Test de la radio DAB+ /enceinte Bluetooth Geneva Touring S

La FM va bientôt disparaître au profit du DAB+. La feuille de route du Conseil Fédéral annonce un abandon progressif dès 2020 de la FM, pour une migration complète sur le DAB+ (et la mort de la FM) pour 2024. Si au RadioBus ont est prêt (on diffuse déjà en DAB+), il faut encore s’équiper. N’ayant pas d’installation HiFi au salon, et n’en voulant pas, je suis à la recherche d’une radio DAB+ pas trop grande, mais qui fasse aussi enceinte Bluetooth. Et si possible avec un son potable et un écran couleur. Des radios DAB+, il y en a à la pelle. Avec le Bluetooth, c’est plus rare et cela revient vite cher. Au niveau du design, c’est le rétro qui prédomine.

Et c’est en cherchant que j’ai eu un coup de coeur! Je suis tombé sur la Geneva Touring S de Genevalab. Et la, c’est la waouh effect!

C’est sobre et beau comme un Revox. Pas d’écran couleur, mais un très rétro et très bel écran LEDs derrière la grille métallique. So old school! Au niveau des fonctions, on a une radio FM, une radio DAB/DAB+, le Bluetooth et une entrée jack 3.5mm. Et pour finir, on a une batterie standard, avec un connecteur standard, facilement accessible et donc facile à remplacer pour trois fois rien (ou pour avoir de l’autonomie en plus). Qui plus est, la conception est suisse et la qualité des composants semble au rendez-vous. Maintenant, ne nous faisons pas d’illusion. Si Genevalab a son siège à Zug (Genève est plus glamour, Zug est fiscalement plus intéressant), la fabrication est made in China. Ici s’arrête donc la comparaison avec les Revox ou les Nagra. Dommage. Maintenant, on a quand même un produit d’excellente qualité, avec un design vraiment cool, des composants eux aussi de qualité, pour un prix raisonnable par rapport à la concurrence (199.-). Je pense que j’aurais été prêt à mettre 100.- de plus pour de l’assemblage en Suisse.

Pourquoi acheter une radio en 2017, quand on peut faire du streaming et du podcast avec son téléphone? Pourquoi ne pas simplement prendre une enceinte Bluetooth? La question mérite d’être posée. Si je ne regarde pratiquement plus la télévision, je suis encore un adepte de la radio, en particulier le matin, entre le café et le déjeuner (p’tit-dej pour les Français de passage ici) et sur la route pour aller au travail. Au retour, j’écoute des podcasts en streaming. En Suisse romande, nous avons beaucoup de chance: nous avons sur la première chaîne de la RTS des programmes du matin d’une qualité exceptionnelle: le Journal du matin (6-8h), Tout un monde, On en parle, CQFD, Tribu, Les Dicodeurs et le journal de 12h30. Bref, pas de quoi s’ennuyer. La radio, avec des contenus de qualité, a encore de beaux jours devant elle.

Lorsqu’on saisit la boîte de la Geneva Touring S, on est surpris par son poids. En effet, la radio est massive. Le métal prédomine sur le plastique.

À l’intérieur, il n’y a que le strict minimum: un mode d’emploi succinct, la radio en elle-même, un chargeur USB et un câble Micro-USB pour la charge. Et c’est tout. Je regrette l’absence d’une fourre à la hauteur de la qualité d’exécution de la radio, afin de la protéger en transport.

Si la radio existe en beige, rouge, blanc et même bleu, je suis resté très classique, avec un choix en noir. La première chose à faire, c’est de connecter la batterie. Le fabricant promet 20 heures d’autonomie.

Il n’y a que peu de boutons. Cela implique l’usage du bouton preset pour sélectionner les émetteurs mémorisés, au lieu d’avoir un bouton d’appel direct. La rançon de la sobriété.

L’antenne se rentre complètement dans la radio (il s’agit du cercle en haut à gauche). Élégant et ingénieux. J’ai la chance d’être à vue avec l’émetteur DAB+ du Gibloux. Du coup, je n’ai pas besoin de sortir l’antenne et j’ai malgré tout une réception parfaite. Ce n’est de loin pas le cas avec mes autres radios DAB+.

À l’usage, la Geneva Touring S est très agréable. Le son est neutre, mais profond, tel que je l’apprécie sur mes écouteurs Bowers & Wilkins. La grande molette de réglage du son offre une résistance agréable, qui donne une impression de qualité à l’ensemble. L’écran est rétro au plus haut point. C’est du reste le seul point faible de la Geneva Touring S que je puisse relever jusqu’à maintenant: il manque un capteur de luminosité pour adapter la luminosité de l’écran. Dès lors, en plein jour, il est parfois difficile à déchiffrer. Autre petit regret: l’absence d’un indicateur de charge. Enfin, je l’ai acheté en toute connaissance de cause, mais il faut s’avoir que bien que portable et transportable en voyage, il n’y a pas de fonction réveil.

J’apprécie:

  • Le design, compact et élégant
  • La qualité du son
  • la batterie, facilement accessible et standard avec son connecteur JST (et donc remplaçable pour quelques francs)
  • Le connecteur de charge Micro-USB standard
  • La qualité du récepteur DAB+
  • Le pearing simple en Bluetooth

Je regrette:

  • L’écran peu lisible en plein jour
  • L’absence d’un sac de protection pour le transport
  • L’absence d’un port casque
  • Le faible volume du Bluetooth, obligeant à fortement augmenter le volume
  • Le made in China

En conclusion, l’usage confirme mon choix: la radio répond pleinement à ce que j’attends d’elle. Malgré sa taille compacte, la qualité du son ainsi que la réception DAB+ sont au rendez-vous.

