Catégorie : Réflexions

Vous êtes viré. Veuillez déposer votre main sur ce bureau avant de sortir.

Je lis dans un article de Futura Science que 8 employés belges de la société belge Newfusion ont accepté qu’on leur implante une puce RFID dans la main pour leur permettre l’accès aux locaux de l’entreprise. De la taille d’un grain de riz et très semblables aux puces implantées sur les animaux, ils existent maintenant en version plate et flexible.

Sans vouloir aborder ici les côtés éthiques, techniques, médicaux et de protection des données (et pourtant, il y en aurait à en dire), je m’interroge juste sur un point: quand vous êtes virés, on fait comment?

C’est bien joli de décider, à titre privé ou expérimental, de s’implanter une puce RFID (souvent réalisé par des piercer; les médecins n’étant pas très chauds à cela), mais quand c’est votre employeur qui vous le propose? Premièrement, la chose se fait hors cadre médical et légal. Et que se passe-t-il quand on vous met à la porte?
Il y a en gros trois solutions: on vous coupe la main (surtout probable si vous faites partie de la mafia ou des Yakuza). Ou alors on désactive le code de votre transpondeur et on vous laisse vous débrouiller avec ce que vous avez dans la main; à vous de faire les frais pour le retirer ou de subir d’éventuelles conséquences encore inconnues aujourd’hui, faute de recul) dans quelques dizaines d’années. Enfin, non seulement vous devez subir un licenciement, mais en plus une opération que votre employeur vous imposera, pour retirer l’implant… en espérant que dans ce cas, cela se fasse dans un milieu médical et pas dans l’arrière-boutique qui sent le cannabis du piercer qui vous l’a implantée…

Que l’acte de s’implanter une puce soit volontaire, par exemple pour payer ses consommations dans un club à la mode de Barcelone, parce que les habits qu’on porte n’ont pas de surface suffisante pour y intégrer une poche pour une carte de crédit, c’est une chose… Que ce soit un employeur, avec lequel vous avez une relation de subordination, qui vous le demande, c’est autre chose. D’abord, on ouvre les portes. Ensuite, on s’en sert pour payer son café à la machine (avec log de la consommation et des heures passées à boire du café. Enfin, si en théorie la portée de détection est courte, avec un bon émetteur-récepteur et l’antenne qui va avec, placés dans des endroits stratégiques, on pourra évaluer votre procutivité. Il reste enfin le cas de la criminalité. Pour entrer en fraude dans une entreprise, on pouvait voler ou copier des clés, extorquer des codes. Là, cela risque de devenir plus sanglant!

Pour comprendre tout cela, voici le patron de l’entreprise belge en pleine démonstration:


Rédactions

Sujets de rédaction à l’école primaire en 1916:

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J’adore en particulier celui-ci. N’oubliez pas qu’on est au primaire!

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Mais tout est bien qui finit bien:

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En marge de cela, je vous invite à suivre le compte Facebook de Résonances, d’aller lire les anciens numéros de Résonances, mais aussi de suivre Nadia Revaz sur Facebook.


Réflexions autour de l’intégration des MITIC

La multiplication des beamers, tableaux blancs interactifs ou écrans interactifs en classe font naître en moi quelques réflexions. Ce n’est en effet pas parce que l’enseignant utilise un beamer ou un TBI en classe qu’il intègre les MITIC. En effet, in fine, l’intégration des MITIC doit être faite par les élèves, dans des cours préalablement prévus et conçus pour cela. Ce n’est qu’alors que l’intégration sera complète.

En réalité, cela ne se fait pas tout seul. On ne passe pas directement de l’étape: « je n’intègre pas la technologie » à l’étape: « mes élèves utilisent la technologie, car mon cours a été spécifiquement prévu pour cela ».

Cette évolution a été décrite par Ruben Puentedura dans son modèle SAMR, c’est-à-dire Substitution, Augmentation, Modification et Redéfinition. Cette méthode permet de mieux saisir comment la technologie peut avoir un impact sur l’enseignement et l’apprentissage.L’enseignant peut donc comprendre qu’intégrer les MITIC ne signifie pas qu’il doit utiliser les outils technologiques à tout prix, mais qu’ils doivent être engagés dans l’apprentissage des élèves afin de le favoriser. La technologie devient donc un outil pour atteindre ce but.

Le modèle SAMR est divisé en quatre étapes, qui définissent deux approches pédagogiques:


Pour rendre plus claires ces étapes, voici une petite métaphore:


Les explications suivantes sont une citation du site ecolebranchee.com:

Substitution

Définition : La technologie est utilisée pour effectuer la même tâche qu’avant.

