Catégorie : Hack

Création d’un tampon encreur à la découpeuse laser et imprimante 3D

Ma femme Carine, pour l’un de ses cours AC sur l’art postal, a besoin d’un faux tampon postal d’Attalens, d’un diamètre de 6.5 cm.

La réalisation d’un tampon sur mesure par une entreprise spécialisée est trop onéreux… et surtout pas dans l’esprit maker.

Voilà le résultat:

 

Réalisation du tampon

Création du design

Un tampon postal est graphiquement relativement simple. Comme il est réalisé à l’aide d’une découpeuse laser (on le verra plus loin), il nous faut une image vectorielle, au format SVG. Pour la réaliser, on peut utiliser différents logiciels, comme Illustrator (MAC/PC, payant et très cher), Inkscape (MAC/PC, open source et gratuit) ou Intaglio (MAC, payant, mais présent sur le master cantonal vaudois).
Intaglio est clairement le plus simple d’accès (inspiré de l’ancien module vectoriel d’AppleWorks), mais aussi le plus limité en fonctions.

Pour créer le château, j’ai importé une photo et ai simplement suivi les bords avec l’outil Trait.

Le tampon est réalisé en assemblant les différents éléments: texte, château, cercles…

 

Une fois le tampon réalisé, il faut le mettre en négatif et en miroir, avec le choix de couleur correspondant à la fonction marquage de la découpeuse laser. Comme la découpeuse laser du FabLab de Fribourg est pilotée depuis Inkscape, j’utilise ce programme pour finaliser mon projet.

On envoie ensuite le tout à la découpeuse laser. Il existe une matière de type caoutchouc spéciale pour faire les tampons sur les découpeuses laser. Cette dernière va commencer par graver le tampon, avant de faire un tour de découpe.

La découpe a été réalisée sur la découpeuse laser du FabLab de Fribourg. On trouve aussi des FabLabs à Renens, Nyon, Neuchâtel, Sion, Bienne, Ins, Genève, Berne, ainsi qu’à la HEP Vaud.

Réalisation de la poignée

La poignée a été créée directement sur Thingiverse. En supprimant le texte; on se retrouve avec un fond plat pour y coller le tampon.

On imprime ensuite la poignée avec une imprimante 3D.

Au final, le résultat donne un tampon personnalisé parfaitement fonctionnel, pour un coût entre 3 et 5 CHF.

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Donner un coup de fouet à d’anciens Mac

Pendant ces vacances, pour ne pas perdre la main, je me suis occupé de quelques vieux Mac de 2009 (deux Macbook Pro et un Mac Mini). Ceux-ci, le plus souvent sous Mac OS 10.7 ou 10.8 devenaient franchement obsolètes et surtout, il y avait de plus en plus d’incompatibilités.

L’upgrade sur un Mac OS 10.11, toujours possible, aurait fortement ralenti ces machines. Une intervention matérielle s’avère donc nécessaire.
Pour commencer, il faut augmenter la RAM au maximum (8Go). Je ne l’ai pas fait pour le Mac Mini, qui reste à ses 4Go. Ensuite, le plus gros gain de performance se fait en remplaçant le vieux disque dur 2.5’’ par un SSD. Tout comme une clé USB, les SSD sont composés de puces de stockage ultrarapide, ce qui implique un gain de vitesse de lecture/écriture très important et une consommation électrique moindre (ce qui est un atout pour les vieilles batteries des Macbook). Enfin, comme il n’y a plus de pièces en mouvement, les SSD ne font pas de bruit et il y a moins de risque de casse à cause de chocs.

Mon choix s’est porté sur deux SSD Samsung de 500 Go et un SSD Crucial de 750 Go pour le Macbook Pro 15’’.

Sur les Macbook, l’opération n’est guère complexe et prend peu de temps:

Sur le Mac Mini, c’est un poil plus complexe; un petit tout par iFixit.com permet de suivre le pas-à-pas et évite de faire des bêtises.

Reste ensuite la réinstallation. Et c’est là que cela devient long… premièrement parce qu’il n’y a pas de ports USB3. Certains modèles avaient besoin d’un Mac OS 10.7 et d’autres d’un 10.8 préalablement installé, avant de faire la mise à jour en 10.11. Comme pour le travail, j’ai régulièrement besoin d’installer des OS, de 10.7 à 10.12, j’ai utilisé une clé USB ultrarapide, que j’ai partitionnée en 12 partitions de 10Go, pour y installer un installeur d’OS par partition, grâce à DiskMaker Xde Guillaume Gete.