 

 

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Pièces de Tetris lumineuses géantes avec Arduino et des Neopixels

Le choeur secondaire de mon école a monté, pour son dernier spectacle « Svetlana et le Krock ». Il s’agit d’un petit conte musical, onirique et poétique, ou Svetlana, adepte des jeux vidéo et des écrans, rencontre le Krock, échappé de l’écran de sa télévision.

Comme toujours, Blandine, l’enseignante, a soigné la mise en scène, les décors et l’éclairage. C’est là où j’interviens, avec la création de deux pièces de Tetris géantes et lumineuses; le L et le T. Le L fait 1.80m de haut, le T en fait 1,20m. Chaque cube fait 60cm de côté. Contrainte supplémentaire: les élèves doivent pouvoir s’asseoir et monter sur les pièces. L’objectif était de déclencher un waouh effect auprès du public.

Voilà donc la base de la structure, réalisée en 3 plis et en lambourdes.

Les faces sont en pavatex, découpées à la découpeuse laser et encollées ensuite avec du papier calque. Pour réaliser ces décors, j’ai été aidé par mes élèves de l’OCOM Technologie 10H. Nous avons réalisé les découpes au FabLab de la HEPL.

Le montage de la structure a été réalisé en partie par moi et en partie par mes élèves.

Les pièces de Tetris devaient pouvoir changer de couleur durant le spectacle, pour s’adapter aux chants et à l’éclairage de la scène. Les pièces devaient aussi pouvoir être multicolores. Cela implique donc l’usage de bande de LEDs Neopixel. Chaque LED peut être commandée individuellement et donc recevoir une couleur individuellement, sans que ses voisines ne soient impliquées.

Les élèves ont soudé entre elles les bandes de Neopixels. Et c’est là que nous avons eu le plus de problèmes: les fils de connexion entre chaque bande étant trop rigides et les soudures fragiles, nous avons du reprendre de nombreuses soudures. Les bandes ont ensuite été mises en place dans les cubes.

Pour l’alimentation, et c’est sous doute la principale erreur, j’ai penser prendre des bandes de Neopixels en 5 Volts, au lieu des 12 habituel. Les Arduino permettant le contrôle des LEDs étant aussi en 5 Volts, cela simplifiait l’alimentation, ce d’autant plus que je voulais rendre les cubes autonomes, avec un fonctionnement sur batterie. Au final, cela n’aurait pas été nécessaire. Ainsi les LEDs et les Arduino étaient alimentés par des powerpacks.

Nous avons aussi fabriqué avec les élèves des powerpacks, pour les tests, afin de pouvoir avoir toujours suffisamment de packs chargés. Il faut en effet 5 packs pour alimenter les deux pièces de Tetris. C’est là où nous avons rencontré le plus grand problème: comme les LEDs sont alimentées par un faible voltage, le courant est proportionnellement plus important, selon la loi d’Ohm. Et j’ai très largement sous-estimé la consommation de chaque Neopixel (mes données concernaient en fait la version 12 Volts). Du coup, il a fallu réalimenter plusieurs fois le long des bandes (jusqu’à 4 fois pour le L), les Neopixels. Or, ceux-ci sont très sensibles. Chaque partie devait se retrouver sur une masse commune avec l’Arduino. Le moindre défaut de masse, le moindre parasite et la séquence d’allumage posait problème. Si sur le T, qui ne contient rien de moins de 354 Neopixel, nous n’avons pas rencontré de problème majeur, le L, lui, avec ses 416 LEDs est beaucoup plus instable. Les couleurs pures (rouge, vert, bleu) passent bien. Dès qu’on entre dans des couleurs composées (le violet, par exemple), nécessitant l’allumage du rouge et du bleu en même temps, nous avions parfois des problèmes. Une LED Neopixel est en effet composée de 3 minuscules LED, une rouge (R), une verte (G) et une bleue (B), raison pour laquelle on les appelle des LEDs RGB.

A l’origine, le passage d’une séquence à l’autre était commandé par un bouton-poussoir sur le cube, connecté en pull-up à l’Arduino. Deux élèves avaient la charge d’appuyer sur les boutons de chaque cube au moment idoine.

Mais suite à des erreurs lors de la première représentation, mes élèves et moi avons créé une sorte de télécommande à fil avec 4 boutons-poussoirs: deux pour chaque cube. L’un de bouton servait à passer à la séquence suivante, l’autre à revenir en arrière en cas d’éventuelle erreur. Il a donc fallu ajouter à l’Arduino un second circuit en pull-up. Pour la seconde représentation, j’étais donc en arrière-scène pour déclencher les séquences.

Au final, les cubes ont été habillés des faces ajourées avec du papier calque comme élément diffuseur.

Un grand merci à Blandine, l’enseignante de musique, qui s’est beaucoup investie pour ce spectacle, mais aussi à la fabrication des cubes (je ne connais pas beaucoup d’enseignantes de musique qui sache aussi faire de la soudure électronique). Merci aussi à Adrienne et Christophe du FabLab de la HEPL, aux élèves de ma classe d’OCOM Tech 10H et aux élèves du choeur.