Exemple : L’élève utilise un traitement de texte au lieu d’un crayon pour écrire un texte.

Changement fonctionnel : Aucun changement fonctionnel dans l’enseignement ou l’apprentissage. Il peut y avoir des moments où ce niveau de travail est approprié, car il n’y a pas de gain réel à tirer de la technologie. Il faut décider de l’utilisation de la technologie sur la base d’autres avantages possibles. Cette zone a tendance à être centrée sur l’enseignant, où celui-ci guide tous les aspects d’une leçon.

Augmentation

Définition : L’informatique propose un outil plus efficace pour effectuer des tâches courantes.

Exemple : L’enseignant crée une évaluation formative sur Google Drive ou Socrative et il demande aux élèves d’y répondre en ligne.

Changement fonctionnel : Il y a un certain avantage fonctionnel puisque l’évaluation est en ligne. Les élèves et l’enseignant peuvent obtenir une rétroaction presque immédiate. Ce niveau d’intégration entraîne un certain déplacement de l’enseignant vers l’élève. L’impact de la rétroaction immédiate est que les élèves peuvent commencer à s’engager davantage dans leur apprentissage.

Modification

Définition : Il s’agit de la première étape qui mène vers une transformation de la salle de classe. Les tâches scolaires ordinaires sont réalisées grâce à la technologie.

Exemple : Les élèves sont invités à rédiger une dissertation sur le thème « Mes croyances sont… ». Ce travail se fait sur Google Drive et l’enseignant a accès aux travaux en cours d’écriture. L’élève doit réaliser un enregistrement audio de l’essai en y ajoutant une musique libre de droits. L’enregistrement sera joué devant un vrai public (élèves, enseignants, parents).

Changement fonctionnel : Il y a changement fonctionnel significatif dans la salle de classe. Alors que tous les élèves acquièrent des compétences d’écriture similaires, la réalité d’un vrai public donne à chacun un intérêt personnel dans la qualité du travail. La technologie est nécessaire dans cette classe puisque celle-ci permet l’évaluation par les pairs et l’enseignant, elle facilite la réécriture et elle permet l’enregistrement audio. De plus en plus, les questions sur le processus d’écriture viennent des élèves eux-mêmes.

Redéfinition

Définition : La technologie informatique permet de nouvelles tâches qui étaient impossibles auparavant.

Exemples : Un enseignant demande aux élèves de créer un documentaire vidéo répondant à une question essentielle liée à des concepts importants du cours. Des équipes d’élèves prennent en charge différents aspects de la question et collaborent pour créer un produit final. Les équipes doivent communiquer avec des sources externes d’information et la vidéo sera publiée sur le blogue de l’école.

Changement fonctionnel : À cette étape, les tâches scolaires communes et la technologie n’existent pas comme une finalité, mais comme un soutien pour centrer l’élève vers son apprentissage. Les élèves apprennent le contenu et les compétences à l’appui des concepts importants, car ils poursuivent le défi de créer une vidéo de qualité professionnelle. La collaboration devient nécessaire et la technologie permet que ces communications se produisent. Les questions et les discussions sont de plus en plus gérées par les élèves.

Si le modèle SAMR apporte une vision claire et simple de l’intégration des MITIC, permettant à l’enseignant de pouvoir très facilement évaluer son degré d’intégration (ou ce qui lui manque pour passer à l’étape suivante), il a le désavantage de ne pas entrer directement dans la taxonomie de Bloom. Néanmoins, des essais ont été faits afin de faire cohabiter le SAMR avec Bloom, comme cet exemple de roue basée sur des applications iPad:


Salt et son service client: zéro pointé

Swisscom, c’est cher. C’est un fait. Mais Swisscom a un service technique, qu’on peut joindre directement par téléphone. Et à de nombreuses reprises, j’ai peu constaté leur efficacité.

Salt, c’est un peu moins cher. Par contre, le dénommé « service clientèle » n’est qu’un service de commerciaux, sans compétence technique, et surtout sans aucun moyen de contacter un quelconque technicien (comme me l’a avoué un collaborateur). Le call-center de Salt semble être situé à l’étranger et n’a qu’un accès restreint à l’intranet de Salt (globalement les données clients et de facturation), mais aucun accès à une quelconque donnée technique.

