Etre vu

Récemment, la commune d’Ecublens a accepté d’installer un téléviseur de 65’’ en lieu et place d’un beamer dans ma salle de robotique (en réalité, mon makerspace). Le principal avantage est que je peux travailler avec les lumières allumées et les stores ouverts. Par contre, avec les résolutions d’écran actuelles, il est parfois difficile de voir certains détails et de repérer le curseur. Voici comment je procède:

Pour zoomer sur certains détails, j’ai activé dans les Préférences Système/Accessibilité/Réduire/agrandir l’option suivante:

Avec deux doigts sur le trackpad plus la touche ctrl enfoncée, je peux zoomer sur un point précis de l’écran.

Reste le problème de la localisation du curseur. Le master cantonal est fourni avec le piètre Mouse Locator qui a comme seul et unique avantage d’être gratuit. Mais c’est bien son seul avantage. Comme alternative, le plus connu est Mouseposé. Il coûte néanmoins 10.- pour des fonctions qui ne m’ont pas convaincu. Tout ce que je cherche, c’est un cercle rouge autour de mon cursor, comme le faisait le bon, gratuit, mais plus fonctionnel Highlighter.
Je suis alors tombé sur Simple Mouse Locator.

Il ne coûte que 1 franc. On peut choisir le raccourci clavier qui l’active (dans mon cas MAJ-ctrl-alt-M)
et paramétrer la couleur, la transparence et le diamètre du cercle, ainsi que son comportement.

Acquis et conquis!


Déboucher le nez de l’Ultimaker 2

Ou comment régler un problème de sous-extrusion.

Depuis quelque temps, il m’était impossible de sortir une impression propre de l’Ultimaker 2 de l’école. Dès la 3e couche, la matière manquait et il en résultait une pièce qui ressemblait plus à une éponge qu’à un solide. Ce phénomène est appelé sous-extrusion, et il peut avoir de très nombreuses causes. Le site ideato3d.be a réalisé une très bonne page expliquant les différentes causes de sous-extrusion, en particulier pour l’Ultimaker 2.

Le problème, c’est de découvrir la cause. Dans mon cas, le filament sortait toujours du nez, j’ai donc conclu qu’il n’était pas bouché. Je me suis alors orienté vers l’extrudeur, que j’ai entièrement démonté, révisé, remonté, non sans avoir réglé la tension sur le filament. Sans succès.

J’ai aussi essayé avec un filament flambant neuf, sortant de son sachet sous vide avec le gel dessinant; mon filament était peut-être humide. Ce n’est pas cela non plus.

J’ai donc décidé de me concentrer à nouveau sur le nez, en appliquant la méthode Atomic, issue de ce tutoriel: http://www.ideato3d.be/tutoriels/buse-bouchee-que-faire/, lui-même issu du tutoriel original d’Ultimaker.
Il s’agit de retirer le tube de teflon de la tête d’impression, d’y introduire manuellement un filament, de chauffer le tout à 220°C ou 230°C, d’éjecter par le nez un peu de filament, avant de refroidir le tout entre 85°C et 90°C. A ce moment, il faut retirer d’un coup sec le filament. Il emporte avec lui les résidus qui peuvent potentiellement boucher en totalité ou partiellement le nez.
J’ai réalisé la manipulation trois fois (une fois à 88°C, une autre à 87°C et enfin à 86°C). Le résultat ne s’est pas fait attendre! La nouvelle impression n’avait plus rien à voir avec ce que je sortais jusque là! Voilà un avant-après:


Haut-parleur gauche, haut-parleur droit

Quand on installe des haut-parleurs externes à son ordinateur, il n’est pas toujours évident de savoir lequel est le droit et lequel est le gauche. Souvent, cela n’est pas noté. Et quand ils sont amplifiés, on regarde par rapport aux longueurs de câble. Par exemple, dans mon école, ils sont tous montés à l’envers…

Voilà une petite vidéo qui permet d’identifier du premier coup le haut-parleur gauche et le haut-parleur droit:

Et puisqu’on s’amuse, voici une autre vidéo qui passe en revue l’ensemble du spectre audible par un humain. Soit j’ai vieilli, soit mes haut-parleurs s’arrêtent vers 15 kHz… c’est aussi amusant de déterminer la fréquence de résonance de son bureau 🙂


Télécharger des polices de caractères gratuites

Voici une petite liste de sites qui permettent de télécharger des polices de caractères gratuitement:

http://www.dafont.com
http://www.pickafont.com
http://www.1001freefonts.com

N’hésitez pas à m’en signaler d’autres dans les commentaires.