Les codes Arduino pour commander le L et le T peuvent être téléchargés ici: Krock. Au final, j’ai réalisé le code, mais mes meilleurs élèves ont pu travailler durant l’année avec des Neopixel et des Arduino pour tester le tout.

Pour terminer, voici un petit medley du spectacle, avec les différents effets.

En conclusion, voici quelques conseils si vous vous lancez dans un projet Neopixel:

  • On peut sans problème alimenter jusqu’à 50 Neopixel en 5V avec une powerpack 2.1A. Au-delà, prévoir des Neopixels 12 V ou une alimentation secteur 5V/10A.
  • Si vous devez connecter en parallèle plusieurs bandes de Neopixel, connectez-les à une terre (GND) commune et n’oubliez pas d’y connecter dessus l’Arduino. Soignez la connexion!
  • Pour relier les bandes de Neopixel entre elles, choisissez du fil multibrin, plus souple que le monobrin.
  • N’utilisez pas de fil trop fin pour relier les bandes entre elles. Du 22AWG va bien.

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La surprise des redditions de matériel

Lorsqu’on finit son service militaire, on est censé « rendre ses pattes », soit son matériel militaire (à l’exception, bien souvent, du fusil d’assaut). A l’école, on n’y déroge pas non plus. Les élèves rendent leurs livres à l’économat et les enseignants rendent leurs clés et leur matériel pédagogique prêté, lorsqu’ils quittent l’établissement ou l’enseignement. Et parfois, on a des surprises. Voici la collecte du jour en provenance d’enseignants de langues:

Un iPod et son haut-parleur bluetooth et… un walkman. C’est là qu’on se dit que dans l’école vaudoise, tous les élèves ne sont pas logés à la même enseigne en matière de MITIC et d’outils! Et cela dans le même établissement! Pourtant, ce n’est pas la faute de l’école: des iPod, j’en ai en suffisance pour les profs de langue.

 

PS: à donner, une dizaine de walkman

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[Liseuse] Kobo Aura One: définitivement la meilleure liseuse

Des liseuses Kobo, j’en ai eu déjà 4 dans les mains, avec un peu de bonheur, quelques malheurs et de nombreuses morts subites. J’ai décidé de laisser une dernière chance à la marque et j’ai acquis une Kobo Aura One. Il y a longtemps que je voulais écrire un article sur mon expérience avec cette liseuse. Mais échaudé par tellement de pannes définitives (souvent pas prises par la garantie) dans les 6 mois après l’achat de la liseuse, j’ai attendu plusieurs mois avant de me mettre à rédiger cet article.

Reprenons les principales caractéristiques techniques qui font sa spécificité et voyons ce que cela implique sur l’expérience de lecture.

 

L’écran

L’écran de 7.8 pouces CARTA e-ink d’une résolution de 1872 x 1404 pixels, soit 300 dpi, est le plus grand disponible actuellement pour une liseuse. Dans les faits, cela offre une surface de lecture comparable à celle d’une page d’un livre de poche, mais avec une qualité de lecture bien supérieure à leur piètre qualité d’impression.

Son contraste est impressionnant; on se retrouve avec une écriture pratiquement noir sur un fond presque blanc. Bref, on a le tout haut de gamme de l’écran e-ink. A l’usage, et surtout quand on apprécie de lire avec de gros caractères, c’est très agréable d’avoir des lignes aussi longues. La justification du texte est alors beaucoup plus naturelle que sur une liseuse de petite taille. Revers de la médaille: ça consomme! L’autonomie par rapport à mes précédentes Kobo est clairement en berne. Le choix a manifestement été fait de ne pas alourdir à l’excès la liseuse avec une batterie trop importante. Cela se confirme avec cette photo de la Kobo Aura One, issue du site italien HDblog.it:

Source: HDblog.it

En zoomant sur la batterie, on constate qu’elle n’est plus que de 1200 mAh, contre 1500 mAh pour les modèles précédents (Glo, Aura H2O,…). Si la surface de la batterie est plus importante que sur les précédents modèle, elle semble par contre beaucoup plus fine. C’est manifestement le prix à payer pour la finesse de la liseuse, quand on la pas la capacité financière d’un Apple pour faire réaliser ses batteries sur mesure.

A cela, il faut ajouter que plus l’écran est grand, plus il lui faut de LEDs pour l’éclairer, ce qui réduite encore l’autonomie.

 

L’éclairage

Eclairer de manière uniforme de manière incidente un écran de cette taille est un gageur, à laquelle la Kobo Aura One s’en sort vraiment très bien. Toujours selon le site HDblog.it, l’éclairage est réalisé par 9 LEDS blanches et 8 LEDs RGB. Et c’est dans ces dernières que réside la grande nouveauté: le ComfortLight PRO. Il s’agit de la possibilité de moduler la couleur de l’éclairage en fonction de l’heure, afin de supprimer la lumière bleue qui empêche la sécrétion de mélatonine, nécessaire à l’endormissement. Or, soit par réglage manuel, soit automatique en fonction de l’heure, la couleur de l’écran va devenir toujours plus orangé, jusqu’à pouvant atteindre un rouge sombre.

