Catégorie : STEM-STEAM

[TV à l’école -1] Projet de télévision à l’école avec le Radiobus

Dans le cadre de mon travail au Radiobus, je suis chargé de mettre sur pied un projet de petit studio de télévision mobile avec green screen pour les écoles vaudoises. Pour débuter, voici la liste de base du matériel.

Eclairage:

Pour des soucis de dégagement de chaleur, vite pénible si le studio est installé dans des petites pièces mal ventilées, nous avons opté pour des panneaux LED; en l’occurrence 6 panneaux Dorr LED DLP-820.

Ces panneaux sont pourvus de LED blanches et jaunes. La température de la lumière peut ainsi être réglée de 3000°K à 7000°K. Il est aussi possible de faire varier l’intensité de la lumière.

Ces panneaux LED se rangent par deux dans un sac de transport pratique. Source des images: http://www.degreef-partner.nl.

La répartition de l’éclairage se fait comme suit:

  • 4 panneaux LED pour un éclairage uniforme du fond vert
  • 2 panneaux LED pour un éclairage frontal du sujet

 

Green screen

Le fond vert est en réalité un système de stand d’exposition pliable, 3×4 de chez http://www.expodisplayservice.ch.

Le montage est rapide et, une fois plié, il se range dans le petit comptoir doté de roulettes. Il est possible de commander plusieurs visuels, ce qui permet de remplacer le fond vert par un fond neutre.

 

Table de mixage vidéo Roland VR-50HD

C’est l’élément central de l’installation. Elle permet de mixer les sources audio et vidéo, de gérer le chromakey (le fond vert) et d’envoyer le résultat sur un ordinateur pour enregistrement ou diffusion en streaming.

Des écrans externes permettent un meilleur contrôle.

Au niveau des branchements, c’est relativement simple.

Si l’utilisation de la table est simple, sa configuration initiale est par contre plus complexe.

Dans un prochain article, je vous présenterai le matériel de prise de vue et de prise de son. Voici pour terminer un des premiers essais de chromakey:


Imprimante 3D K8200 à nouveau en service

A l’école, nous avons deux imprimantes 3D: une Velleman K8200, que j’ai construite il y a plus de deux ans et sur laquelle j’ai fait mes premières armes. Ensuite, nous avons acquis une Ultimaker 2. Dès lors, la K8200 n’a plus fonctionné. Mais avec la multiplication des projets, nous commençons à ne plus réussir à suivre avec une seule imprimante 3D. C’est pourquoi la K8200 a été remise en service pour les pièces les plus grosses, qui ne nécessitent pas une finition particulièrement fine. Et rien à dire: l’ancêtre fonctionne toujours aussi bien!


Imprimante 3D en enfantine: les emportes-pièces pour biscuits de Noël

Suite à mon tutoriel sur la création d’emportes-pièces avec une imprimante 3D et la formation Emitic qui s’ensuivait, ma collègue Françoise, enseignante en enfantine (CP/CE1) à Ecublens mis en pratique tout cela avec ses élèves.

Chaque élève a dessiné son emporte-pièce (on dit forme à biscuits, en Suisse). Françoise les a ensuite transformés en objets 3D avant de les imprimer devant les élèves. L’Ultimaker 2 trônait en effet à côté de son bureau, en classe. Les élèves ont ainsi pu suivre la création de leur forme.

L’emporte-pièce, le dessin original de l’élève, le tout dans un joli sachet avec une petite carte: et voilà un cadeau de Noël original pour les parents!

IMG_8710 IMG_3007 IMG_3560 IMG_9514

 

N’allez pas penser que les formes sont simplistes. En effet, dès la création du dessin, les élèves devaient penser à ce que cela allait donner en volume et surtout tenir compte des nombreuses contraintes imposées par le projet: imaginer une surface et en réaliser le tour en un trait, ne pas faire le dessin trop petit et de surfaces trop étroites, afin de tenir compte des contraintes du travail avec la pâte à biscuit… Il faut donc mentalement faire coïncider les ligne, la surface et le volume.