J’ai encore de la place pour Mac OS 10.13, 10.14,…

Bref, j’installe Mac OS 10.7, que j’upgrade en 10.8, puis directement en 10.11. Ensuite, j’utilise l’Assistant de migration pour migrer les données de l’ancien disque dur sur le SSD.

La procédure est longue, mais au point. On se retrouve au final avec un Mac suffisamment rapide pour être parfaitement utilisable, en Mac OS 10.11. Le support officiel par Apple de Mac OS 10.9 s’est arrêté en septembre 2016. On peut donc tabler sur le fait que Mac OS 10.11 sera officiellement supporté et mis à jour par Apple jusqu’en 2018 au moins (soit tout de même 3 ans après sa sortie). D’ici là, ces Mac de 2009 auront 9 ans, soit un âge canonique, en particulier pour les portables et pourront prendre une retraite bien méritée.

Et qu’en est-il du coût?

Les disques SSD Samsung de 500 Go coûtent 159.- Le Crucial de 750 Go coûte 199.-. Enfin, le passage de 4 à 8 Go de RAM coûte 63.-. Bref, le coût est limité pour donner un coup de fouet à ces anciennes machines. Et le gain en vitesse est réellement appréciable.

 

 


L’esprit maker: le miracle au quotidien

Pour commencer 2017 sur une note positive, je vous propose une belle histoire qui résume tout ce que j’aime dans mon métier: l’esprit maker pour rendre le monde meilleur.

Lorelei, la fille de 5 ans de Bodo Hoenen est tombé gravement malade. Elle a eu son bras gauche presque totalement paralysé. Sans aucune expérience dans le domaine, son papa a décidé de lui créer une prothèse de rééducation myoélectrique à l’aide d’imprimantes 3D et d’Arduino.

Cette prothèse de coude, munie d’un actuateur linéaire, doit aider à la rééducation de Lorelei. Le papa a sollicité et reçu de l’aide de makers du monde entier pour créer cette prothèse. Elle est dix fois plus légère et dix fois moins chère qu’une prothèse standard. Ce qui est particulièrement important pour une enfant de 5 ans en pleine croissance et qui devra donc voir ses prothèses d’adapter à son évolution morphologique.

Son papa a présenté le projet dans cette vidéo:

Où comment un papa se découvre des compétences de makers et expérimente la solidarité de la communauté pour aider sa fille. Le travail réalisé, autant par le papa que par Lorelei est impressionnant.

Vous pouvez suivre le projet sur la page Facebook du papa: « Our kids can do anything ».

 

Source: http://www.additiverse.com/video-un-pere-fabrique-une-prothese-de-coude-par-impression-3d-pour-sa-fille-handicapee/

 

 


Découvrir le monde avec un simulateur de marche

Randomstreetview.com est un site qui se base sur le service Streetview de Google et qui nous téléporte virtuellement, instantanément et surtout de manière aléatoire n’importe où sur le monde, pour peu qu’il soit couvert par Streetview.

Il s’agit d’un moyen très ludique d’explorer le monde, de visiter des lieux au hasard. Et pour cela, pourquoi ne pas construire un simulateur de marche?

On peut se déplacer dans Streetview avec les touches de direction. Sur https://randomstreetview.com, la barre espace permet de sauter au hasard ailleurs sur la planète. Alors voici notre simulateur de marche:

Un MakeyMakey fait le lien avec l’ordinateur.

Et c’est parti pour une promenade en Afrique du Sud, dans la pampa argentine ou à Tokyo!

 


Comment fabrique-t-on…

Les chaînes?

 

Et les trombones?


Quand la FM rencontre la 4G

La petite histoire que je m’apprête à vous raconter illustre bien les trésors d’ingéniosité que nous devons déployer avec le Radiobus pour réussir à émettre.

Je rappelle que le Radiobus est une radio scolaire romande, sous la forme d’un ancien bus des transports publics zurichois, transformé en studio de radio mobile (régie à l’arrière, studio à l’avant et émetteur FM + antenne intégrés) par la Radio Suisse Romande. Depuis plus de 10 ans, il a été récupéré alors qu’il partait à la casse et remis en état en partenariat entre la HEPL et la DGEO, sous la patronage de Denis Badan. J’ai rejoint l’équipe il y a 3 ans.

Cette semaine, le Radiobus est à Château d’Oex, magnifique village des Alpes vaudoises, pour permettre aux élèves de la région d’animer une émission de radio du jeudi 6 au samedi 8 octobre, dans le cadre de l’inauguration du nouveau collège. On en profitera pour fêter les 10 ans de la radio scolaire local: Radio Pays d’en O.