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Cette fonction est clairement le plus grand avantage de la Kobo Aura One pour les lecteurs nocturnes, dont je fais partie. L’éclairage incident est déjà beaucoup plus confortable que la rétroluminescence des tablettes du style iPad, mais la combinaison lumière orange et la possibilité de régler la luminosité à un niveau très faible permet de lire très confortablement dans le noir total… sans déranger la personne qui dort à ses côtés.

A l’usage, je peux confirmer que ce n’est pas un argument marketing. C’est jusqu’à maintenant l’écran le plus confortable pour lire que j’ai pu tester. Petite touche de confort supplémentaire: contrairement aux autres liseuses Kobo que j’ai eues entre les mains, il n’y a pas de cadre proéminent autour de l’écran: celui-ci va d’un bord de la liseuse à l’autre. C’est vraiment confortable à l’usage et cela accroît l’impression de finesse. Mais attention: cela implique une fourre de transport pour ne pas l’abîmer.

 

L’étanchéité

Quand on a goûté une fois à une liseuse étanche, plus possible de s’en passer! Loin du gadget, c’est un vrai plus. Songez seulement à quel point certains d’entre-nous maltraitent leurs livres de poche: lecture dans le bain, au spa, dans des environnements tropicaux avec une humidité de 100%, à la plage, à la piscine, voire sous la pluie ou en plein brouillard écossais. Bref, partout où vous hésiteriez à utiliser votre iPhone, vous pouvez y aller avec votre Kobo Aura One (évitez quand même les saunas et hamams…). Expérience faite avec la Kobo Aura H2O, au retour de la plage, à Barcelone, pleine de sable, il m’a suffit de la passer sous un robinet d’eau froide pour la retrouver propre et nette. L’étanchéité, c’est la tranquillité d’esprit. Si la Kobo Aura H2O avait un petit cache de caoutchouc pour protéger les ports (ce qui me donnait une confiance relative en la chose, même jamais cela à toujours parfaitement fonctionné), la Kobo Aura One laisse son port USB à l’air… et à l’eau. Charge à l’utilisateur d’attendre qu’il soit bien sec avant de le brancher. Cela implique aussi la disparition du port micro-SD… Lorsque j’ai acheté ma première Kobo Aura H2O, j’ai directement pris une carte micro-SD de 32 Go… dans les faits jamais utilisés. Les 8 Go de la Kobo Aura One permettent largement de faire tenir 6’000 livres au format ePub. Moi, ma bibliothèque contient un peu plus de 3’000 livres. Je la gère avec l’excellent et indispensable Calibre. Sur la liseuse, j’ai en permanence une centaine d’e-books. Dans les faits, le port SD est superflus.

Pour en revenir à l’étanchéité, c’est devenu pour moi une condition sine qua non pour l’achat d’une liseuse.

La liseuse répond à la norme IPX8. Cela signifie qu’elle résiste à une immersion d’une heure à 2 mètres de profondeur, mais n’est pas protégé contre l’introduction de poussières. Cela paraît incongru. En réalité, la liseuse de Kobo n’est pas étanche; l’eau peut s’infiltrer, mais elle ne causera pas de dégâts, car la liseuse est protégée par un nanofilm de protection de la firme HZO.

C’est pourquoi la petite protection en caoutchouc a disparu. La Kobo Aura H2O était vraiment étanche. La Kobo Aura One est protégée contre l’eau et l’humidité. Est-ce que cela change quelque chose? Pour ma part, avec la Kobo Aura One, je me méfierais de l’eau de mer, salée. Après usage en milieu maritime, je la plongerais dans un grand bac d’eau claire.

 

L’ergonomie

La prise en main de la Kobo Aura One est excellente. Les gros défauts de la Kobo Aura H2O ont été corrigés. Cette dernière avait une surface arrière non plane qui, lors de transport en sac, exerçait des contraintes sur les bords de l’écran au point de le briser. Cela m’est arrivé une fois, naturellement pas pris en charge par la garantie. La liseuse avait 3 mois…

Ce problème a été réglé avec la Kobo Aura One, puis qu’on a un dos plat.

Ce dos est en plus doté d’un revêtement caoutchouté très agréable. Entre l’écran bord à bord et le dos, on corrige l’un des autres défauts de la Kobo Aura H2O, à savoir les traces de doigts qui marquaient toute la liseuse. La prise en main est vraiment excellente, qu’on soit droitier ou gaucher. Il n’y a qu’un seul bouton, qui sert à l’allumage, extinction, mise en veille.

Si l’interface, mise en place par la dernière mise à jour du firmware, est très décriée par la communauté Kobo, elle apporte néanmoins un outil qui me paraît indispensable pour tout appareil mobile: un verrouillage par un code personnel. Pour ma part, j’estime que le contenu de ma bibliothèque, qu’elle soit numérique ou physique, ainsi que mes lectures, sont des données particulièrement personnelles. Même s’il y a de fortes chances que Kobo sache tout de ce que je lis… même si les e-books ne proviennent pas de chez eux…

Voici ce qu’on trouve, sans surprise, dans les conditions générales de Kobo:

  • We may record information about Your usage, such as when and how often You use the Kobo Service as well as information You display or click on within the Kobo Service (including UI elements, settings, and other information.

Et tout aussi important:

  • We will collect, use or disclose Your personal information only with Your knowledge and consent, except where required or permitted by law or this Policy.

Kobo est une entreprise canadienne. Mais à quelles loi ou police répond-elle?