Pour mon projet de remplacement de ma connexion ADSL par une connexion 4G/LTE, j’ai 3 questions:

  1. Où se trouvent les antennes Salt les plus proches de mon domicile?
  2. Quelle est la polarisation du signal?
  3. Quelles sont les causes probables des fortes variations de débit (entre 40Mbs et 0.2Mbs…)

J’ai l’intention de poser deux antennes directionnelles à fort gain dans mon grenier. J’ai donc besoin de ces informations pour dimensionner l’installation. En tant que client d’un opérateur téléphonique, j’estime essentiel de pouvoir obtenir un minimum d’informations techniques pour pouvoir vérifier la compatibilité technique de mon matériel, mais aussi la compatibilité avec les conditions générales de Salt et leur politique d’utilisation normale.

Les conditions générales de Salt stipulent:

vous êtes responsable de vos appareils et de vos accessoires, y compris de leur installation, réglage, bon fonctionnement et compatibilité avec les réseaux et les Services utilisés.

Pour le client, elles sont impossibles à appliquer, puisque Salt ne communique pas les caractéristiques de ses réseaux. Cela fait maintenant 21 jours que j’appelle le service clientèle de Salt, en posant ces questions et en demandant d’être mis en relation avec un technicien. Je pense avoir fait le tour du catalogue complet des bobards, mensonges et excuses foireuses à servir aux clients. Entre les promesses non tenues qu’un technicien me rappellera dans la journée, la demande d’appeler le service des abonnements et pas le service clients pour être mis en relation avec le service technique (il n’y a pas de service des abonnements chez Salt; c’est le même service que le service client…).

J’ai aussi mis à contribution le Community Manager de Salt sur Twitter et les forums de Salt, sans résultat.

Je suis donc passé au siège de Salt à Renens (impossible de les appeler… ils ne semblent pas avoir le téléphone…), où j’ai tenu la jambe d’un employé jusqu’à ce que j’ai au moins pu obtenir l’emplacement des antennes de Salt (des points au stylo rouge griffonnés sur une carte). Pour mes autres questions, l’employé n’avait pas de réponse et ne savait pas comment les obtenir; faute de service technique.

En désespoir de cause, j’ai enfin appelé la réception du siège de Salt (021 216 10 10), sans succès: personne à la réception ne daigne décrocher le téléphone.

Et pourtant Salt nous promet un service client de qualité!

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Honnêtement, si vous êtes chez Swisscom, ne passez pas chez Salt. Le choc de se retrouver chez un hard discounter du mobile est rude, quand on est habitué à être choyé (au prix fort).

 

Petit ajout: un ami radioamateur a contacté l’Office Fédéral de la Communication (OFCOM) pour obtenir la localisation des antennes de Salt dans ma région. Voici leur réponse:

Monsieur

Pour des raisons de protection des données, nous n’avons pas le droit de transmettre des informations détaillées sur des installations de téléphonie mobile en particulier.

Veuillez vous adresser directement à l’opérateur concernée.

Meilleures salutations

Ne serait-ce pas une violation de la loi sur la transparence des données?

 

Nouvel ajout: j’ai écris-moi même à l’FOCOM, avec des demandes très précises:

Madame, Monsieur,

N’ayant personne trouvé chez Salt pour me répondre à mes questions, et afin de me permettre d’améliorer ma réception, je vous serais reconnaissant si vous pouviez m’indiquer les informations suivantes:

-Fréquences LTE/4G

-Direction d’émission

-Polarisation du signal

-Puissance d’émission

 

Pour les antennes Salt suivantes:

 

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http://map.geo.admin.ch/?topic=funksender&X=167527.38&Y=557260.05&zoom=12&lang=fr&bgLayer=ch.swisstopo.pixelkarte-farbe&catalogNodes=403,408&layers=ch.bakom.mobil-antennenstandorte-lte

 

http://map.geo.admin.ch/?topic=funksender&X=166142.00&Y=565167.00&zoom=10&lang=fr&bgLayer=ch.swisstopo.pixelkarte-farbe&catalogNodes=403,408&layers=ch.bakom.mobil-antennenstandorte-lte

 

En vous remerciant par avance, je vous prie, Madame, Monsieur, d’accepter mes meilleures salutations,

Plus qu’à attendre une réponse. En attendant, je documente tout ici et sur le forum de Salt.


Gérer son inventaire informatique avec efficacité

Depuis cette année, la DOP-UIT centralise les données des inventaires informatiques des écoles. Le répondant informatique est donc censé (entre autres toutes les autres choses) veiller à ce que cet inventaire soit à jour, malgré les collègues farceurs qui nous cachent des ordinateurs dans tous les coins ou les changent de classe sans nous avertir. C’est sans compter aussi les ordres de ma commune de vider complètement toutes les salles de classe pendant les vacances d’été. Bref, tenir un inventaire à jour sur 10 bâtiments est mission quasi impossible.

