF par an.

Oh, j’ai oublié de vous dire: le tout premier modèle d’iPad, sur lequel tellement se sont déchaînés, parce que soit disant pas réparable, et bien, chez moi, il fonctionne toujours!

 


[Livre] Programmer avec Arduino en s’amusant pour les nuls

Tout le monde connaît la série de livres Pour les nuls. Pour ma part, j’ai commencé à créer des sites web avec le HTML pour les nuls, il y a (très) longtemps de cela. Le nom de la collection est trompeur; chaque livre va étudier un sujet à fond; mais il va prendre par la main le lecteur, étape après étape.

Alors quand j’ai vu que le livre Programmer avec Arduino en s’amusant pour les nuls est paru, je n’ai pas pu résister. Surtout qu’il est indiqué sur la couverture: 20 projets à réaliser dès 10 ans.

Alors? Et bien, on ne s’amuse pas; et à 10 ans, on aura mieux à faire que de se plonger dans ce livre. Et pourtant, cela reste l’un des meilleurs livres pour découvrir le monde d’Arduino, mais à destination des ados passionnés ou des adultes qui n’ont aucune notion de programmation ou d’Arduino et qui sont intéressés par découvrir ce monde… ou accompagner un jeune. De fait, c’est un excellent livre pour tout enseignant(e) n’ayant pas des années de programmation derrière lui/elle et qui désire embarquer ses élèves dans l’aventure Arduino. A condition d’accepter le tutoiement à la mode Ikea… et aux marottes linguistiques de l’auteur, qui s’évertue à appeler mikon un microcontrôleur.

Le problème, c’est que le premier montage électronique n’intervient que juste avant la page 100. Avant cela, il n’y a que peu de pratique. On aura perdu tous les jeunes bien avant ça. Mais alors, que se passe-t-il durant les 100 premières pages? Et bien une présentation, claire, didactique, de l’Arduino, comme je n’en ai jamais vu dans d’autres livres. On aborde même le langage assembleur (brièvement, mais on en parle, avec même un exemple). C’est aussi le premier livre qui présente simplement et clairement ce qu’est un microcontrôleur et à quoi il sert. Chaque élément de la carte Arduino Uno est ainsi présenté. C’est complet, simple, compréhensible.

Chaque concept est ainsi présenté. Normalement, dans un cours Arduino, on commence par faire des montages sur les broches numériques. Là pas; on commence avec les broches analogiques. Etonnant. Rafraichissant. Et pas si bête. On comprend tous une variation d’une valeur analogique; c’est notre quotidien. A part l’interrupteur, il n’y a que peu d’exemples de systèmes binaires dans la vie quotidienne.

Un livre donc à recommander, à la fois pour le débutant, mais aussi pour l’enseignant qui y trouvera une base référentielle de connaissance autour de l’Arduino.

Programmer avec Arduino pour les Nuls en s’amusant

Olivier Engler

Editions Pour les nuls

ISBN: 978-2412023877

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[Tuto] Réduire le poids d’une vidéo avec le logiciel gratuit Handbrake

Dans ce second tutoriel RadioBus, nous allons voir comment utiliser le logiciel gratuit et open source Handbrake pour réduire (considérablement!) le poids d’une vidéo.

Télécharger Handbrake (Mac & PC): http://handbrake.fr


[Tuto] Utiliser Keynote pour créer des titres animés en vidéo

Saviez-vous qu’avec Keynote et l’effet métamorphose, il est très facile de créer un générique vidéo pour un film? C’est le sujet de ce premier tutoriel vidéo:

Le résultat est visible ici:

Play

 

Le fichier Keynote peut être téléchargé à cette adresse: https://fg.gl/b


Faire feu de tout bois

En Suisse, les services de télécommunication sont excessivement chers. C’est un constat très souvent partagé. Vraiment?

Je vais vous prouver le contraire avec l’exemple de ma famille.

Situation initiale (on doit être en 2015. Prix par mois):

  • Téléphone fixe: Swisscom, 25.- de forfait, plus les communications.
  • Internet: ADSL Swisscom, 49.-, pour 4.5 Mbps (maximum que peut donner ma ligne)
  • Mobile 1: Swisscom, 89.-/mois, pour de l’illimité, mais uniquement 3G limité en vitesse
  • Mobile 2: Swisscom PrePay (suffisant pour un vieux Nokia)
  • Télévision: TNT, une douzaine de chaînes gratuites en français. Pas assez de bande passante pour Swisscom TV.