Un des moyens les plus simples de se protéger de divulgations d’informations personnelles est de désactiver la connexion WiFi de la Kobo et de gérer toute sa bibliothèque avec Calibre. Hors ligne. Et pour les plus paranoïaques (j’en connais…) ou aventureux, il est possible d’installer un firmware open source: https://github.com/koreader/koreader/wiki/Installation-on-Kobo-devices.

 

Quelques moins

Kobo est très radin et peu réactif au niveau de son firmware et de son interface. Au niveau outils, on n’a que le strict minimum; au mieux, un navigateur web minimaliste (à peine mieux que Mosaic, pour ceux qui l’ont connu…). Les dictionnaires sont minimalistes, les outils de prise de notes aussi. Aucune possibilité de synchronisation Dropbox. Bref, si au niveau matériel, on a du tout bon, niveau logiciel, on a du service minimum… limite foutage de gueule, vu le prix. Comparé à l’écosystème Amazon des Kindle, on est bien pauvre, même si la Kobo lit une bonne quantité de formats de fichiers différents (ce qui n’est pas le cas des Kindle…).

Soyons clairs: pour ce qui est de la lecture: rien à redire. C’est quand même le rôle principal d’une liseuse. Mais définitivement, vous resterez prisonniers de Calibre et de votre câble USB. Il suffirait pourtant de si peu pour faire de la Kobo l’outil parfait. Une synchro DropBox, une vrai intégration des réseaux sociaux (pour les freaks)… avec une petite app AppleWatch, ça me donnerait presque le prétexte pour m’en acheter une.

 

Le petit plus

Soyons clairs: je suis fermement contre les DRM. Quand j’ai acheté le dernier Fred Vargas (très moyen, selon moi) protégé par des DRM, j’ai immédiatement téléchargé une version pirate dans DRM. On arrive au paradoxe suivant: pour garder sa liberté, l’e-reader doit acheter un fichier bourré de DRM, puis le pirater pour le lire l’esprit tranquille.

Est-ce qu’il y a un avantage à ces DRM? Indirectement oui. De nombreuses bibliothèques romandes, comme la BCU ou la bibliothèque municipale de Lausanne prêtent gratuitement des e-books, à condition que la liseuse soit compatible Adobe Digital Editions. Cela exclut directement les Kindle, mais pas les Kobo. Sincèrement, si les DRM sont le prix à payer pour pouvoir emprunter gratuitement auprès de bibliothèques publiques des e-books, je suis prêt à l’accepter. Et sincèrement, cela fonctionne plutôt bien.

 

Conclusion

La Kobo Aura One est, à mon avis, la meilleure liseuse sur le marché. Elle a un énorme avantage qui est aussi son principal inconvénient: la taille de son écran. C’est un confort maximum pour la lecture, mais par contre, la liseuse est trop grande pour aisément passer dans une poche de jeans ou de veste. La Kobo Aura One reste avant tout une excellente liseuse à domicile, transportable.

Pour les plus mobiles d’entre-vous, Kobo vient d’annoncer la Kobo Aura H2O edition 2. Il s’agit du clône de la Kobo Aura One, mais avec un écran de 6.8 pouces. Le prix entre la Kobo Aura One et la Kobo Aura H2O edition 2 est très proche. e choix se fera donc sur le besoin de transport de la liseuse: lire principalement à la maison: Kobo Aura One. Lire en déplacement: Kobo Aura H2O edition 2.


[Imprimante 3D] Ultimaker Extrusion Upgrade Kit: comment transformer une Ultimaker 2 en 2+

Ceux qui utilisent une imprimante 3D Ultimaker 2 ont remarqué qu’elle est maintenant vendue sous la dénomination Ultimaker 2+. Il s’agit en réalité d’une évolution majeure. On y trouve un nouvel extrudeur, corrigeant les faiblesses de l’ancien (qui a tendance à patiner), un système de fixation de la vitre sur le plateau chauffant qui ne nécessite pas d’outil ou de se casser les ongles pour retirer la vitre et enfin une nouvelle tête d’impression avec un refroidissement optimisé. Mais cette tête est surtout équipée de l’Olsson Block, une invention d’un membre de la communauté Ultimaker. L’Olsson Block permet de changer les buses de l’Ultimaker pour d’autres avec un diamètre différent. On peut ainsi imprimer avec des buses de 0.25mm (impression de grande finesse), 0,4 (buse actuelle), 0.65 et 0.8mm pour du prototypage rapide. Surtout, en cas de buse bouchée, le démontage est extrêmement simple: il suffit de la dévisser.

Ultimaker a eu la bonne idée de vendre un kit d’extension pour transformer une imprimante 3D Ultimaker 2 en 2+. Le kit est onéreux (570 CHF, disponible à la CADEV), mais il est très complet:

Une fois le carton ouvert, on constate qu’on va avoir du travail pour mettre en place le kit…

On trouve un nouvel extrudeur, avec (enfin!) un levier pour débloquer le filament.

Une nouvelle tête, avec des ventilateurs disposés autrement.

Et enfin, les buses interchangeables (la 0.4mm est déjà montée sur la tête).

On trouve en ligne un mode d’emploi en français pour monter le kit.

Après une heure de travail, l’Ultimaker 2 retrouve une nouvelle jeunesse. Il ne faut pas oublier de modifier les paramètres dans Cura et d’envoyer le nouveau firmware. Pour terminer, le tout dernier bénéfice est que l’agaçant petit ventilateur qui tourne en contenu derrière la tête d’impression avec un bruit qui dérange en classe est maintenant presque silencieux!