Imprimante 3D en enfantine: les emportes-pièces pour biscuits de Noël

Suite à mon tutoriel sur la création d’emportes-pièces avec une imprimante 3D et la formation Emitic qui s’ensuivait, ma collègue Françoise, enseignante en enfantine (CP/CE1) à Ecublens mis en pratique tout cela avec ses élèves.

Chaque élève a dessiné son emporte-pièce (on dit forme à biscuits, en Suisse). Françoise les a ensuite transformés en objets 3D avant de les imprimer devant les élèves. L’Ultimaker 2 trônait en effet à côté de son bureau, en classe. Les élèves ont ainsi pu suivre la création de leur forme.

L’emporte-pièce, le dessin original de l’élève, le tout dans un joli sachet avec une petite carte: et voilà un cadeau de Noël original pour les parents!

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N’allez pas penser que les formes sont simplistes. En effet, dès la création du dessin, les élèves devaient penser à ce que cela allait donner en volume et surtout tenir compte des nombreuses contraintes imposées par le projet: imaginer une surface et en réaliser le tour en un trait, ne pas faire le dessin trop petit et de surfaces trop étroites, afin de tenir compte des contraintes du travail avec la pâte à biscuit… Il faut donc mentalement faire coïncider les ligne, la surface et le volume.

Voici le commentaire de ma collègue Françoise sur l’activité:

« Une belle aventure autant pour les élèves et pour l enseignante !!!! Pour offrir un cadeau de Noël utile et personnel, qui dure longtemps. Elle permet de réussir quelques soient les capacités des élèves, car il y a toujours la possibilité de prendre un chablon pour un élève en grande difficulté ou d’utiliser différentes techniques comme la géométrie pour faire l’ourson pour les élèves plus grands . Après on regarde l imprimante travailler 😉 ».

 

Objectifs du PER travaillés:

  • A 11 AV — Représenter et exprimer une idée, un imaginaire, une émotion par la pratique des différents langages artistiques…
  • A 13 AV — Explorer diverses techniques plastiques…
  • A 11 AC&M — Représenter et exprimer une idée, un imaginaire, une émotion par la pratique des différents langages artistiques…
  • A 13 AC&M — Explorer diverses techniques plastiques et artisanales…
  • MSN 11 — Explorer l’espace…
  • FG 11 — Exercer un regard sélectif et critique…

Rien que ça!


Liseuse Kobo Aura H2O: bilan après une année d’utilisation intensive

Cela fait maintenant plus d’une année que j’utilise ma Kobo Aura H2Ode manière assez intensive: plusieurs dizaines de livres lus et des centaines d’heures de lecture. Il est temps de faire un bilan.

L’étanchéité:

 

À l’origine, j’ai pris cette liseuse pour l’excellente qualité de son écran et parce qu’elle est étanche. Cela peut paraître anecdotique, mais après une année d’utilisation, cela s’est avéré très utile:

  • Lecture à la plage: lorsqu’à la fin de la journée, la tablette est pleine de sable, il suffit de la passer sous le robinet pour enlever toute trace de sable.
  • Nettoyage: le plus simple, c’est de plonger la liseuse dans l’eau avant de l’essuyer avec un chiffon doux. Adieu toutes traces de doigts!
  • Lire dans son bain où en se relaxant dans des bains thermaux: c’est génial (éviter tout de même les saunas…)!
  • En excursion: la liseuse étant légère, elle se glisse aisément dans un sac à dos. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir en cas de forte averse.

Le petit capuchon de caoutchouc qui couvre les connecteurs n’a pas du tout souffert après une année d’utilisation; l’étanchéité est donc garantie.