Le problème est le suivant: le Radiobus est placé devant le collège… soit au fond de la vallée. Et la théorie de la propagation des ondes veut qu’elles se propagent bien mieux lorsque l’antenne est située en hauteur… si possible sur une montagne. Or, un téléphérique part de Château d’Oex. L’idée, un peu folle, est alors de placer l’émetteur FM et son antenne à la station amont du téléphérique, avec la nécessité de transférer le signal audio du bus à l’émetteur! Voilà ce que cela donne:

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Au départ, il était prévu d’utiliser la connexion internet normalement disponible à l’arrivée du téléphérique, pour récupérer le flux émis depuis le Radiobus. Mais impossible de se connecter. Il a fallu réfléchir et trouver une solution d’urgence…

La Radiobus est autonome en matière d’Internet. Il dispose d’un modem-routeur 4G fixe, avec une connexion Swisscom (20 Go/mois) qui lui permet d’avoir un réseau interne et une connexion à Internet sans dépendre des infrastructures scolaires locales.

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Ce modem sert aussi à streamer les flux audio vers nos serveurs, pour une diffusion sur Internet et en DAB+. L’idée serait donc d’avoir une connexion 4G au sommet du téléphérique, afin de récupérer le flux audio pour l’envoyer à l’émetteur FM. C’est ce qui a été réalisé provisoirement avec un iPad équipé d’une carte SIM Swisscom privée. Malheureusement, la quantité de données mensuelle est limitée (car prévue pour une utilisation occasionnelle de l’iPad en 4G); au-delà de cette limite, le débit est drastiquement réduit et cela ne permettra plus la diffusion 24/24 durant les 3 jours nécessaires.

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Voici donc la solution trouvée: Salt, avec ses cartes PrePay, propose une connexion 4G illimitée, sans réduction de débit, pour un maximum de 2 francs par jour. Cela ferait donc 6 francs pour une connexion permanente à Internet, en 4G et une diffusion 24/24 durant 3 jours. Un rapide coup d’oeil sur la couverture 4G de Salt montre que le sommet du téléphérique est tout juste couvert en 4G; sinon on bascule en 3G, qui devrait néanmoins offrir un débit suffisant. Pour ce qui est de la couverture Swisscom, c’est tout bon au niveau du collège.

Une carte PrePay Salt, avec 20.- de crédit de communication (soit 10 jours d’émission) coûte 10.-… Nous en avons donc acquis une en catastrophe. Elle est placée dans un petit modem mobile Huawei qui a la particularité (pour un modem mobile) de posséder, outre le WiFi, un port Ethernet.

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Il reste à mettre cela en place. Travailler au Radiobus amène bien des surprises, à commencer par escalader avec Denis le téléphérique avec lequel je gagnais les pistes étant enfant!

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On y voit bien l’antenne reliée à l’émetteur FM et Château d’Oex au fond de la vallée.

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Et voici l’émetteur, ainsi que Denis en train de le régler. On a testé l’adjonction d’un compresseur, qui s’est avéré peu concluant:

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Techniquement parlant, cela se passe ainsi: le Mac est connecté au modem 4G Huawei, avec une carte PrePay Salt. Il récupère le flux en 128 kbs directement sur le site du Radiobus. Ce flux est alimenté par le modem 4G du Radiobus, via une connexion Swisscom. Le son, via l’USB, passe dans une carte son, avant d’être envoyé dans l’émetteur FM (le gros boîtier gris sous l’ordinateur). Celui-ci émet sur FM 101.3. C’est tellement efficace que la réception est claire en certains points du centre-ville de Bulle et à Vuadens!

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Pendant ce temps, le Radiobus est devant le collège:

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Quelle conclusion tirer de cette aventure? En réalité, il y a plusieurs conclusions. La première, c’est que le Radiobus répond toujours présent. Plus les défis sont grands, plus cela nous stimule! Pour les 10 ans de Radio Pays d’Enhaut, pour les élèves, les autorités communales et les enseignants du Pays d’Enhaut, on a littéralement déplacé des montagnes, avec la complicité de Swisscom et Salt! Et on va remettre ça cet hiver, durant le Festival des Ballons, avec Radio Ballons! La seconde, c’est que quand on est de la génération MacGyver, on trouve toujours une solution bricolée qui permet de s’en sortir… et qu’un couteau suisse fait toujours partie de la solution! Cette théorie a été une fois de plus démontrée… La troisième, c’est que cela fait justement 3 ans que j’ai rejoint l’équipe du Radiobus, et que notre vie est une sitcom, tellement nous sommes complémentaires (je suis le geek à lunettes…), voire stéréotypés! Travailler avec Nathalie et Denis, c’est partager une vision de l’éducation, des compétences, des ressources et beaucoup de rires. Enfin,

On a un bien joli canton :
des veaux, des vaches, des moutons,
du chamois, du brochet, du cygne ;
des lacs, des vergers, des forêts,
même un glacier, aux Diablerets ;

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Save the planet: buy a 3D printer!