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[IMPRIMANTE 3D] Du plastique pour économiser du plastique

Ou comment hacker un appareil Soda Stream avec une imprimante 3D.

 

J’ai toujours aimé l’eau gazeuse, rafraîchissante et désaltérante. Quand j’étais jeune, ce n’était pas compliqué: nous avions des bouteilles en verre, consignées. Une fois vides, on les ramenait au magasin en échange de la consigne (50 centimes). La bouteille avait alors plusieurs cycles de vie: lavée, puis reremplie, elle finissait finalement sa vie en verre recyclé; donc en nouvelle bouteille. Pour les petits contenus, c’était la canette d’alu qui était utilisée.

Vers la fin de mon adolescence, quand sont apparus les premiers ice tea, on a aussi vu apparaître les premières bouteilles en PET (en 1992). Ici, il s’agit de plastique, à base de pétrole. Il faut en effet 1.9 kg de pétrole brut pour fabriquer 1 kg de PET. En Suisse, le taux de recyclage est excellent. Rien qu’en Suisse, ce sont 1,3 milliard de bouteilles qui ont été récupérées en 2015! Cela fait plus de 150 bouteilles pour chaque habitant de ce pays et par année! En tout, cela représente 36’000 tonnes de PET, soit presque 70’000 tonnes de pétrole utilisées pour produire ces bouteilles. Cela correspond au poids de 7’000 RadioBus!

C’est d’autant plus aberrant pour l’eau en bouteille, sachant que l’eau du robinet est d’excellente qualité en Suisse. Celle de la maison est de l’eau de source non chlorée, qui plus est. Seulement voilà; j’aime l’eau gazeuse. J’ai donc finalement fini par acheter un appareil Soda Stream, qui permet de gazéifier l’eau.

 

Là aussi, les bouteilles sont en PET, plus épaisses, plus lourdes, particulièrement moches et surtout EXCESSIVEMENT ONÉREUSES! Deux bouteilles (vides…) coûtent 20 CHF!

Et évidemment, impossible d’utiliser une bouteille et PET d’eau minérale; très intelligemment, Soda Stream a créé son propre format de pas de vis et de goulot, pour bien rendre ses appareils incompatibles avec le standard des autres bouteilles. Ainsi, le client est obligé d’utiliser ses très chères bouteilles.

Ni une, ni deux, un petit tour sur Thingiverse me permet de trouver un adaptateur bouteille d’eau minérale pour Soda Stream à imprimer.

Et après une heure d’impression 3D, ça marche:

Je peux donc réutiliser mes bouteilles en PET en les remplissant d’eau gazeuse, sans avoir besoin d’acheter les bouteilles Soda Stream.

 


Petit exercice d’éducation aux médias numériques

J’ai vu passer sur Facebook une vidéo très intéressante:

Elle se trouve ici: https://brunobertez.com/2017/03/28/macron-decode-par-un-gamin-bien-plus-fort-que-fillon-faites-circuler-un-sacre-travail/

Le contenu est circonstancié, à charge (non mais franchement, vous pensiez vraiment que Macron était meilleur que les autres?). Mis à part des commentaires et avis personnels très peu professionnels, cette vidéo est d’une bonne facture. Passons-là donc au filtre d’analyse des médias des 3QPOC. Et là, ça commence à coincer.

Primo: qui a réalisé cette vidéo? Qui est filmé? Aucune source, aucune information. Simplement, cette vidéo est publiée sur le blog de Bruno Bertez. Petit résumé Wikipedia: « Bruno Bertez, né en septembre 1944, est un patron de presse français spécialiste de l’information financière. Patron d’un groupe de presse spécialisé dans l’économie et la finance, il fonde le quotidien La Tribune. Il écrit régulièrement dans le quotidien des affaires suisse, L’Agefi. Il est blogueur régulier des sites d’information Blog à Lupus, brunobertez.com, Atlantico et Lesobservateurs.ch. » Et oui, un financier, qui contribue régulièrement au site lesobservateurs.ch, très à (l’extrême) droite (http://www.hebdo.ch/…/le-site-les-observateursch-va-t…). Bon. Cliquons sur le lien youtube de la vidéo. Oh surprise (non, en fait, pas tant que cela…). On tombe sur la page youtube officielle de Marine le Pen 2017. [EDIT: Il ne s’agit pas de la chaîne YouTube officielle de Marine le Pen, mais d’une chaîne animée par un militant, semble-t-il]. https://www.youtube.com/watch?v=9FyWTNBpe_s.

Mais c’est trop simple. J’ai donc recherché l’origine réelle de la vidéo et j’ai fini par trouver. Elle provient de la chaîne YouTube Trouble Fait, qui a la particularité de faire du facts checking. Et lorsqu’on va sur la page de la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=1xjq2qV5geU, là, tout change: les sources sont citées.

 

Très intéressante et très belle démonstration de l’honnêteté intellectuelle des militants du Front National (mais est-ce si étonnant?): ils ont simplement ripé la vidéo pour l’intégrer sur leur chaîne YouTube, sans aucun crédit à l’auteur original. En passant, ils empochent aussi les revenus publicitaires. Et si la vidéo originale totalise à cette heure presque 113’000 vues, celle de MLP 2017 en est déjà à presque 42’000 vues. Et surtout, l’espace commentaire est un vrai défouloir.

