Tag : bidouille

[MAC] Se passer des sessions distantes et faciliter les connexion aux serveurs/NAS

Mac OSX Server est en train de végéter et les sessions distantes de crever. Ce qui était à la grande époque une idée géniale, à savoir son environnement de travail entièrement sauvegardé sur un serveur et chargé lors de l’ouverture d’une session, est devenu un enfer. Il faut parfois 15 minutes pour que les élèves d’une classe arrivent tous à ouvrir leur session. Autant dire que cela condamne définitivement la technologie.

Il est possible de se connecter à ses dossiers partager, mais cela nécessite un cmd-K, de connaître l’IP du serveur et de sélectionner tous les dossiers désirés. Et cela implique surtout de ne pas cliquer sur la case « Conserver ce mot de passe dans mon trousseau ». Or, les utilisateurs ont souvent le réflexe de tout cocher… ce qui donne à tout le monde qui passe ensuite sur l’ordinateur l’accès au contenu des documents partagés. Plutôt fâcheux quand il s’agit de la session d’un enseignant avec toutes ses évaluations et les examens en préparation…

Bref, pour moi, c’est un risque à ne pas prendre. J’ai donc créé des petites applications avec Automator et un peu d’AppleScript:

Cette application se lance au démarrage de la session. L’utilisateur est alors invité à entrer son nom d’utilisateur:

Ensuite, il entre son mot de passe:

Le script se charge alors de se connecter au serveur, de s’authentifier, sans risque d’enregistrer le mot de passe, et enfin de monter le dossier partagé de l’utilisateur ainsi que le dossier partagé commun « Ecublens ».

Voici ce qui se cache derrière le script:

on run {input, parameters}
	set username to text returned of (display dialog "Entrer votre nom d'utilisateur " with title "Connexion au serveur" with icon stop default answer "")
	set pswd to text returned of (display dialog "Entrer votre mot de passe " with title "Connexion au serveur" with icon caution default answer "" with hidden answer)
	
	set sfiles to "afp://" & username & ":" & pswd & "@10.90.145.5/Ecublens"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
	set sfiles1 to "afp://" & username & ":" & pswd & "@10.90.145.5" & "/" & username
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles1
	end tell
	
	return input
end run

La partie set sfiles to « afp:// » & username & « : » & pswd & « @10.90.145.5/Ecublens » Permet de s’authentifier et de se connecter à l’IP du serveur, pour monter le dossier partagé Ecublens.

La partie set sfiles1 to « afp:// » & username & « : » & pswd & « @10.90.145.5 » & « / » & username permet de s’authentifier, de se connecter au serveur pour monter le home directory au nom de l’utilisateur.

Dans Automator, on demande à l’ouverture la création d’une application. Il suffit ensuite de trouver l’action Exécuter un script AppleScript et d’y coller le script:

Une fois terminé, pour ma part, je fais un export et je signe l’application avec mon ID de développeur Apple. Cela permet à Mac OS d’identifier l’application comme fiable.

 

Dans les collèges primaires, j’ai mis en place un partage de fichier avec un NAS Synology dans chaque collège. Le script est presque le même:

 

on run {input, parameters}
	set username to text returned of (display dialog "Entrer votre nom d'utilisateur " with title "Connexion au serveur Croset" with icon stop default answer "")
	set pswd to text returned of (display dialog "Entrer votre mot de passe " with title "Connexion au serveur Croset" with icon caution default answer "" with hidden answer)
	
	set sfiles to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5/Croset"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
		set sfiles to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5/Eleves"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
	set sfiles1 to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5" & "/" & "home"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles1
	end tell
	
	return input
end run

On constate néanmoins une différence de taille: avec un NAS Synology, le home directory de l’utilisateur s’appelle home, ce qui se retrouve dans le code set sfiles1 to « smb:// » & username & « : » & pswd & « @10.89.157.5 » & « / » & « home ».

Je l’avoue, c’est pas très propre, comme méthode; mais c’est efficace et à la portée de tous!

Ceux qui veulent bidouiller les applications (à ouvrir dans Automator) peuvent les télécharger à cette adresse: http://www.ecub.info/?page_id=1481


Donner un coup de fouet à d’anciens Mac

Pendant ces vacances, pour ne pas perdre la main, je me suis occupé de quelques vieux Mac de 2009 (deux Macbook Pro et un Mac Mini). Ceux-ci, le plus souvent sous Mac OS 10.7 ou 10.8 devenaient franchement obsolètes et surtout, il y avait de plus en plus d’incompatibilités.

L’upgrade sur un Mac OS 10.11, toujours possible, aurait fortement ralenti ces machines. Une intervention matérielle s’avère donc nécessaire.
Pour commencer, il faut augmenter la RAM au maximum (8Go). Je ne l’ai pas fait pour le Mac Mini, qui reste à ses 4Go. Ensuite, le plus gros gain de performance se fait en remplaçant le vieux disque dur 2.5’’ par un SSD. Tout comme une clé USB, les SSD sont composés de puces de stockage ultrarapide, ce qui implique un gain de vitesse de lecture/écriture très important et une consommation électrique moindre (ce qui est un atout pour les vieilles batteries des Macbook). Enfin, comme il n’y a plus de pièces en mouvement, les SSD ne font pas de bruit et il y a moins de risque de casse à cause de chocs.