Total: 163.-/mois pour un mauvais service

 

Situation intermédiaire (2016):

  • Téléphone fixe: Swisscom, 25.- de forfait, plus les communications.
  • Internet: Salt Data, 10.- pour de l’illimité à 20-30 Mbps (offre Salt si déjà client. Achat du modem: 250.-)
  • Mobile 1: Salt Swiss, 29.-/mois, pour du tout illimité, mais sans roaming (offre spéciale)
  • Mobile 2: Swisscom PrePay (suffisant pour un vieux Nokia)
  • Télévision: TNT, une vingtaine de chaînes gratuites en français
  • Netflix Premium UltraHD: 19.90.- (qui a parfaitement fonctionné avec les 4.5 Mbps de Swisscom… contrairement à Swisscom TV!)

Total: 83.90.-/mois. Economie de 79.10.- par mois, avec une meilleure connexion à Internet, de l’illimité sur un mobile et Netflix.

 

Situation actuelle:

  • Téléphone fixe: Sunrise, uniquement les rares frais de communication
  • Internet: Sunrise, 29.- pour du VDSL 100Mbps (offre Qoqa)
  • Internet: Salt Data, 10.-/mois (je garde cet abonnement qui m’offre partout un accès illimité à Internet)
  • Mobile 1: Salt Swiss Plus, 29.-/mois, pour du tout illimité, y compris roaming
  • Mobile 2: Salt Swiss Plus, 29.-/mois, pour du tout illimité, y compris roaming
  • Télévision: TNT, une trentaine de chaînes gratuites en français
  • Netflix Premium UltraHD: 19.90.-

Total: 116.90.-/mois. Economie: 49.10.- par mois pour une connexion à Internet rapide, de l’illimité complet sur deux mobiles, Netflix et une connexion 4G illimitée avec un modem MiFi.

Les services de télécommunications sont chers en Suisse… si on ne fait rien. En négociant, en tordant un peu le système, en cherchant les bonnes offres, en harcelant les supports techniques, les centres d’abonnements, les opérateurs, on arrive à très bien s’en sortir.

Je suis très satisfait de mes abonnements chez Salt. Leur support est très mauvais, mais le rapport qualité réseau et prestations/prix est excellent. Sunrise a eu une patience infinie avec moi. Les gars du service de support ont tout fait pour que je puisse bénéficier de l’offre Qoqa, plusieurs mois après le délai d’échéance (pour cause de contraintes techniques: VDSL en cours de déploiement, retard dans les travaux). Et ça a marché. J’ai beau être dans le canton de Fribourg, j’arrive encore à capter les chaînes françaises en TNT, en pointant vers la Dôle avec une antenne rateau sous le toit. Je regarde peu la télévision; mais j’ai quand même toute l’offre TNT suisse et française gratuitement.

Alors 116.90 CHF par mois pour un Internet rapide, le téléphone fixe, deux mobiles illimités, une trentaine de chaines de TV en français et Netflix, c’est plus que correct.

Soyez débrouillards, soyez opportunistes!


Petit test du modem MiFi TP-Link M7350

Encore un petit test. Et on parle toujours de 4G.

Suite à l’abandon de ma connexion 4G domestique, le VDSL (et ses 100 Mbps) ayant été déployé par chez moi, il me reste mon abonnement data illimité Salt à 10 CHF/mois. Cet abonnement n’existe plus. 10 CHF/mois pour du data illimité, en Suisse, c’est sans concurrence. Donc je ne l’ai pas résilié. Je n’ai par contre plus que rarement besoin de mon modem fixe 4G. J’ai donc cherché à acquérir un modem 4G portable, sur batterie (aussi appelé MiFi).

En passant chez Interdiscount, je suis tombé sur le TP-Link M7350 à 99 CHF (attention, lien qui peut expirer dans le temps), alors qu’il est le plus souvent vendu 120 CHF. Sans doute le meilleur prix de Suisse, et ce n’est même pas une action ponctuelle. Je l’ai donc acquis. Regardons donc ce qu’il offre.


Commençons par l’écran, OLED couleur, qui offre une résolution bien inférieure à ce que laisse penser l’image ci-dessus. Il est néanmoins parfaitement lisible.

Par défaut, il accepte une carte SIM, mais est fourni (et c’est rare!) avec un adaptateur micro-SIM et nano-SIM.