Je possède un nettoyeur à vapeur professionnel de marque allemande, très cher (2500.- neuf) que j’avais pu avoir d’occasion il y a plusieurs années à un prix très correct (erreur de commande d’un client; il était resté sur les bras d’une entreprise). Après des années de bons et loyaux services, une toute petite pièce s’est cassée:

Le problème est que cette pièce sert à faire le lien entre le flexible et l’appareil pour transporter la vapeur. Elle est donc creuse. Malheureusement, le site web de la marque de l’appareil ne répond plus. Le compte Facebook de la marque n’est plus mis à jour depuis 2013. Bref, l’entreprise semble avoir sombré. Impossible donc de commander la pièce de rechange. Si ça se trouve, j’aurais dû racheter tout le flexible, avec la télécommande, donc fort onéreux.

C’est rageant. J’ai un appareil très cher, très performant et qui est parfaitement fonctionnel qui devrait partir à la casse parce qu’une toute petite pièce de plastique, vitale, est cassée. Il reste une dernière chance: fabriquer une nouvelle pièce à l’aide de mon imprimante 3D. Il reste un problème: cette pièce doit supporter le passage de la vapeur à haute température. Je peux donc exclure le PLA, qui commence à ramollir à 50°C. J’ai en stock de l’ABS; qui lui commence à ramollir à 90°C. C’est limite, mais à défaut de mieux…

Pour commencer, il faut créer la pièce dans Sketchup Make 2016 (gratuit):

Ce logiciel est très simple d’accès, mais gère très mal tout ce qui est cylindrique. Heureusement, il existe le plug-in Solid Inspector 2 qui permet de rendre la pièce imprimable.

La pièce est ensuite placée dans le slicer, qui va préparer le G-code qui pilotera l’imprimante 3D. Dans mon cas, il s’agit de Cura.

Ensuite, il faut imprimer:

Ma Vertex K8400 gère mal les petits objets; elle fait fondre ce qu’elle vient d’imprimer. J’imprime donc systématiquement deux objets similaires, éloignés l’un de l’autre, quand il s’agit d’objets fins. De cette manière, l’objet ne reste pas à proximité de l’élément chauffant de la tête et peut donc refroidir. Ça double certes le prix de la pièce… qui passe de 6 à 12 centimes! Pas de quoi se ruiner!

Quant au résultat…

 

 

Ça marche! Et voilà un appareil électroménager qui durera encore un moment au lieu de rejoindre la déchetterie et d’être remplacé par du matériel neuf. Et quand la pièce cassera à nouveau, j’en imprimerai une nouvelle en moins de 30 minutes. L’impression 3D devient un outil pour lutter contre le consumérisme à outrance, mais surtout contre une certaine idée d’obsolescence programmée.

En France, la chaîne d’électroménager Boulanger a mis en place une plate-forme communautaire et open source (c’est presque le plus beau dans la démarche!) qui permet aux clients de la marque de télécharger librement les modèles 3D de certaines pièces des produits de la marque et de les imprimer, les modifier et les adapter à leurs besoins.

Plateforme 3D Boulanger: http://happy3d.fr

Plus fort encore: les clients peuvent publier les pièces qu’ils ont créées, augmentant d’autant plus (et à moindres frais) la base de données! Cela permet de prolonger la vie des appareils. À première vue, c’est contre-productif pour le chiffre d’affaires de la marque. En réalité, la « réparabilité » d’un appareil est de plus en plus un argument de vente. La population est de plus en plus sensibilisée à la notion d’obsolescence programmée. Les imprimantes jets d’encre y ont bien contribué. À choisir entre deux appareils, l’un réparable et durable et l’autre bon à jeter au moindre problème, le choix paraît de plus en plus logique. De plus, cela permet une économie importante; le service après-vente et le service de réparation n’ont plus besoin de stocker sur 10 ans un grand nombre de pièces, pour chacun des appareils, ce qui représente un coût prohibitif. À terme, cela devient un vrai avantage compétitif! Quand la Migros et la Coop auront compris cela…

Et où imprimer? Tout le monde ne dispose pas d’une imprimante 3D à la maison. Pour cela, il y a les FabLab!