Mon choix s’est porté sur deux SSD Samsung de 500 Go et un SSD Crucial de 750 Go pour le Macbook Pro 15’’.

Sur les Macbook, l’opération n’est guère complexe et prend peu de temps:

Sur le Mac Mini, c’est un poil plus complexe; un petit tout par iFixit.com permet de suivre le pas-à-pas et évite de faire des bêtises.

Reste ensuite la réinstallation. Et c’est là que cela devient long… premièrement parce qu’il n’y a pas de ports USB3. Certains modèles avaient besoin d’un Mac OS 10.7 et d’autres d’un 10.8 préalablement installé, avant de faire la mise à jour en 10.11. Comme pour le travail, j’ai régulièrement besoin d’installer des OS, de 10.7 à 10.12, j’ai utilisé une clé USB ultrarapide, que j’ai partitionnée en 12 partitions de 10Go, pour y installer un installeur d’OS par partition, grâce à DiskMaker Xde Guillaume Gete.

J’ai encore de la place pour Mac OS 10.13, 10.14,…

Bref, j’installe Mac OS 10.7, que j’upgrade en 10.8, puis directement en 10.11. Ensuite, j’utilise l’Assistant de migration pour migrer les données de l’ancien disque dur sur le SSD.

La procédure est longue, mais au point. On se retrouve au final avec un Mac suffisamment rapide pour être parfaitement utilisable, en Mac OS 10.11. Le support officiel par Apple de Mac OS 10.9 s’est arrêté en septembre 2016. On peut donc tabler sur le fait que Mac OS 10.11 sera officiellement supporté et mis à jour par Apple jusqu’en 2018 au moins (soit tout de même 3 ans après sa sortie). D’ici là, ces Mac de 2009 auront 9 ans, soit un âge canonique, en particulier pour les portables et pourront prendre une retraite bien méritée.

Et qu’en est-il du coût?

Les disques SSD Samsung de 500 Go coûtent 159.- Le Crucial de 750 Go coûte 199.-. Enfin, le passage de 4 à 8 Go de RAM coûte 63.-. Bref, le coût est limité pour donner un coup de fouet à ces anciennes machines. Et le gain en vitesse est réellement appréciable.

 

 


Maintenir le niveau de charge de sa batterie automobile

Le problème:

Je remise ma camionnette dans le garage pour l’hiver. Elle ne sort que rarement et que pour des courts trajets. Durant l’hiver, les batteries de la camionnette se déchargent. Or, comme elles sont situées sur la gauche, sous le pont et complètement contre le mur, elles sont inaccessibles. Je dois alors remorquer la camionnette hors du garage avec une autre voiture et charger les batteries durant 24 heures. Outre que cela n’est pas pratique, pas bon pour les batteries, je ne peux le faire que quand il fait beau.

La solution théorique:

De l’époque où j’étais pompier, je me souviens que nos camions étaient en permanence branchés sur le secteur. Ils étaient équipés d’un petit chargeur qui maintenait le niveau de charge des batteries constant. Ainsi, à la moindre alarme, ils pouvaient démarrer sans risquer l’autodécharge.

La solution pratique:

Des chargeurs de maintien, il en existe de nombreux, pas très chers, et certains se branchent même sur l’allume-cigare. Seulement, ma camionnette est en réalité un petit camion, câblé en 24V. Les chargeurs de maintien sont plus rares sous cette tension. Enfin, je ne peux pas utiliser l’allume-cigare, celui-ci étant déconnecté une fois le moteur éteint.

Voici donc ce que je vais faire:

1. J’ai acheté un chargeur 24V avec mode « charge de maintien ». Attention: de nombreux chargeurs 12-24V offrent cette fonction, mais uniquement en 12V. J’ai jeté mon dévolu sur l’AEG LL 10.0.

Il a l’avantage de détecter automatiquement la tension, mais aussi d’être équipé de prises « confort », protégées par un capuchon de caoutchouc. C’est idéal pour laisser un câble en permanence en place. Le fabricant assure aussi que le processus de charge n’endommage pas l’électronique interne du véhicule, ce qui permet de ne pas découpler les batteries. Il est aussi équipé de protections antisurtension et anti-étincelles, ce qui peut s’avérer utile dans la mesure où je stocke une centaine de litres de carburant plus trois bonbonnes de propane à proximité…

2. Je vais équiper la camionnette d’un câble de charge, équipé d’une prise « confort », qui part des batteries, longe le châssis et arrive à l’arrière. Pourquoi l’arrière? Parce qu’une fois dans le garage, c’est la partie la plus accessible de la camionnette. Je peux aussi suspendre le chargeur au crochet de la camionnette, hors de l’eau de fonte de neige, lorsque je remise la fraiseuse à neige et que cette dernière fond.