A la configuration, on se heurte à un problème. Il faut se connecter au modem pour le configurer. Le mode d’emploi indique que le SSID et le mot de passe se trouvent sous la batterie.

 

Il n’en est rien. Il faut aller sur le site de TP-Link pour trouver la solution:

Eh oui! De manière fort étrange, l’écran affiche le mot de passe en clair. Même après l’avoir changé. Pratique ou trou de sécurité? A vous de juger.

Une fois connecté, on peut configurer le modem soit depuis l’app pour téléphone (pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec le paramétrage d’un modem), soit depuis son interface web (ce que je préfère toujours).

A noter que le WiFi n’autorise que 10 connexions simultanées. Mais cela permet déjà de déployer un réseau sans fil en un clic (il suffit d’allumer le modem) partout où votre opérateur a une couverture 4G.

Avec sa batterie de 2000 mAh, TP-Link annonce 8 heures d’autonomie. Impossible de les contredire pour le moment, je n’ai pas encore utilisé le modem aussi longtemps sans le recharger.

Ce modem n’a pas de superpouvoirs ni de caractéristiques à défriser un chauve; si ce n’est son prix très attractif pour un modem 4G mobile. C’est donc une excellente option en cas de besoin d’une connexion Internet mobile impromptue.

Et comment faire quand on n’a pas une carte SIM data, mais qu’on a besoin occasionnellement d’un accès à Internet mobile? Il suffit alors de se tourner vers les cartes prépayées de Salt ou de Sunrise. Pour 2 CHF/jour chez Salt et 2.50 CHF/jour chez Sunrise, vous bénéficierez d’une connexion data illimitée. Chez Salt, on paie même la carte 10 CHF, avec un crédit de 20 CHF. En tordant un peu le système, cela fait donc une connexion illimitée pour 1 CHF/jour.

Mais pourquoi utiliser un modem MiFi et pas simplement un partage de connexion?

Simplement, vos appareils ne se connectent pas automatiquement avec un partage de connexion. C’est même assez peu fiable sur iOS (je n’ai pas testé sur Android). Souvent, la connexion échoue. Avec un modem MiFi, c’est un vrai réseau WiFi qui s’établit, sur lequel les appareils se connectent automatiquement.

 

Dernier point amusant: mon modem assure que je suis connecté chez Orange, qui a changé de nom pour Salt en… 2015

 

Lien constructeur vers le TP-Link M7350


Mise à jour du cours « Arduino à l’école »

A temps pour la rentrée! Voici une nouvelle mise à jour du cours « Arduino à l’école ». De quoi apprendre les bases de l’électronique et de la programmation en OCOM.

Au menu:

  • Le potentiomètre
  • Le servo
  • De nouveaux exercices
  • De nombreuses corrections

Télécharger le cours


Test de la station météo Davis Vantage Vue

De formation, je suis géographe. De métier, je suis enseignant. De cœur, j’aurais voulu devenir météorologue. Je suis donc devenu météorologue amateur. Il y a plus de 8 ans de cela, j’ai organisé un achat groupé pour les écoles et les collègues enseignants pour une petite station météo Lacrosse WS2357.

 

Cette station a duré 8 ans. Les données étaient mises en ligne par le logiciel WeatherCat sur Mac. J’ai, en effet, monté un site web pour mon village, qui affichait les conditions météo en direct.

Les capteurs de la station rendant l’âme, je me suis décidé à investir dans une nouvelle station. Mais j’avais pour idée de passer à une station plus performante. Dans le milieu de la météorologie amateur, mais aussi des professionnels qui ont besoin d’un suivi météorologique, comme dans l’agriculture, la société Davis Instrument a une excellente réputation. Sa gamme Davis Vantage Pro a très peu évolué en plus de 20 ans. Mais la durée de vie d’une station Davis peut se compter en plusieurs décennies. C’est de l’excellent matériel, robuste, évolutif… et onéreux. Si le modèle d’entrée de gamme coûte déjà 620 CHF, le plus cher, toujours sans accessoires, est de 1300 CHF. C’est un peu cher, ce d’autant plus qu’il faut encore acquérir le WeatherLink, afin de connecter la station à un ordinateur. Et ce dernier n’est pas donné. Par ailleurs, je n’ai pas la nécessité de pouvoir connecter des sondes supplémentaires, par exemple pour mesurer l’hygrométrie du sol.