L’usure:

La seule trace d’usure à déplorer consiste en deux petites raies dans le coin inférieur gauche de l’écran, ce qui ne nuit pas à la lecture. Sinon, le plastique ne porte pas de traces d’usures, malgré le fait que la liseuse ait passé des centaines d’heures dans mes mains.
Je n’ai pas non plus noté de diminution de la capacité de la batterie, qui tient toujours allégrement plusieurs semaines.

L’usage:

Soyons clairs: pour un habitué des iPads et des iPhones, une liseuse peut être très frustrante: c’est bien moins réactif. Mais une fois la lecture commencée, c’est un régal. Plusieurs centaines d’heures de lecture confirment l’excellence de l’écran: agréable et reposant. L’éclairage permet une lecture aisée même en plein noir, sans fatigue excessive.
Le dictionnaire intégré est vraiment pratique. Je ne l’utilise que pour quelques mots pointus et ne l’ai pas encore pris en défaut.

  • C’est aussi à l’usage que se décèlent quelques points négatifs. Comme la plupart des lieuses, la gestion des fichiers est calamiteuse. Heureusement, le logiciel Calibre permet d’y remédier, même si sa prise en main n’est pas des plus aisée. À l’usage, cela permet une gestion simple de sa bibliothèque numérique.
  • Ma liseuse est liée au Kobo Store. Impossible de changer, pour la Fnac par exemple. Dès lors, un compte Kobo est nécessaire… et rigoureusement inutile. La plupart des livres de la librairie Kobo sont en allemand; et comme pour l’iBookStore d’Apple, ne cherchez pas un moteur de recherche qui permet d’effectuer une recherche par langue… Ce compte Kobo ne permet même pas de sauvegarder la liste des livres lus, les statistiques de lecture… dès lors, après avoir remis à zéro trois fois ma liseuse durant l’année, j’ai perdu 3 fois mes données personnelles et mes statistiques. Le logiciel Kobo sur l’ordinateur est ainsi tout aussi inutile. Ce qui est le plus agaçant, c’est que lorsqu’on veut effectuer une recherche sur sa Kobo, ce n’est pas défaut la librairie qui est présente, avant sa bibliothèque interne. C’est débile, contre-intuitif et cela démontre un vrai manque de respect pour l’usager.
  • Comme dit précédemment, si l’usage des statistiques de lecture est sympa et ludique, la perte systématique des données à chaque initialisation de la liseuse, même si on utilise à chaque fois son même compte Kobo ruine tout le côté intéressant de la chose.
  • Le clavier; c’est une calamité au format AZERTY. Manifestement la Suisse n’est pas un marché suffisamment digne d’intérêt pour Kobo pour lui développer son propre clavier QWERTZ. On ne peut même pas avoir un clavier américain; le choix de la langue française impose ainsi le clavier AZERTY.

Ces quelques points négatifs mis à part et qui n’entrent pas en compte lors de la lecture, cette liseuse vaut largement son prix: elle est à la fois agréable et résistante.

Pour aller plus loin: ma page de ressources pour liseuses


Un clone d’Arduino Nano à 1.95$

Quand on a besoin d’un petit module Arduino pour un projet, on peut choisir de travailler avec l’Arduino Nano ou un Arduino Uno. Seulement, les projets se multipliant, chaque module Arduino original coûtant entre 25 et 50 CHF, cela commence à coûter cher. Pour mon usage privé, j’ai donc décidé d’essayer d’utiliser un clone sans marque d’Arduino Nano à… 1.95$; frais de port compris. L’Arduino Nano original se vend en Suisse plus de 50 CHF.

Clone d'Arduino Nano

Clone d’Arduino Nano

Il n’y a rien à dire: le module est parfaitement fonctionnel. Son faible encombrement et son faible poids en feront un parfait candidat pour la construction d’un drone, par exemple. Pour ce qui est de clones d’Arduino Uno, on en trouve pour moins de 3$, contre 25 à 30 CHF en Suisse.

Pour mon travail quotidien avec des élèves, je privilégie des modules Arduino originaux; afin d’être sûr d’avoir du matériel de bonne qualité. Mais pour des projets ponctuels, les clones chinois peuvent présenter une excellente et peu onéreuse alternative. Enfin, griller un Nano à 1.95$ fait moins mal au coeur que d’en griller un à 50 CHF!

