Étiquette : imprimante 3D

Dessin vectoriel sur Mac

La star du dessin vectoriel, c’est sans conteste Adobe Illustrator. Mais son prix est inabordable pour nos écoles. Le master cantonal est fourni avec Intaglio. Je trouve ce logiciel particulièrement onéreux par rapport aux peu de fonctions qu’il offre. C’est une version à peine améliorée du module vectoriel de l’ancien AppleWorks. Il n’importe ni n’exporte au format SVG. Il n’y a pas d’outil de vectorisation. Quand on y importe une image au format EPS, elle n’est pas modifiable. Il la reconnaît comme une image rectangulaire, et pas comme une somme de points d’ancrage.

Essayez de modifier la couleur du tracé... vous pouvez vous brosser!

Essayez de modifier la couleur du tracé… vous pouvez vous brosser!

Si on veut intervenir sur un dessin vectoriel, Intaglio est complètement inutile. Je me demande du reste s’il a une quelconque utilité…

Mea culpa: j’ai finalement trouvé comment exploiter Intaglio pour épaissir un tracé. Ce que j’ai formulé ci-dessus est donc caduc. Cela ne modifie en rien ce qui suit, mais je révise mon jugement sur Intaglio: il dispose bien de certaines des fonctions dont j’ai besoin. Il y a donc une vraie complémentarité entre Intaglio, Vectoriseur d’Image et iVinci. C’est un trio gagnant!

J’ai besoin de vectoriser des dessins d’enfants, pour pouvoir ensuite les imprimer en 3D. J’ai aussi besoin de pouvoir, si nécessaire les modifier; par exemple pour augmenter l’épaisseur des tracés. J’ai donc été obligé de trouver des compléments à Intaglio, si possible à un prix modeste.

Le premier logiciel permet de vectoriser une image (idéalement au format PNG). Il s’agit du logiciel Vectoriseur d’Image (Image Vectorizer).

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Il ne coûte que 5 CHF et permet de facilement vectoriser un dessin d’élève préalablement scanné (que je retouche souvent un petit peu sous Photoshop Element, afin d’augmenter les contrastes).

Vectoriseur d_image

En général, je n’ai même pas besoin de modifier les réglages par défaut; ceux-ci faisant parfaitement l’affaire. Un export plus tard au format SVG, et je suis prêt à créer le dessin en 3D sur Tinkercad.com.

Parfois, comme c’est le cas de l’escargot ci-dessus, le tracé est un peu fin pour créer un objet solide. On pourrait l’épaissir en le retraçant avec un pinceau plus épais sous Photoshop Element, mais cela demande un travail minutieux, et on perd d’une certaine manière la spontanéité du trait de l’élève. Et si sur Illustrator, cela prend 10 secondes, on peut oublier de le faire sur Intaglio.

Sur Illustrator, on peut modifier facilement le tracé

Sur Illustrator, on peut modifier facilement le tracé

Tout comme Gimp est une version open source de Photoshop, il existe Inkscape pour remplacer Illustrator. Néanmoins, Inkscape est difficilement utilisable dans les écoles. Il nécessite X11, il est lent, poussif, et l’intégration au Mac est quasi nulle. Il est enfin complexe et surtout très peu stable. Bref, c’est un logiciel idéal pour dégouter à vie un enseignant d’intégrer les MITIC!

J’ai cherché une alternative si possible gratuite et je l’ai trouvée dans iVinci Express, la version gratuite de iVinci.

ivinci

Alors certes, ce n’est pas Illustrator. Néanmoins, il est gratuit, il permet l’import/export SVG et la modification de tracés vectoriels! Je ne lui demande rien de plus!

Sur iVinci Express, on peut modifier les tracés

Sur iVinci Express, on peut modifier les tracés

Pour moi c’est clair: iVinci Express fera partie de mon prochain master.

 

[EDITION] Quelques précision sur Intaglio

Sur la page web d’Intaglio, il est précisé que l’import/export en SVG est supporté. C’est en effet le cas, mais l’import n’est pas considéré comme un tracé, mais comme une image. Idem en EPS.

Mais à quoi peut donc servir Intaglio? Il a un avantage que les autres logiciels n’ont pas: il peut importer et convertir les documents vectoriels réalisés sur AppleWorks et ClarisWorks.