Davis a sorti, il y a une petite dizaine d’années, une nouvelle station météo; la Davis Vantage Vue.

 

Cette station ne coûte que 400 CHF. A cela, il faut ajouter le module WeatherLink Mac au prix de 180 CHF pour connecter la console au Mac en USB. Un module IP avec un port Ethernet existe aussi, mais il est plus onéreux. On a donc une station connectée à 600 CHF, plus la nécessité d’avoir un Mac ou un PC qui fonctionne 24/24 pour récolter et publier les données. Ajoutons enfin le logiciel WeatherCat à 60 CHF pour la gestion des pages web sur le Mac et un hébergement web. Bref; c’est une histoire qui devient vite onéreuse. Alors pourquoi dépenser autant, se compliquer la vie à créer et gérer un site web, quand on peut acheter une station connectée Netamo pour 160 CHF et retrouver ses données sur son smartphone? Surtout que la station est bien plus design, avec une belle app.

L’idée n’est simplement pas la même. Netatmo, c’est un plaisir solitaire. Seul le propriétaire peut accéder aux données. WeatherCat étant compatible avec les stations Netatmo, il reste possible de publier les données sur un site web. Mais si on veut une station Netatmo qui mesure aussi la vitesse et la direction du vent, ainsi que la quantité de précipitation, le prix est équivalent à celui d’une Davis Vantage Vue, soit 400 CHF.

Alors certes, la console de la Vantage Vue est très old school, avec son écran LCD pas tactile. Mais avec cela, il n’y a aucun problème d’obsolescence; c’est fiable, ça reste compatible avec toute la gamme Vantage, et cela depuis des années.

Console de la Vantage Vue

 

Ajoutons aussi une autre particularité de la station Vantage Vue: elle est monobloc. Elle se monte facilement sur un mât. Et surtout, la portée de son signal est de 300 mètres. Si par hasard, cela ne devait pas suffire, des répéteurs sont disponibles. Elle est enfin alimentée par pile et panneau solaire. On peut donc choisir l’emplacement idéal, loin de la maison.

 

Cette longue portée du signal est importante. Ma précédente station n’avait que 100 mètres de portée; et le signal traversait mal les murs. Cela impliquait d’avoir un vieux Mac au fond du garage, avec une liaison Internet vacillante par CPL. Maintenant, même si mon bureau est à l’endroit le plus éloigné de la maison par rapport à la station, je peux y avoir un vieux Mac Mini qui est connecté à la console et qui me sert de serveur météorologique.

Bref, avec la Davis Vantage Vue, on a du matériel solide, éprouvé, résistant et fiable, demandant peu d’entretien. C’est important quand on sait qu’une station météo est soumise aux… aléas météorologiques et qu’elle se trouve perchée à plus de 4 m de hauteur. Enfin, c’est du matériel précis. Par exemple, la résolution de la température est de 0.1°C (contre 0.3°C pour une station Netatmo).

Voici ce que cela donne, d’un point de vue caractéristiques techniques:

  • Pression atmosphérique de 880 à 1080 hPa
  • Bulletin météorologique local
  • Température intérieure de 0 + à 60°C
  • Température extérieure de -40°C à + 60°C
    • Résolution: 0,1°C
  • Humidité intérieure relative de 10% à 90%
  • Humidité extérieure relative de 0 à 100%
    • Résolution: 1%
  • Précipitation tous les jours de 0 à 999,9mm, résolution 0,25mm
  • Quantité totale de précipitations pour les 24 derniers orages
  • Taux de précipitation par minutes, heures, jour et mois
  • Vitesse du vent de 1 m/s à 54 m/s
  • Direction du vent 0 à 360°
  • WindChill de -84°C à + 54°C
  • Date et temps pour lever de soleil et coucher du soleil
  • jusqu’à 35 différentes alarmes de temps
  • Horloge avec date, temps et alarme

Un élément particulièrement important et qui montre la qualité du matériel, c’est le data-logging. C’est-à-dire la capacité de la station à enregistrer les données météo. C’est particulièrement utile lorsque le serveur est éteint ou a planté. Chez Davis, on peut choisir la fréquence de mesures enregistrées (la fréquence). Avec un enregistrement par heure, on peut ainsi stocker 106 jours de données. Pour ma part, j’ai choisi une résolution de 5 minutes, ce qui me donne presque 9 jours d’autonomie, sans pour autant sacrifier la qualité des données récoltées.