Sans compter les Makerspaces!


Le recyclage ultime: support d’iPad gratuit et écologique

Des supports d’iPad, j’en ai plusieurs. Entre ceux que je ne trouve jamais quand je les cherche, ceux qui sont chers, mais pas stables, pas pratiques ou dangeureux pour l’intégrité physique de l’iPad (et de son écran), je n’ai jamais celui que j’ai besoin au bon moment. Alors j’en construit rapidement un, avec un des nombreux cartons provenannt de l’Empire du Milieu. Quelques coups de couteau et voilà un support pour iPad qui correspond parfaitement aux besoins, qui est stable, écologique et économique. La panacée!

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Impression d’un support pour stylos pour la Silhouette Cameo

Silhouette USA vend très cher le support pour stylos pour son plotter à découperSilhouette Cameo. Grâce à ce fichier et une imprimante 3D, on peut les fabriquer à la chaîne pour quelques centimes!

Attention à ne pas forcer pour introduire le porte-stylo! Il s’imprime à la bonne taille sur une Vertex K8400, mais est un peu grand lorsqu’il est imprimé avec une Ultimaker 2. Dans ce cas, réduire très légèrement la taille de la pièce à imprimer.


Piano à couleurs

Ma fille Amélie et moi avons fabriqué un piano à couleurs grâce à une LED RGB et trois boutons poussoirs.

 

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Réparer soit-même: possible grâce à la Migros

Il y quelques années, j’ai acheté à la Migros une machine à café tout automatique De’Longhi ESAM 3000B.

C’est une machine sympa, mais qui a un gros défaut: c’est du tout plastique. Rien à voir donc avec les machines d’il y a quelques années ou haut de gamme, avec carcasse métal. Elle souffre de plein d’autres petits défauts, qui font que si elle est facile d’usage, il n’en est pas de même de l’entretien. Bref, elle faisait un bon café. La phrase est à l’imparfait parce que depuis peu, elle extrait une sorte de jus vaguement brunâtre tellement mauvais que même un Anglais n’en voudrait pas.

Je sais maintenant pourquoi les Anglais préfèrent le thé: je viens de goûter leur café.
Pierre-Jean Vaillard

La température semble bonne, la pompe fonctionne. J’en conclus donc que c’est l’unité centrale (là où le café fraîchement moulu arrive, puis est compressé, avant d’être infusé puis évacué). Il s’agit d’une pièce qui fait de nombreux mouvements, en plastique, difficile à nettoyer et à graisser. Non seulement, le café est infect, mais en plus il n’évacue plus correctement le marc, qui tombe partout dans la machine, surtout dans des endroits difficiles d’accès, et moisi. Bref, la catastrophe.

En tous cas, je n’avais pas envie de payer 90.- pour un devis. Je me suis donc mis en quête d’une unité centrale. J’en ai trouvé de nombreuses à l’étranger, pour 29 à 39€, mais avec des frais de port prohibitifs pour la Suisse. Et je finis par tomber sur le site https://migros-service.migros.ch, qui permet de commander des pièces de rechange pour les appareils vendus par la marque. Ainsi, pour ma machine, de nombreuses pièces sont disponibles. Je regrette néanmoins qu’on n’y trouve pas de pièces électriques, comme la pompe ou la bouilloire. Pour cela, il faudra continuer à se fournir à l’étranger.
Petite astuce: pour éviter les frais de port, il est possible de demander une livraison gratuite dans le magasin Migros de son choix.

Voilà une initiative intéressante, que j’aimerais bien voir se développer encore plus, afin de combattre l’obsolescence de plus en plus rapide des appareils électroménagers.


Toy hacking

Tout le monde connaît les petits trains en bois et tous ceux qui y ont joué ont été confrontés aux limites des pièces disponibles. Mais grâce à l’impression 3D, tout le monde peut créer et surtout imprimer de nouvelles pièces, comme cet aiguillage parallèle.

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Le coût d’impression de cette pièce est de 1.70 CHF; incomparable avec les prix pratiqués dans les magasins.

La variété des pièces est impressionnante. Voici un petit extrait:

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Source: http://www.thingiverse.com/search/page:9?q=brio&sa=

Certes, ce n’est pas du bois… mais avec une CNC…

Pendant ce temps…

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