Voici le commentaire de ma collègue Françoise sur l’activité:

« Une belle aventure autant pour les élèves et pour l enseignante !!!! Pour offrir un cadeau de Noël utile et personnel, qui dure longtemps. Elle permet de réussir quelques soient les capacités des élèves, car il y a toujours la possibilité de prendre un chablon pour un élève en grande difficulté ou d’utiliser différentes techniques comme la géométrie pour faire l’ourson pour les élèves plus grands . Après on regarde l imprimante travailler 😉 ».

 

Objectifs du PER travaillés:

  • A 11 AV — Représenter et exprimer une idée, un imaginaire, une émotion par la pratique des différents langages artistiques…
  • A 13 AV — Explorer diverses techniques plastiques…
  • A 11 AC&M — Représenter et exprimer une idée, un imaginaire, une émotion par la pratique des différents langages artistiques…
  • A 13 AC&M — Explorer diverses techniques plastiques et artisanales…
  • MSN 11 — Explorer l’espace…
  • FG 11 — Exercer un regard sélectif et critique…

Rien que ça!


Un clone d’Arduino Nano à 1.95$

Quand on a besoin d’un petit module Arduino pour un projet, on peut choisir de travailler avec l’Arduino Nano ou un Arduino Uno. Seulement, les projets se multipliant, chaque module Arduino original coûtant entre 25 et 50 CHF, cela commence à coûter cher. Pour mon usage privé, j’ai donc décidé d’essayer d’utiliser un clone sans marque d’Arduino Nano à… 1.95$; frais de port compris. L’Arduino Nano original se vend en Suisse plus de 50 CHF.

Clone d'Arduino Nano

Clone d’Arduino Nano

Il n’y a rien à dire: le module est parfaitement fonctionnel. Son faible encombrement et son faible poids en feront un parfait candidat pour la construction d’un drone, par exemple. Pour ce qui est de clones d’Arduino Uno, on en trouve pour moins de 3$, contre 25 à 30 CHF en Suisse.

Pour mon travail quotidien avec des élèves, je privilégie des modules Arduino originaux; afin d’être sûr d’avoir du matériel de bonne qualité. Mais pour des projets ponctuels, les clones chinois peuvent présenter une excellente et peu onéreuse alternative. Enfin, griller un Nano à 1.95$ fait moins mal au coeur que d’en griller un à 50 CHF!

[EDIT] J’ajoute qu’il ne s’agit pas de contrefaçon, mais d’un clone tout ce qu’il y a de légal. Les Arduino sont en effet open source. Seule la marque et le logo sont protégés. Or, il n’y a nulle référence à la marque et pas de logo sur mon Arduino. Plus d’informations à ce sujet ici: https://blog.arduino.cc/2013/07/10/send-in-the-clones/, même si aujourd’hui, entre la guerre que se mènent arduino.cc et arduino.org, il est difficile de savoir ce qu’est un vrai Arduino… Donc si avant, j’avais des scrupules à utiliser des clones, ce n’est plus le cas aujourd’hui.


Piano à couleurs

Ma fille Amélie et moi avons fabriqué un piano à couleurs grâce à une LED RGB et trois boutons poussoirs.

 

Play

Un robot Arduino pour moins de 10€

Voici un petit projet sympathique pour nos cours Arduino: un robot Arduino pour moins de 10€.

FM42J18IH87IZUZ.MEDIUM FHIT6OJIH87IXH4.MEDIUM

En plus, le châssis et les roues pourraient être imprimées avec notre imprimante 3D Ultimaker 2! Voilà un projet sur lequel je vais travailler.


Drumbot T800

Ma collègue Blandine, enseignante de musique, aimerait que ses élèves chantent 1492, Conquest of Paradise pour la chantée de Noël. Pour cela, il lui faut un rythme à la caisse claire. Elle m’a mis au défi de créer un robot qui joue du tambour; pas une simple boîte à rythmes, mais un vrai robot qui joue d’un vrai tambour. C’est ainsi qu’est né le projet Drumbot T800.

Entendons-nous tout de suite sur un point: cela aurait été un projet idéal à réaliser avec des élèves, si le concert avait eu lieu en fin d’année scolaire. Mais pour le 15 décembre, avec des élèves qui débutent tout juste à la programmation sur Arduino, le délai était trop court. Je me suis donc chargé de la création et de la conception du robot.