Capacité de stockage des données en fonction de l’intervalle d’enregistrement

 

Alors, pour quel public se destine la Vantage Vue?

L’agriculteur qui a besoin de connaître les valeurs hygrométriques et la température en plusieurs points de sa parcelle (par exemple pour la culture des abricots, très sensible au gel) se tournera vers une Davis Vantage Pro, avec différents capteurs répartis sur sa parcelle. Mais l’agriculteur qui a besoin de suivre, précisément l’évolution du temps et la quantité de précipitations y trouvera une station météo simple à mettre en oeuvre et fiable. Le jardinier avisé trouvera un excellent allié pour le suivi de ses cultures et fleurs. La passionné y trouvera aussi son compte; la station est résistante, mais surtout fiable et précise. Caractéristique très intéressante pour une station sans fil: les données sont envoyées de la station à la console toutes les 2.5 secondes, ce qui donne une excellente résolution. Ma précédente station, lorsqu’elle était sans fil, envoyait ses données toutes les 30 secondes. Cela a peu d’impact pour la température, par contre, pour le vent et surtout les rafales, c’est une autre histoire.

La vraie plus-value apparaît avec le module WeatherLink qu’on utilise le logiciel fourni ou WeatherCat. Cela permet un vrai suivi, mois après mois, année après année, comme on peut le voir ici:

 

Pour ma part, j’utilise en plus WeatherCat pour publier sur Internet mes données météorologiques en temps réel, ainsi que l’historique sur https://sommentier.ch.

 

[EDIT 1er septembre 2018]

J’ai trouvé sur le site http://www.meteo-grognon.com le mode d’emploi traduit en français de la console de la Vantage Vue ainsi que les instructions de montage. C’est un très beau travail. Merci!

Mode d’emploi en français console Vantage Vue
Instructions de montage en français de la console Vantage Vue


L’enseignement de la programmation, le cas de l’école vaudoise

Notre Conseillère d’Etat, Cesla Amarelle, veut promouvoir l’enseignement du numérique à l’école vaudoise. C’est une excellente nouvelle. Voici 30 ans de matériel pédagogique utilisé dans certaines écoles du canton de Vaud pour l’enseignement de la programmation… dès l’enfantine (maternelle).

On y reconnait les tortues Logo Jeulin et Valiant, la Bee-Bot, les Lego Mindstorms NXT et EV3, les Lego WeDo, la Sphero, un Raspberry Pi, un Arduino, un Thymio. Et même après 15 ans de black-out, les enseignants sont toujours là, toujours motivés. Mais il va falloir des lignes directrices, des formations et une mise en commun des pratiques pour partir sur de bons rails.

 

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Pas de rabais pour une mise à jour? Normal.

Je suis un fan inconditionnel, et depuis des années (probablement depuis la version 2) de Transmit, le logiciel de transfert FTP de Panic Software. Au fil des versions, j’ai payé quelques centaines de dollars à l’entreprise pour l’achat de son logiciel, puis pour les mises à jour.

Pourquoi payer quand il existe des alternatives gratuites (et suisses)? Peut-être par question d’habitude; je suis hyper à l’aise avec son interface; ses fonctions répondent à tous mes besoins. On a beau travailler dans un secteur de pointe, on est vite très conservateur avec ses outils de production. J’apprécie aussi son intégration avec l’autre logiciel-phare de Panic, Coda, avec lequel j’ai développé des dizaines de sites web.

Certes, aujourd’hui, je ne développe plus de sites web comme à l’époque. Je lance Coda moins d’une dizaine de fois par an; mais c’est toujours un plaisir de se retrouver devant son interface. Au bout d’un moment, c’est une question d’habitude. Ma maman faisait toute la comptabilité de l’entreprise de mon papa sur MacCompta. Cela doit faire 20 ans que mon papa est à la retraite et l’entreprise fermée, mais ma maman continue à acheter ses mises à jour de MacCompta et à faire sa comptabilité dessus. A un moment donné, ce sont des habitudes rassurantes.

Bref, il y a des années que je tourne sur la version 4 de Transmit. Avec l’arrivée de Mac OS Mojave, le passage à la version 5 devient nécessaire. Je télécharge la version démo gratuite durant 30 jours. Il fonctionne à merveille.  C’est du reste parce que l’App Store d’Apple ne permet pas d’offrir des démos que Panic l’a quitté.

