Dossier liseuse – épisode 2: liseuse vs livre

À quoi bon utiliser une liseuse, quand il existe des livres?

Comparer un livre à une liseuse est aussi absurde que de comparer une voiture à un camion!

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Si le but est le même (la lecture), le moyen d’y parvenir diffère sensiblement. Cette comparaison est d’autant plus absurde que le livre est un terme générique qui regroupe aussi bien un Harlquin en poche que l’intégrale de Ramuz à la Pléiade, tout comme le terme de voiture regroupe les véhicules qui vont de la Lada à la Ferrari.

Si j’insiste sur cette métaphore, c’est que la liseuse a un côté utilitaire. En effet, elle sert à la lecture massive, sans rechercher le contact rugueux ou sensuel de la page de papier, son odeur caractéristique ou ses éventuels problèmes d’impression.

En ce qui concerne la dimension, on est à égalité: une liseuse est en général de la taille d’un gros livre de poche, en plus fin et bien souvent plus léger que le livre. C’est au niveau contenu que tout change. La plupart des liseuses récentes possèdent une mémoire interne de 4 Go, souvent extensible à l’aide de carte micro-SD. La capacité de stockage de ces liseuses fait qu’on se promène avec l’équivalent d’une bibliothèque entière sur soi.

Ainsi, quand je suis au travail, j’ai dans ma petite liseuse une vingtaine de livres de référence sur Arduino. Au format papier, ces livres sont encombrants et lourds. Là, ils tiennent dans 250 grammes. À cela s’ajoute la possibilité d’annoter les livres, mais surtout de disposer d’un moteur de recherche. Ainsi, quand un élève me pose une question pour laquelle je n’ai pas de réponse, je suis en mesure de faire une recherche facilement dans mes documents de référence.

À la maison, mes rangées de bibliothèques Billy souffrent d’un gros problème: elles n’arrivent plus à absorber l’énorme quantité de livres. Ils sont donc parqués en double, voire triple file sur les rayons! Et je déteste jeter un livre lu, car j’apprécie souvent de les relire après quelques années. Là aussi, la liseuse permet de résoudre ce problème.

Un autre point intéressant est l’éclairage de l’écran. Ainsi, même en condition de faible luminosité, la lecture reste confortable. Y compris dans le noir total. C’est idéal pour ne pas réveiller la personne qui dort à côté de soit, lorsqu’on veut lire les nuits d’insomnie.

Enfin, le dernier point, et sans doute le plus important pour certains: la possibilité de paramétrer le texte dans les livres au format ePub: choix de la police, taille de la police, interligne, épaisseur de la police… vous comprendrez que pour des personnes souffrant d’une déficience visuelle, c’est idéal. Certaines liseuses ont même une fonction de lecture du type audiobook intégrée. Ces fonctions sont aussi très utiles pour les personnes souffrant de dyslexie; d’autant plus que ma liseuse est équipée de base des polices Dyslexie et OpenDyslexie! Quand on compare la souvent piètre qualité d’impression des livres de poche, la lecture sur un écran de bonne qualité, avec un texte formaté exactement à ses besoins est bien plus agréable, même quand on est un lecteur sans handicape.

En conclusion, je l’affirme haut et fort: il n’y a pas lieu de déclencher une guerre de religion entre les lecteurs de livres et les lecteurs sur liseuses. L’un n’exclut pas l’autre. Je continue à lire tout autant des livres depuis que j’ai ma liseuse… seul mon iPad prend la poussière…

Publié par

Frédéric Genevey

Enseignant MITIC & Technologie, passionné de robotique pédagogique, d'Arduino et d'impression 3D.

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