L’été, ce chargeur servira à maintenir l’état de charge de la batterie de démarrage de ma fraiseuse. Cette solution est aussi idéale pour toute personne possédant une moto, remisée durant l’hiver. Il n’y a ainsi plus de risque d’endommager la batterie par une décharge trop profonde.


Une petite bidouille électronique

Il y a quelques années, mon papa a donné sa camionnette à mon frère et à moi, renommée par la suite en Barzicamion par les copains.

C’est du lourd, du solide, du fiable, âgé aujourd’hui de 29 ans. Il y a deux semaines, j’ai dû passer par la traditionnelle expertise bisannuelle. Le contrôle antipollution passé, 4 nouvelles chaussettes à l’arrière, me voici prêt pour aller faire passer son bac au Barzicamion. Je ne sais pas; un coup de trac? Un coup de chaleur? Au moment fatidique du départ pour le contrôle technique, elle a refusé de démarrer. Pour la première fois en 29 ans, à ce que je sache. Pas le choix: j’ai dû repousser l’expertise (l’OCN, prévenue 15 minutes avant, me l’a repoussée sans frais! Un vrai service client!) et appeler un camion… 2.2 tonnes, ça ne se remorque pas comme ça jusqu’au garage!

S’il y en a un qui a été content, c’est mon fils Martin, tout content d’avoir un beau camion bleu dans sa cour! Verdict provisoire: l’électrovanne qui coupe l’injection de carburant ne fonctionne pas.

Petite théorie mécanique pour mes lecteurs: le mélange air-essence s’enflamme dans le cylindre du piston par une étincelle provoquée par la bougie. Dans le cas d’un moteur diesel, la compression est telle que la chaleur de l’air dans le cylindre augmente au point que le carburant injecté s’enflamme spontanément, comme le montre cette excellente vidéo:

Pour l’arrêter, il faut donc couper l’arrivée du carburant. C’est ce que fait l’électrovanne. Dans mon cas, elle n’ouvrait plus le circuit d’injection. Donc le carburant n’arrivant plus dans les cylindres, le moteur ne démarrait pas.

C’est là qu’entre en scène mon excellent petit garagiste (un vrai, à l’ancienne, qui répare au lieu de remplacer et qui sait encore souder. Une perle!). Il a retrouvé les manuels d’atelier de mon Toyota Dyna 200 vieux de 29 ans, a suivi tout le circuit électrique d’allumage, jusqu’à retrouver le fautif: le Fuel Control Relay 28590-57020, appelé aussi EDIC! Il s’agit d’un petit module électromécanique doté de trois relais, introuvable. Toyota n’a plus de pièces de rechange.

Une petite recherche sur Internet plus tard, j’apprends que le moteur de mon Toyota Dyna (un 3.0 litres diesel 24V) équipe aussi une série de Toyota LandCruiser et que ce module pose de nombreux problèmes. On en trouve parfois des copies sur eBay, fabriqués par des Tchèques. Pas de chance, il n’y en avait pas en vente ces temps. Le problème est tellement critique que les forums des toyoteux regorgent de sujets sur ce problème. L’un des plus complets est le groupe de travail créé par les membres du site serie4.fr: http://www.serie4.fr/forum/viewtopic.php?f=2&t=14984. On trouve même un tutoriel pour un EDIC à 2 relais: http://www.serie4.fr/mecaniques/pdf/20101220091552.pdf
On trouve même le schéma électronique:

 

Pas le choix: il faut réparer, à défaut de remplacer. J’ai heureusement reçu les conseils de deux amis ingénieurs EPFL (merci Baptiste et Alain). J’ai commencé par remplacer le gros condensateur électrolytique violet de 220μF, 35V. Ils ont tendance à sécher après 20 ans, d’aprés mes amis. Ensuite, j’ai réparé le gros relais, donc l’un des fils de la bobine était cassé:

Grâce aux conseils de mes amis, j’ai brûlé le bout du fil de la bobine, afin d’enlever l’isolant, avant de le souder à la borne. J’ai ajouté ensuite deux fins fils de cuivres enroulés autour du fil d’alimentation de la bobine, afin de bien assurer la conduction électrique.

Au verso de la carte, j’ai remarqué qu’une des pistes était coupée. La fine bande conductrice de cuivre étant tombée. Il s’agit de la mise à la masse. J’ai donc ponté le tout pour contourner la coupure:

Retour au garage, connexion de l’EDIC et test: la camionnette démarre du premier coup! Espérons que cela tienne!

Conclusion:

  • J’ai appris comment s’arrête un moteur diesel et ce qu’est un EDIC.
  • J’ai approfondi mes connaissances sur les relais.
  • Je me suis rendu compte une fois de plus qu’il faut que je change mon minable fer à souder contre une vraie station de soudure.
  • J’ai ressuscité mon ancêtre de 29 ans, à laquelle je suis très attaché.

[Imprimante 3D] Réparation de la casquette de Martin

Page_1