Après plusieurs essais, je me suis basé sur le génial projet de Randolfo sur Instructables.com. Et après d’importantes modification et adaptations, voici le résultat:

Deux Arduino Uno, un Motor Shield et un Gemma d’Adafruit, deux moteurs de verrouillage centralisé de voiture, une structure réalisée par la découpeuse laser du FabLab Fribourg et bien sûr une caisse claire!

IMG_0337 IMG_0339 IMG_0340 IMG_0341 IMG_0342 IMG_0350 IMG_0356 IMG_0357 IMG_0358 IMG_0359 IMG_0361 IMG_0364


Introduction à Gemma et Neopixel

Dans la famille Arduino, l’entreprise Adafruit commercialise deux produits remarquables:

Le Gemma, microcontrôleur compatible Arduino de petite taille pouvant être cousu et pouvant ainsi servir pour tous les projets d’e-textil.

 

 

Les Neopixels, Leds RGB, pouvant être branchées (ou cousues) en série. Elles existent sous différentes formes (à l’unité, en barettes, en cercles…)

 


Les exemples de codes fournis par Adafruit pour gérer les Neopixel sont complexes. Voici un petit exemple commenté pour gérer simplement les LEDs, individuellement.

/*
Code pour Neopixel et Gemma. 

*/

#include 

#define PIN 1


//Déclaration du nombre de LEDs (ici 6)

Adafruit_NeoPixel pixels = Adafruit_NeoPixel(6, PIN);


//Choix des couleurs (code hexadécimal). Réf: http://www.color-hex.com

uint32_t color1  = 0xff0000, // rouge
         color2 = 0x00ff00, // vert
         color3 = 0x0000ff, // bleu
         color4 = 0Xffffff; // blanc

 
void setup() {
  pixels.begin();

//Réglage de la luminosité (0 à 255)

  pixels.setBrightness(50);
}
 
void loop() {


//Chaque ligne code un Neopixel

    pixels.setPixelColor(0, color1);
    pixels.setPixelColor(1, color2);
    pixels.setPixelColor(2, color3);
    pixels.setPixelColor(3, color4);
    pixels.setPixelColor(4, color4);
    pixels.setPixelColor(5, color4);
    pixels.show();
    delay(2000);

    pixels.setPixelColor(0, color4);
    pixels.setPixelColor(1, color3);
    pixels.setPixelColor(2, color2);
    pixels.setPixelColor(3, color1);
    pixels.setPixelColor(4, color3);
    pixels.setPixelColor(5, color4);
    pixels.show();
    delay(2000);
}

Code sur Pastebin: http://pastebin.com/2DAj3yjK

Source du code originel http://www.electronicfashion.co.uk/code/code1.htm


[Arduino] Projet mystère, épisode 1

Voici le premier épisode de mon nouveau projet mystère à base d’Arduino:

 

[videojs mp4= »https://mitic.education/wp-content/uploads/2015/11/IMG_5093.mov »]


Formation Impression 3D pour l’école

J’ai le plaisir de vous annoncer que je donnerai deux formations pour débutants à l’impression 3D, coorganisée avec l’association eMitic.ch:

Impression 3D dès la 7H (Module 1+2)

 

Module 1: Introduction à la modélisation 3D: je créé des objets 3D avec SketchUp et je les imprime: le porte-clés et le jeton de caddie. Destiné à tous les enseignants qui désirent créer des objets en 3D facilement, puis les imprimer. L’’activité est réalisable avec des élèves de 7 à 11H. Les enseignants des classes en dessous de 7H peuvent suivre ce cours pour apprendre à modéliser les objets qui leur sont nécessaires.

Module 2 (modules 1 obligatoire): J’’imprime des objets sur l’’imprimante 3D Ultimaker 2. C’’est le plat de résistance. Vous apprendrez à imprimer sur notre meilleure imprimante 3D de manière autonome. C’’est beaucoup plus simple qu’’on ne le croit! Cette imprimante 3D peut être transportée dans les classes des collèges du primaire à certaines périodes.

  • Intervenant : Frédéric Genevey
  • Quand : 11 novembre 2015 14h à 16h30
  • Où : Ecublens – Salle SRO (bâtiment Saturne)

 

Impression 3D pour le primaire (Module 3+4)

 

Module 3: L’’impression 3D de 1H à 6H: mes élèves dessinent des emportes-pièces de biscuits de Noël que j’’imprime ensuite en 3D. Il est aussi possible de réaliser des emporte-pièces personnalisés pour la pâte Fimo, la pâte à sel, la porcelaine froide.