[EDIT] J’ajoute qu’il ne s’agit pas de contrefaçon, mais d’un clone tout ce qu’il y a de légal. Les Arduino sont en effet open source. Seule la marque et le logo sont protégés. Or, il n’y a nulle référence à la marque et pas de logo sur mon Arduino. Plus d’informations à ce sujet ici: https://blog.arduino.cc/2013/07/10/send-in-the-clones/, même si aujourd’hui, entre la guerre que se mènent arduino.cc et arduino.org, il est difficile de savoir ce qu’est un vrai Arduino… Donc si avant, j’avais des scrupules à utiliser des clones, ce n’est plus le cas aujourd’hui.


Piano à couleurs

Ma fille Amélie et moi avons fabriqué un piano à couleurs grâce à une LED RGB et trois boutons poussoirs.

 

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Babylone, émission de la RTS sur

La chaîne de radio Espace 2, de la RTS, diffuse une excellente émission appelée Babylone, animée par Nancy Ypsilantis. Cette émission aborde les grandes questions du moment avec une approche pluridisciplinaire. L’émission de ce jeudi a été réalisée hier au FabLab de Fribourg, sur le thème FabLabs et Open Source: le partage des données, modèle du monde de demain?. Ma fille Amélie et moi avons eu le plaisir d’y participer (dès 19′ 30 »). On peut écouter l’émission à cette adresse, pour tout savoir sur les FabLab: Babylone, RTS.

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Crédit photo: Babylone: https://www.facebook.com/RTSBabylone

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Crédit photo: Babylone: https://www.facebook.com/RTSBabylone

 


Projet de support pour Apple TV

Double projet de supports pour Apple TV pour l’école, réalisés à l’imprimante 3D. Le premier est pour être fixé à la potence qui soutien le beamer à courte focale. Le second sera vissé au mur. Temps d’impression estimé pour le premier support, sur l’Ultimaker 2: 9 heures. Coût de la matière: 4.50 CHF.

Pour fixer les AppleTV, nous sommes face à un problème: pour éviter les vols, il faut des supports en métal, qui sont en fait des vraies cages de Faraday et qui perturbent ainsi les communications en WiFi avec la borne. Le plastique, lui, peut être cassé. Il va falloir jouer sur le taux de remplissage du plastique pour augmenter la solidité, et éventuellement avec la matière: plastique renforcé de fibres de carbone ou fibres de verre? Nylon? Enfin, l’important est qu’il faille casser quelque chose pour voler l’AppleTV = effraction. Ça change pour les assurances. Les risques de vol sont relativement faibles, de toute façon; l’idée est surtout de fixer l’AppleTV à un endroit pratique, pour ne pas la laisser trainer sur les bureaux parfois déjà bien encombrés des enseignants.

Une fois les supports testés, ils seront librement accessibles sur Thingiverse.com.


Un robot Arduino pour moins de 10€

Voici un petit projet sympathique pour nos cours Arduino: un robot Arduino pour moins de 10€.

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En plus, le châssis et les roues pourraient être imprimées avec notre imprimante 3D Ultimaker 2! Voilà un projet sur lequel je vais travailler.


Drumbot T800

Ma collègue Blandine, enseignante de musique, aimerait que ses élèves chantent 1492, Conquest of Paradise pour la chantée de Noël. Pour cela, il lui faut un rythme à la caisse claire. Elle m’a mis au défi de créer un robot qui joue du tambour; pas une simple boîte à rythmes, mais un vrai robot qui joue d’un vrai tambour. C’est ainsi qu’est né le projet Drumbot T800.

Entendons-nous tout de suite sur un point: cela aurait été un projet idéal à réaliser avec des élèves, si le concert avait eu lieu en fin d’année scolaire. Mais pour le 15 décembre, avec des élèves qui débutent tout juste à la programmation sur Arduino, le délai était trop court. Je me suis donc chargé de la création et de la conception du robot.

Après plusieurs essais, je me suis basé sur le génial projet de Randolfo sur Instructables.com. Et après d’importantes modification et adaptations, voici le résultat:

Deux Arduino Uno, un Motor Shield et un Gemma d’Adafruit, deux moteurs de verrouillage centralisé de voiture, une structure réalisée par la découpeuse laser du FabLab Fribourg et bien sûr une caisse claire!

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