Dessins d’enfants transformés en tampons encreurs par une imprimante 3D

Après des heures de recherche et de tests, j’ai enfin réussi à transformer un dessin d’enfant en tampon encreur imprimé en 3D! Pour cela, il a fallu tester différents matériaux, lourdement modifier l’imprimante 3D pour lui permettre d’utiliser le matériau choisi (du FPE) et trouver la solution la plus improbable, mais aussi la plus fiable pour que le tampon adhère au lit d’impression. Mais le résultat en vaut la peine!

Tampon encreur imprimé en 3D

Tampon encreur imprimé en 3D

  • Passer du dessin au fichier 3D: 5 min
  • Impression du tampon: 30 à 45 min
  • Impression du support noir: 2 heures
  • Imprimante: ‪K8200‬/‎3DRAG‬
  • Dessin: Amélie

Malheureusement, cette activité n’est pas possible avec toutes les imprimantes 3D. Par exemple, les Cube 2 et Cube3 de Cubify n’acceptent pas le FPE comme matière.


Soft PLA: premiers essais

J’ai reçu la bobine de soft PLA commandée. J’ai fait les premiers essais en essayant de créer un tampon.

Avec un réglage de température à 200°C et un coefficient d’extrusion de 100%, cela donne un résultat assez mitigé:

Premier essai

Premier essai

Le second essai avec une température de 210°C et un coefficient d’extrusion de 105% est bien meilleur:

Second essai, collé sur un support

Second essai, collé sur un support

La matière, si elle s’imprime aussi facilement que du PLA reste néanmoins trop rigide pour faire des tampons corrects:

Essai de tampon

Essai de tampon

L’effet est un peu brouillon, mais reste sympathique.

Pour faire des tampons, je vais maintenant m’orienter vers une nouvelle matière: le Flex-Polyester (FPE). Quant au Soft PLA, il va pouvoir être utile pour des raccords souples, par exemple lors de la réalisation d’une articulation. On peut aussi envisager de l’utiliser pour imprimer des masques ou des pièces qui peuvent se coudre sur des habits, tout en restant flexibles. On peut enfin l’utiliser pour la réalisation de bracelets.


Le plastique, une ressource renouvelable!

Pour nos imprimantes 3D, nous utilisons principalement du PLA, soit du bioplastique, souvent réalisé à partir d’amidon de maïs polymérisé. Il a l’avantage d’être 100% biodégradable. Mais pourquoi importer du filament de Chine, alors que nous jetons et incinérons des tonnes de plastique? Pourquoi ne pas réutiliser ces déchets pour créer de nouveaux objets à l’aide d’imprimantes 3D? Ce n’est pas de la science-fiction, mais bien une réalité. Il suffit de peu de matériel pour y arriver, comme le montrent les exemples suivants:

http://www.preciousplastic.com/ et http://www.perpetualplasticproject.com/

Ce ne sont que des projets, mais déjà bien avancés!

Il va falloir changer notre vision du monde et considérer le plastique comme une ressource écologique renouvelable et non plus comme un déchet juste bon à incinérer.


LayWood

Voilà le résultat de la première impression en LayWood. Pour rappel, il s’agit d’un filament composé de plastique et de poussière de bois. Comme relaté dans le précédent article, j’ai utilisé un plugin pour le logiciel Cura qui permet de faire varier la température de l’extrudeur et donc de brûler plus ou moins le bois. Ainsi, on imite (tant bien que mal) les cernes de croissance du bois.

Test du filament LayWood

Test du filament LayWood

Pour une prochaine fois, j’utiliserai un remplissage plus important que 20%. Cela ne suffit pas; le hibou semble souple et trop léger. L’utilisation du filament est vraiment difficile; il se bouche régulièrement.


Premier essai du filament LayWood

Premier essai d’impression avec le filament LayWood, un aggloméré de plastique et de sciure.

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J’ai utilisé le plugin Wood pour le logiciel Cura. Ce plugin permet de faire varier la température d’une couche à l’autre, ce qui a pour effet de plus ou moins brûler les particules de bois. Cette technique permet d’imprimer aléatoirement des couches plus claires ou plus foncées, simulant un effet de veines de bois.