Je vais donc sur le site de Panic, pour acheter ma mise à jour Transmit 4 -> Transmit 5. Et là:

Pas de mise à jour à prix réduit. Il faut payer le prix complet pour passer de Transmit 4 à Transmit 5. Explication: depuis 2010 (donc 8 ans!), toutes les mises à jour ont été offertes gratuitement. Transmit 5 est une évolution majeure. Donc merci de bien vouloir payer plein tarif.

Huit ans de mise à jour gratuite, dans le monde de l’informatique, c’est antédiluvien. Il y a 8 ans, un Mac portable, c’était ça:

 

Pour la petite histoire, on en était à Mac OS 10.6… Cela fait donc 8 ans de mise à jour gratuites. Cela fait 5.6$ par année.

A côté de cela, les grand éditeurs, Adobe, Microsoft, mais aussi Apple, poussent pour des abonnement annuels. Avant, je payais une fois 150.- pour cinq ans d’utilisation de Microsoft Office sur mon Mac. Maintenant, je dois payer 110.-/an. Ajoutez Photoshop et Illustrator passé en abonnement (très cher), un DropBox Pro professionnellement nécessaire, mais payé de ma poche (99$), un anti-virus qui tienne la route, un VPN, plus tous les autres logiciels et services sur abonnement. On est passé d’une économie d’achat (avec mise à jour volontaire) à une économie d’abonnement, beaucoup plus chère.

Quand on a acheté, dans ma famille, notre premier Mac (un Performa 600 CD, que je possède toujours, en parfait état de marche), ma maman a payé près de 1’000.- pour acheter Office. Je dois toujours avoir les dizaines de disquettes d’installation dans un coin. Ce logiciel était cher, car il n’avait pas de concurrent. Mais il a fonctionné durant des années, pour mes études, mais aussi pour la gestion de l’entreprise de mon papa. Il a été largement amorti.

L’abonnement va tuer le logiciel… ou provoquer un fort développement du logiciel open source! Rappelez-vous… avant OpenOffice, MS Office valait près de 1’000 CHF!

 


Quelle alternative à WhatsApp en milieu scolaire?

De (très) nombreux enseignants utilisent WhatsApp via un groupe de classe pour communiquer avec leurs élèves et faire de la gestion de classe. Par ailleurs, de nombreux enseignants utilisent WhatsApp entre eux pour s’échanger des informations sur les élèves (absences, souci de comportement…). Tout comme pour l’utilisation de DropBox, cela pose un certain nombre de problèmes légaux; en particulier dans la mesure où les données ne sont pas hébergées en Suisse ni soumises à un for juridique suisse ou à un accord spécifique entre la Suisse et l’entreprise. À cela s’ajoute enfin le fait que WhatsApp vient d’augmenter l’âge minimum dans la « région européenne » (qui inclut nommément la Suisse) pour l’utilisation de son logiciel de 13 à 16 ans. Sans exception. Mais aussi sans volonté claire de procéder à un contrôle de l’âge de ses utilisateurs.

Cela à cause (ou grâce) au nouveau règlement sur la protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur, et qui touche indirectement les citoyens suisses, souvent englobés dans l’Europe dans les conditions générales des entreprises. Or, le RGPD fixe à 16 ans l’âge auquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données à caractère personnel et donc accéder à des services demandant des données personnelles. Cela concerne pratiquement tous les services demandant une inscription, y copris de nombreux sites ou applications pédagogiques.

Il faut bien comprendre que l’usage de WhatsApp (mais aussi de DropBox) s’est imposé, en particulier pour cause d’absence d’alternative crédible mise à disposition par les départements de la formation. Sans système de gestion informatique des absences, en l’absence de cloud scolaire officiel et d’une plateforme d’échange entre professionnels simple à utiliser (à l’exception du mail d’Educanet2), ce sont des outils largement utilisés à titre privé qui ont pris place dans l’espace vide. Or si WhatsApp s’est imposé, c’est parce que c’était l’outil naturellement utilisé par les élèves à titre privé, mais aussi les enseignants.

S’il est encore possible de se passer de ces outils, il faut néanmoins constater que la numérisation de l’école les rend a minima pratiques, si ce n’est pas indispensable. Nous sommes ainsi de très nombreux enseignants à devoir payer de notre poche un compte DropBox Pro (99$/an) pour un usage professionnel.