Est-ce que les militants du Front National relaieront aussi une vidéo de Trouble Fait sur Marine le Pen, pour peu qu’elle existe un jour?

 

[EDIT] A propos de l’article Wikipedia sur Bruno Bertez

Bruno Bertez semble être un personnage assez controversé, à défaut d’être controversant. Il publie des articles sur des nombreux sites et blogs controversés. L’article wikipedia qui lui est consacré est au contraire très lisse. Petit complément d’enquête.

Dès qu’on lit un article Wikipedia sur une personne ou un sujet un tant soit peu controversé, il faut impérativement vérifier la page « Discussion »:

On y trouve tous les débats entre les auteurs sur le sujet. Parfois, ce sont de véritables batailles rangées qui y ont lieu. Ici, rien à signaler. Allons donc jeter un oeil dans l’historique:

Et là, c’est très intéressant. L’article a été créé en 2012 par un utilisateur ayant le pseudo Tango Panaché. Sa page semble montrer qu’il est spécialisé dans les sujets économiques. C’est un gros contributeur de Wikipédia (plus de 30’000 contributions). On peut donc le considérer comme relativement fiable. Mais plus intéressant, à peine créé, l’article a été modifié par des utilisateurs anonymes:

Et là, l’adresse IP 88.187.152.49 apparaît plusieurs fois. Voyons donc où pointe cette adresse, via une recherche sur https://www.iplocation.net. L’adresse IP pointe vers Jouy-le-châtel, en France:

Un petit doute s’installe… ah oui, il y a bien un Bruno Bertez qui habite Jouy-le-châtel.

De là à penser que Bruno Bertez modifie lui-même l’article qui lui est consacré… en fait, il ne s’en cache pas:

A sa décharge, il a surtout effectué quelques corrections mineures et ajouté quelques précisions. Ses activités sur sa propre page ne semblent pas prêter à polémique. Selon les règles de Wikipédia, rien n’empêche un utilisateur de créer ou modifier une fiche à son nom. Mais cela n’est pas recommandé. Il convient donc de toujours prendre du recul avec les articles de Wikipédia.

 

 

 


Education aux médias: ressources

En cette ère d’alternative facts, outre une bonne relecture de 1984 et de Fahrenheit 451 (ce qui évite d’avoir à lire Technique du coup d’état), il est important d’apprendre à nos élèves à réaliser une recherche correcte et à critiquer ses sources; en particulier sur Internet.

Le Québec s’est penché sur la question et a mis à disposition d’excellents outils à travers ce site web: http://www.faireunerecherche.fse.ulaval.ca

On y trouve en particulier des affiches pour la classe:

Processus d’une recherche:

 

Et une sur la technique des 3QPOC pour évaluer un site web:

Très intéressant aussi, une grille d’évaluation d’un site web, disponible aussi au format Word pour que l’enseignant puisse l’adapter à ses besoins:

Les outils existent; il n’y a plus d’excuse pour ne pas apprendre à nos élèves à faire des recherches efficaces et critiques!


[MAC] Se passer des sessions distantes et faciliter les connexion aux serveurs/NAS

Mac OSX Server est en train de végéter et les sessions distantes de crever. Ce qui était à la grande époque une idée géniale, à savoir son environnement de travail entièrement sauvegardé sur un serveur et chargé lors de l’ouverture d’une session, est devenu un enfer. Il faut parfois 15 minutes pour que les élèves d’une classe arrivent tous à ouvrir leur session. Autant dire que cela condamne définitivement la technologie.

Il est possible de se connecter à ses dossiers partager, mais cela nécessite un cmd-K, de connaître l’IP du serveur et de sélectionner tous les dossiers désirés. Et cela implique surtout de ne pas cliquer sur la case « Conserver ce mot de passe dans mon trousseau ». Or, les utilisateurs ont souvent le réflexe de tout cocher… ce qui donne à tout le monde qui passe ensuite sur l’ordinateur l’accès au contenu des documents partagés. Plutôt fâcheux quand il s’agit de la session d’un enseignant avec toutes ses évaluations et les examens en préparation…

Bref, pour moi, c’est un risque à ne pas prendre. J’ai donc créé des petites applications avec Automator et un peu d’AppleScript:

Cette application se lance au démarrage de la session. L’utilisateur est alors invité à entrer son nom d’utilisateur:

Ensuite, il entre son mot de passe:

Le script se charge alors de se connecter au serveur, de s’authentifier, sans risque d’enregistrer le mot de passe, et enfin de monter le dossier partagé de l’utilisateur ainsi que le dossier partagé commun « Ecublens ».

Voici ce qui se cache derrière le script:

on run {input, parameters}
	set username to text returned of (display dialog "Entrer votre nom d'utilisateur " with title "Connexion au serveur" with icon stop default answer "")
	set pswd to text returned of (display dialog "Entrer votre mot de passe " with title "Connexion au serveur" with icon caution default answer "" with hidden answer)
	
	set sfiles to "afp://" & username & ":" & pswd & "@10.90.145.5/Ecublens"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
	set sfiles1 to "afp://" & username & ":" & pswd & "@10.90.145.5" & "/" & username
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles1
	end tell
	
	return input
end run

La partie set sfiles to « afp:// » & username & « : » & pswd & « @10.90.145.5/Ecublens » Permet de s’authentifier et de se connecter à l’IP du serveur, pour monter le dossier partagé Ecublens.

