Le jeans que je regrette

Pour marquer la reprise de ce blog, j’aimerais aborder un sujet technique… en certaines sortes. Au début des années 2000, j’avais 25 ans, je ne ressemblais pas à grand-chose, et je m’en fichais. Au niveau vestimentaire, je privilégiais le confort à tout le reste. J’étais alors svelte. Pourquoi je vous en parle? Parce qu’en 7 mois, j’ai perdu 17 kg et que je suis obligé de renouveler toute ma garde-robe, à commencer par mes jeans. Et là, je me souviens avec nostalgie de mon Levi’s Engineered de 1999. Celui-ci, de froc, il m’a duré des années. C’était le jeans le plus improbable qui soit: coupé pour le confort et la liberté de mouvement, en contradiction de tout canon de mode; à commencer par une couture tournante autour des jambes!

Honnêtement, je ne sais pas si on ressemblait à quelque chose, avec ce jeans (en tous cas plus qu’avec un baggy au niveau des chevilles…), mais jamais, au grand jamais, je n’ai eu un pantalon aussi confortable, aussi agréable à porter, qui s’adaptait à tous les mouvements. La publicité de l’époque est du reste très éloquente (et très proche de ce qu’on ressentait dans ce jeans)…

Enfin une publicité qui n’était pas mensongère! C’est cette liberté qu’on ressentait dans ce jeans. Le slogan « freedom to move » n’était pas usurpé. Et surtout, quelle poésie, quelle puissance, quelle évocation!

Technologiquement parlant, c’était une conception très intéressante: faire fi des canons de la mode et partir de l’Homme et de ses mouvements pour dessiner un jeans adapté. A l’époque, le dessin 3D n’était pas aussi évolué qu’aujourd’hui, mais il est fort à parier que c’est l’outil principal qui a été utilisé pour dessiner ce jeans Ma femme, que j’avais connue à l’époque, n’aimait pas ce jeans, sans forme, sans structure conventionnelle. Cela heurtait tout ce qu’elle avait appris. Moi, c’est cette rupture des codes que j’avais appréciée.

En 2019, pour les 20 ans du jeans engineered, Levi’s en a sorti une nouvelle version, avec une nouvelle campagne de publicité.

Quand je croise tous ces hommes, engoncés dans leurs costumes-cravates, hérités du XIXe siècle, inconfortables, inutiles, désuets, par souci des conventions et de codes qui les asservissent, à l’image de leurs certitudes… Quel coup de génie de Levi’s! Freedom to move; freedom to think; freedom to live.

Publié par

Frédéric Genevey

Enseignant MITIC & Technologie, passionné de robotique pédagogique, d'Arduino et d'impression 3D.

2 réflexions au sujet de « Le jeans que je regrette »

  1. Ce jean !
    Pareil ici, ça fait 20 ans que j’attends la réédition de cette merveille !
    Merci pour ce billet de blog qui m’aurait fait voyager dans le temps.

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