Liseuse Kobo Aura H2O: bilan après une année d’utilisation intensive

Cela fait maintenant plus d’une année que j’utilise ma Kobo Aura H2Ode manière assez intensive: plusieurs dizaines de livres lus et des centaines d’heures de lecture. Il est temps de faire un bilan.

L’étanchéité:

 

À l’origine, j’ai pris cette liseuse pour l’excellente qualité de son écran et parce qu’elle est étanche. Cela peut paraître anecdotique, mais après une année d’utilisation, cela s’est avéré très utile:

  • Lecture à la plage: lorsqu’à la fin de la journée, la tablette est pleine de sable, il suffit de la passer sous le robinet pour enlever toute trace de sable.
  • Nettoyage: le plus simple, c’est de plonger la liseuse dans l’eau avant de l’essuyer avec un chiffon doux. Adieu toutes traces de doigts!
  • Lire dans son bain où en se relaxant dans des bains thermaux: c’est génial (éviter tout de même les saunas…)!
  • En excursion: la liseuse étant légère, elle se glisse aisément dans un sac à dos. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir en cas de forte averse.

Le petit capuchon de caoutchouc qui couvre les connecteurs n’a pas du tout souffert après une année d’utilisation; l’étanchéité est donc garantie.

L’usure:

La seule trace d’usure à déplorer consiste en deux petites raies dans le coin inférieur gauche de l’écran, ce qui ne nuit pas à la lecture. Sinon, le plastique ne porte pas de traces d’usures, malgré le fait que la liseuse ait passé des centaines d’heures dans mes mains.
Je n’ai pas non plus noté de diminution de la capacité de la batterie, qui tient toujours allégrement plusieurs semaines.

L’usage:

Soyons clairs: pour un habitué des iPads et des iPhones, une liseuse peut être très frustrante: c’est bien moins réactif. Mais une fois la lecture commencée, c’est un régal. Plusieurs centaines d’heures de lecture confirment l’excellence de l’écran: agréable et reposant. L’éclairage permet une lecture aisée même en plein noir, sans fatigue excessive.
Le dictionnaire intégré est vraiment pratique. Je ne l’utilise que pour quelques mots pointus et ne l’ai pas encore pris en défaut.

  • C’est aussi à l’usage que se décèlent quelques points négatifs. Comme la plupart des lieuses, la gestion des fichiers est calamiteuse. Heureusement, le logiciel Calibre permet d’y remédier, même si sa prise en main n’est pas des plus aisée. À l’usage, cela permet une gestion simple de sa bibliothèque numérique.
  • Ma liseuse est liée au Kobo Store. Impossible de changer, pour la Fnac par exemple. Dès lors, un compte Kobo est nécessaire… et rigoureusement inutile. La plupart des livres de la librairie Kobo sont en allemand; et comme pour l’iBookStore d’Apple, ne cherchez pas un moteur de recherche qui permet d’effectuer une recherche par langue… Ce compte Kobo ne permet même pas de sauvegarder la liste des livres lus, les statistiques de lecture… dès lors, après avoir remis à zéro trois fois ma liseuse durant l’année, j’ai perdu 3 fois mes données personnelles et mes statistiques. Le logiciel Kobo sur l’ordinateur est ainsi tout aussi inutile. Ce qui est le plus agaçant, c’est que lorsqu’on veut effectuer une recherche sur sa Kobo, ce n’est pas défaut la librairie qui est présente, avant sa bibliothèque interne. C’est débile, contre-intuitif et cela démontre un vrai manque de respect pour l’usager.
  • Comme dit précédemment, si l’usage des statistiques de lecture est sympa et ludique, la perte systématique des données à chaque initialisation de la liseuse, même si on utilise à chaque fois son même compte Kobo ruine tout le côté intéressant de la chose.
  • Le clavier; c’est une calamité au format AZERTY. Manifestement la Suisse n’est pas un marché suffisamment digne d’intérêt pour Kobo pour lui développer son propre clavier QWERTZ. On ne peut même pas avoir un clavier américain; le choix de la langue française impose ainsi le clavier AZERTY.

Ces quelques points négatifs mis à part et qui n’entrent pas en compte lors de la lecture, cette liseuse vaut largement son prix: elle est à la fois agréable et résistante.

Pour aller plus loin: ma page de ressources pour liseuses

Publié par

Frédéric Genevey

Enseignant MITIC & Technologie, passionné de robotique pédagogique, d'Arduino et d'impression 3D.

2 réflexions au sujet de « Liseuse Kobo Aura H2O: bilan après une année d’utilisation intensive »

  1. Je ne comprends pas comment vous pouvez être satisfait du dictionnaire intégré, il est d’une pauvreté affligeante. Justement, il n’y aucun mot pointu. Je suis en train de lire Proust, qui utilise pourtant un vocabulaire assez simple (on cherche rarement des mots en fait), eh bien à chaque fois que je cherche un mot (c’est presque systématique), il ne se trouve pas dans le dictionnaire. Je n’ai pas d’exemples en tête, mais on peut en trouver très facilement. Je suis en train d’essayer d’installer un vrai dictionnaire.
    Je pense que c’est même une version appauvrie du Larousse ordinaire.

    1. J’ai la Kobo aura One, dernière édition et je suis d’accord avec Juien sur le dictionnaire. Toutefois, j’ai récemment eu une mise à jour qui a modifié le dictionnaire. Il ne s’agit plus du dictionnaire Larousse, mais d’un autre dont le nom m’échappe. Ce dernier m’a l’air beaucoup plus complet que le précédent. J’ignore si cette mise à jour existe pour les autres appareils?

      Pour le reste, je suis également déçu du catalogue de Kobo. Il n’y a même pas le Seigneur des anneaux ou Le Hobbit en français!

      En revanche, savez-vous si le problème de synchronisation des statistiques va faire l’objet d’une mise à jour? j’entends par là, est-ce que les statistiques retenues par la liseuse pourront être synchronisées avec le compte Kobo en cas de changement d’appareil?

      Bonne continuation pour ce blog

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