La partie set sfiles1 to « afp:// » & username & « : » & pswd & « @10.90.145.5 » & « / » & username permet de s’authentifier, de se connecter au serveur pour monter le home directory au nom de l’utilisateur.

Dans Automator, on demande à l’ouverture la création d’une application. Il suffit ensuite de trouver l’action Exécuter un script AppleScript et d’y coller le script:

Une fois terminé, pour ma part, je fais un export et je signe l’application avec mon ID de développeur Apple. Cela permet à Mac OS d’identifier l’application comme fiable.

 

Dans les collèges primaires, j’ai mis en place un partage de fichier avec un NAS Synology dans chaque collège. Le script est presque le même:

 

on run {input, parameters}
	set username to text returned of (display dialog "Entrer votre nom d'utilisateur " with title "Connexion au serveur Croset" with icon stop default answer "")
	set pswd to text returned of (display dialog "Entrer votre mot de passe " with title "Connexion au serveur Croset" with icon caution default answer "" with hidden answer)
	
	set sfiles to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5/Croset"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
		set sfiles to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5/Eleves"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles
	end tell
	
	set sfiles1 to "smb://" & username & ":" & pswd & "@10.89.157.5" & "/" & "home"
	tell application "Finder"
		activate
		mount volume sfiles1
	end tell
	
	return input
end run

On constate néanmoins une différence de taille: avec un NAS Synology, le home directory de l’utilisateur s’appelle home, ce qui se retrouve dans le code set sfiles1 to « smb:// » & username & « : » & pswd & « @10.89.157.5 » & « / » & « home ».

Je l’avoue, c’est pas très propre, comme méthode; mais c’est efficace et à la portée de tous!

Ceux qui veulent bidouiller les applications (à ouvrir dans Automator) peuvent les télécharger à cette adresse: http://www.ecub.info/?page_id=1481


[ASTUCE MAC/PC] Récupérer un fichier audio corrompu

Voici encore une astuce « made in Radiobus« . Il arrive parfois que l’on se retrouve face à un fichier audio corrompu et illisible. C’est d’autant plus embêtant quand il s’agit d’une interview réalisée par des élèves. Alors avant de renvoyer les élèves interviewer à nouveau la personne, voici une petite astuce qui permet dans certains cas de récupérer un fichier audio corrompu et illisible.

Voici un fichier audio, issu d’un enregistreur numérique Roland et corrompu. Impossible de le lire ou de l’ouvrir.

Lorsqu’on réalise un cmd-i dessus, afin d’avoir un peu plus d’informations, on se rend compte que le fichier fait 40 Mo. Il y a donc quelque chose dedans! Cela peut être du bruit blanc, mais cela peut aussi être l’interview recherchée.

Le fichier est correctement reconnu comment étant au format Audio Waveform, avec un taux d’échantillonnage de 44100 Hz en 16 bits. C’est plutôt encourageant.

Au RadioBus, nous avons l’habitude de travailler avec Amadeus. Le logiciel est payant et assez cher, mais il gère une grosse quantité de formats audio. Dans ce cas, rien à faire.

Essayons donc avec du lourd: import dans Logic Audio Pro. Même résultat.

Voici deux méthodes qui ont fonctionné dans ce cas, les deux à base de logiciels open source.

Audacity

Audacity est un logiciel open source d’enregistrement et d’édition audio. Il est disponible à cette adresse: http://www.audacityteam.org

Disons-le tout de suite: pour un utilisateur Mac, habitué aux interfaces sobres et léchées, Audacity tient lieu du cauchemar.

Du reste, une ouverture du fichier corrompu dans Audacity n’a donné aucun résultat. Mais il y existe une fonction d’import très puissante: l’import de données brutes (RAW). Dans ce cas, le logiciel ne va pas trop s’embarrasser de regarder la cohérence de ce qu’il importe. Digne de la tradition du Far West, il importe et pose éventuellement les questions après. Cette fonction se trouve dans le menu Fichier/Importer/Données brutes (RAW)… Et là, cela fonctionne! Le fichier est parfaitement lisible. Il ne reste qu’à exporter au même format (ici du WAV) sous Fichier/Exporter l’audio… et choisir le format voulu.

 

VLC

VLC, c’est le couteau suisse audio/vidéo. Le logiciel est disponible à cette adresse: http://www.videolan.org

Si un fichier audio ou vidéo est lisible, il est pratiquement sûr que VLC sera en mesure de le lire. Contrairement à Audacity, dont l’interface semble être conçue pour décourager le néophyte, afin de rester entre « gens-qui-savent », VLC est très agréable d’utilisation. Il dispose en outre d’un module de conversion qui nous sera utile. Dans les faits, VLC arrive sans problème à ouvrir et lire notre fichier audio.

L’interview est donc bien là. Il reste à pouvoir la récupérer. Pour cela, dans VLC, il suffit d’aller dans le menu Fichier/Convertir / Diffuser… Une fenêtre demande alors de localiser le fichier à convertir ainsi que le format de sortie et l’endroit de sauvegarde.

Dans le cas de notre fichier, cela donne ceci:

Et une fois le fichier enregistré, il est parfaitement lisible et prêt à être travaillé dans GarageBand.

 



Oups!

Ah merde! Je suis mort et personne n’a pensé à me prévenir!