Si Cura et son plugin fonctionnent bien, la manipulation du filament est assez ardue. Le nez se bouche facilement et il ne faut pas laisser le filament dans l’extrudeur chaud, au risque de le brûler et de le boucher avec des particules de carbone. C’est ce qui est arrivé sur les premières couches: extruder bouché, qui s’est libéré d’un coup, relâchant un magma carbonisé (on le voit en bas à gauche de la photo).

 


Signes de fatigue

L’imprimante K8200 de l’école, particulièrement sollicitée, comment à présenter des signes de fatigue. Premièrement, aujourd’hui, et pour la première fois, le nez de l’extrudeur s’est bouché; la faute, semble-t-il, à une impureté dans le filament noir Velleman. La remise en état a été laborieuse.

Par ailleurs, j’ai constaté que la pièce de teflon supportant la tête d’extrusion avait tendance à fondre…

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La fixation de la tête est ainsi moins ferme. Je vais faire une demande à Velleman de remplacement sous garantie; mais pour le moment, leur forum de support est en panne…

Je commence à penser que la tête d’extrusion est une pièce qui doit être remplacée régulièrement. Le problème est qu’il est impossible d’acheter uniquement les pièces nécessaires. La tête d’extrusion se vend en une pièce au prix de 109.-.

Autre pièce qui donne des signes de fatigue: la petite roue dentée qui entraine le filament. Le pas de vis M3, taillé à même le plastique, a déjà lâché. J’avais donc taraudé en M4 et avait remplacé la vis par une autre à la bonne taille. Mais voilà que le nouveau pas de vis est aussi en train de lâcher. Je vais donc devoir percer à l’opposé un trou M3 avant de le tarauder en M4. L’autre solution consisterait à prendre une des roues dentées de réserve, qui n’a pas de trou et de la percer de part en part. Ainsi, tenue avec deux vis au lieu d’une, il y aurait moins de contraintes.


Filament souple disponible en Suisse

Conrad va vendre d’ici quelques jours deux nouveaux filaments souples.

Le premier est du PLA souple, au prix de 49.95.- les 750 grammes ou 107.95.- les 2 kg. La vidéo suivante permet d’appréhender la souplesse du matériau:

 

Le second matériau est commercialisé sous le nom de BendLay, au prix de 43.95.- les 750 grammes. D’après le site 3ders.org, sa souplesse se situe entre le PLA souple et l’ABS:

Source: http://www.3ders.org

Source: http://www.3ders.org

D’après ce qu’on peut observer, le PLA souple se comporterait plus comme du caoutchouc et le BendLay plus semi-rigide. Le seul moyen de savoir, c’est de tester. J’ai donc commandé une bobine de chaque matière.

L’idée est d’utiliser l’imprimante 3D pour créer des tampons encreurs (des stempels, pour les Suisses!) avec les élèves du Cycle 1 (enfantine/primaire):

Source: http://www.3drucken.ch

Source: http://www.3drucken.ch

À première vue, c’est le PLA souple qui s’y prête le mieux. Le BenDlay sera utilisé pour des réalisations nécessitant à la fois souplesse et tenue structurelle; peut-être comme silentbloc.

Une autre utilisation prévue du PLA souple sera de réaliser les bandages antidérapants pour cercler les roues de robots conçues et imprimées par les élèves.

Pour conclure, je constate que Conrad commence à avoir une grande quantité de filaments en référence sur son site, à des prix corrects.


La Suisse en 3D

Quand on a une imprimante 3D, on pense tout de suite à imprimer des courbes de niveau. Quand en plus on sait que les données altimétriques du monde entier sont en libre accès, cela devient un outil utile pour les cours de géographie.

Dans le canton de Berne, il semble que les écoles ont un peu plus d’avance que nous sur l’impression 3D. Je vous invite à suivre le blog http://www.3drucken.ch. Ce blog est aussi à l’origine de la plupart des fichiers d’impression altimétriques sur Thingiverse.

Voici ainsi un essai: la Suisse

Cura - 14.03-1

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Voilà une manière concrète d’appréhender les reliefs et le territoire.


Petite fleur

Quand ma fille de 5 ans et demi dessine sur l’iPad et imprime, cela donne une jolie petite fleur:

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