Module 4 (modules 3 obligatoire): J’’imprime des objets sur l’’imprimante 3D Ultimaker 2. C’’est le plat de résistance. Vous apprendrez à imprimer sur notre meilleure imprimante 3D de manière autonome. C’’est beaucoup plus simple qu’’on ne le croit! Cette imprimante 3D peut être transportée dans les classes des collèges du primaire à certaines périodes.

  • Intervenant : Frédéric Genevey
  • Quand : 25 novembre 2015 14h à 16h30
  • Où : Ecublens – Salle SRO (bâtiment Saturne)

 

 

Pour vous inscrire, vous devez vous connecter au site, ce qui vous permettra de facilement, par la suite, consulter ou annuler votre/vos inscription(s).

Afin de faciliter notre organisation, nous vous prions de vous inscrire au plus tard 3 jours avant l’atelier, et ne pas oublier de vous désinscrire si vous ne pouvez y participer.

Les non-membres peuvent s’inscrire en utilisant le nom : « ateliers » et mdp: « ateliers ». Ils peuvent payer 30.- par atelier ou choisir de s’affilier à eMITIC pour 30.- par an.

Une attestation de formation continue sera délivrée aux participant-e-s.


Comment Kodak s’est auto-détruite

Quand j’étais gamin, et même plus tard, la société Kodak était l’une des multinationales les plus puissantes au monde, avec un quasi-monopole dans le monde occidental pour ce qui était de la photographie: films, machines et produits de développement, papier: chaque photo prise était une formidable machine à cash. À côté de cela subsistaient des marques de moindre importance: Agfa, Ilford, Fuji…
Pour ma part, j’ai adoré travailler avec les pellicules noir-blanc Kodak TMax 3200 ISO, que je poussais à 6400 et que je développais avec un révélateur spécial Kodak. Ensuite, je faisais mes tirages sur du papier Ilford Multigrad, tellement souple et pratique d’utilisation pour un amateur.

 

Quand je suis passé à la couleur, j’ai adoré travailler avec le Kodak Ektachrome Panther en négatif, mais surtout avec l’ELITE Chrome en diapositive. Très chers (20 à 25.- le film), il fallait les conserver au frigo. Mais jamais avec un appareil numérique, je n’ai pu atteindre la qualité des images réalisées avec ces films.

L’histoire est ironique. C’est en effet Kodak qui a inventé la photographie numérique, qui la conduira à ce qu’elle est aujourd’hui: en faillite.
En 1975, un jeune employé de Kodak, Steven Sasson, crée le premier prototype d’appareil de photo numérique. Il a une résolution de 100x100px, en noir et blanc. Les photos sont enregistrées sur une cassette.

Mais allez faire comprendre à des dirigeants des services marketing et business, à la tête de Kodak, dont la majorité des revenus est basée sur la vente de films, de produits de développement et de papier photo, qu’un appareil de photo permettant de se passer de film et de visionner ses photos sur un écran a un éventuel avenir commercial…

Toute l’histoire est là:

http://www.brw.com.au/p/tech-gadgets/made_this_kodak_employee_invented_QnYp4iCrFXYwagdCRzszeP


Petits moules pour pâte Fimo

Essai réussi de petits moules pour faire des bijoux en pâte Fimo. Le moule a été créé à partir d’une image en PNG grâce au site cookiecaster.com. Le moule a ensuite été mis à différentes échelles dans Cura, le logiciel qui prépare les objets pour l’imprimante 3D. Le papillon le plus petit été modifié dans SketchUp, afin d’épaissir les parois, devenues trop fines par la réduction de taille.

Les avantages sont de pouvoir proposer aux élèves plusieurs tailles, de réaliser des moules de formes n’existant pas dans le commerce, mais aussi de pouvoir facilement en réimprimer en cas de perte ou de casse. Il est aussi possible de réaliser le moule à partir d’un tracé réalisé au stylo noir, puis scanné.

L’impression de quatre papillons prend ainsi 22 minutes sur la K8400 et coûte 8 centimes de matière première.