En 2016, le préposé à la protection des données et à la transparence de Neuchâtel et Jura a publié un article sur l’usage de WhatsApp en milieux scolaire.Voici le point principal:

« L’utilisation de WhatsApp est déconseillée, mais les enseignants peuvent communiquer avec les élèves par ce service si l’ensemble de la classe l’utilise déjà, ou que ceux qui ne l’ont pas encore ne sont pas poussés à le faire. Dans tous les cas, il serait bien que l’utilisation soit préalablement accompagnée d’informations à propos des dangers de tels services au niveau de la protection des données personnelles. »

Entre-temps, WhatsApp a modifié ses conditions générales pour partager une partie de ses données avec Facebook, au point que ses deux cofondateurs, en désaccord avec Facebook, ont quitté le navire.

Cesla Amarelle est consciente de la problématique. Elle aborde le sujet dans cette interview (dès 5’30’’): Interview RTS. La Cheffe du Département n’interdit pas l’utilisation de WhatsApp (mais cette interview date d’avant l’interdiction de WhatsApp aux moins de 16 ans), si l’outil est cadré et maîtrisé par les enseignants. Elle privilégie très justement l’éducation à l’interdiction. En effet, avoir un groupe de classe implique que les élèves s’y comportent d’une manière correcte tout en suivant des règles imposées par l’enseignant. Cela aura encore plus d’effet si l’enseignant discute de ces règles avec les élèves et les explique.

Sébastien Fanti, le bouillonnant préposé à la protection des données du canton du Valais, incite les enseignants à abandonner WhatsApp au profit de Threema (https://threema.ch/). Il s’agit d’un logiciel de chat, tout comme WhatsApp, mais d’origine suisse, extrêmement crypté et dont toutes les données sont hébergées en Suisse. Le hic: l’application vaut 3.-. Il existe une version Pro, avec un tarif éducation. L’application est alors gratuite, mais il faut payer 9.- par élève et par an… M. Fanti ne précise pas qui doit payer. La solution est néanmoins extrêmement intéressante.

Une chose est certaine: la rentrée scolaire prochaine se fera sans WhatsApp. J’ai cherché quelques alternatives à WhatsApp pour le milieu scolaire et j’en ai fait un tableau récapitulatif:

Lien vers le tableau au format PDF: https://mitic.education/wp-content/uploads/2018/06/Comparatif_chats-1.pdf

 

Si Telegram est très largement utilisé au niveau mondial (200 millions d’utilisateurs), son histoire, son financement, son lien avec les milieux d’activisme politique en fait un outil politiquement délicat pour une institution scolaire; et ce malgré sa grande facilité d’utilisation.

Signal a l’avantage d’un code open source et de la caution d’Edouard Snowden. Tout comme Telegram, il est gratuit, multi-plateforme et simple d’utilisation. Par contre, tout comme Telegram, impossible de l’utiliser sans numéro de téléphone.

Il nous reste donc les deux régionaux de l’étape; Wire et Threema; avec une différence de pointe: Threema héberge ses données en Suisse et son app est payante (sauf dans le cas d’un plan payant annuel spécial éducation). Wire héberge, elle, ses données sur des serveurs européens. Cette entreprise ne semble du reste n’avoir qu’une adresse juridique et fiscale à Zug. L’équipe de développeurs, elle, semble être aux USA.

Au final, la meilleure solution semble être l’une de ces deux entreprises; avec une préférence personnelle pour Threema, à condition de trouver le financement nécessaire. Et c’est là le nerf de la guerre. Quel sera le choix laissé aux enseignants, entre l’interdiction totale, la plateforme imposée et une indépendance payée au prix fort.

Il reste une toute dernière alternative; à savoir une solution cantonale créée et hébergée en interne. Si une telle solution devait être choisie (et imposée), j’attire l’attention sur plusieurs points: actuellement, les ressources humaines dévolues à une telle solution seraient bien plus utiles sur d’autres fronts MITIC. Les ressources financières pourraient être allouées pour un prestataire extérieur sous contrat, comme cela serait le cas de Thremaa. Ce dernier supporte aussi les investissements nécessaires dans l’infrastructure et le développement. Sans compter que c’est aussi lui qui sera légalement responsable en cas de problème. Développer une solution interne signifie développer aussi des app devant être compatibles avec une multitude d’appareils. Enfin, une solution technologique a toujours plus de chance d’être largement et facilement adoptée lorsqu’elle est imposée, quand elle fait partie des outils déjà utilisés à titre privé. Pourquoi réinventer la roue?

 

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