Heureusement, la DOP-UIT a enfin mis à notre disposition une base de données pour la gestion de notre inventaire, et je dois dire que c’est vraiment un outil pratique et utile. Reste maintenant à optimiser le travail sur le terrain. Voici la solution que j’ai choisie: un code barre par ordinateur et un lecteur de codes barre Bluetooth, compatible Mac OS et iOS et un iPad. Le mot-clé est mobilité. Ainsi équipé, sans fil, l’iPad est connecté à la base de données de la DOP-UIT, le scanner à l’iPad et il suffit d’un clic pour identifier l’ordinateur dans la base de données.

Voici ma sélection du matériel:

Imprimante: Brother QL-720NW avec rouleau d’étiquettes 62mm

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Cette imprimante n’est pas trop chère (169.-) et se connecte via USB, Ethernet et WiFi. Elle est compatible iOS et permet d’imprimer des étiquettes directement depuis iPad/iPhone. Le logiciel pour Mac est complètement pourri et plante régulièrement (il faut le dire… Brother, si tu me lis, ton programme P-touch Editor pour Mac est une véritable honte! J’ai rarement vu un logiciel plus pourri que celui-ci!). Nonobstant ce problème, le logiciel permet d’importer des informations depuis un fichier CSV pour imprimer des étiquettes en série. La résolution est limite pour l’impression du code-barre, mais une fois le bon angle de lecture trouvé, cela fonctionne bien. Voici ce qu’il y a sur mes étiquettes:

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  • Le nom de l’école
  • Le code d’identification interne (ici: M0197)
  • Le modèle du Mac (toujours utile)
  • Le numéro de série du Mac (qui est la référence officielle pour la DOP-UIT)
  • Le code barre basé sur le numéro de série

Si j’ai choisi d’utiliser le numéro de série pour le code-barre au lieu de l’identifiant interne, c’est par anticipation. Lorsque la gestion de mon parc informatique sera reprise par le CTIP (comme je l’espère), ce sera ce numéro qui servira de base pour l’identification des Mac. Je colle les étiquettes directement sur l’arrière des pieds des iMac (de manière à ce qu’elle soit bien à plat).

Il reste le problème du lecteur de codes-barre. Un modèle Bluetooth est vite très onéreux (plusieurs centaines de francs). Or, j’ai dû payer tant l’imprimante que le scanner avec mon argent personnel. Ma demande d’achat à la DOP-UIT a été refusée (« tâche administrative pas en lien avec l’informatique pédagogique »…), ainsi que par la commune (« gestion du matériel cantonal »). Je comprends les arguments. Ma demande est en effet particulière. Bon, comme d’habitude, c’est donc à moi de payer mes outils de travail, mais je ne vais pas encore payer 300.- pour un scanner de codes-barre. Je me suis donc tourné directement vers le marché chinois, où j’ai trouvé ceci:

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Lien direct vers le scanner sur AliExpress

Il s’agit d’un lecteur codes-barre Bluetooth 100% compatible Mac et iOS. La configuration sur le Mac a pris exactement 5 secondes. Enfin, il coûte  39.98$ (soit 40 francs), frais de port et de douane compris! Je l’ai reçu en une dizaine de jours. Une fois connecté au Mac, aucun paramétrage n’est nécessaire. Il est reconnu automatiquement comme un clavier Bluetooth. Le scanner s’éteint automatiquement au bout de 20 secondes d’inactivité. Un coup sur la gâchette suffit à le réveiller à le reconnecter au Mac. Seule étrangeté: la nécessité d’introduire un trombone à la base de la poignée pour décrocher le câble de charge. La synchronisation avec un iPad ou un iPhone n’est pas plus compliquée.

Le maniement du scanner est tellement simple qu’on en vient à regretter que les bulletins de versement des factures que l’on reçoit ne sont pas munis d’un code-barre. Cela sera bien plus rapide et pratique que ces onéreux et calamiteux crayons lecteurs de chiffre qu’on utilise actuellement.

Le scanner prend aussi tout son sens à la livraison de 30 iMacs: chaque carton possédant le code-barre du numéro de série, le contrôle de l’inventaire est vite fait!

 

[EDIT] Tant qu’à faire, autant rentabiliser le scanner de codes barre avec d’autres logiciels, comme Delicious Library, qui permet de gérer non seulement sa bibliothèque, mais aussi sa DVDthèque, son matériel informatique… et là, le scanner fait fureur: codes ISBN, numéros de série, références de matériel; tout y passe! Le logiciel possédant aussi un système de réservation et d’emprunts, on peut tout à fait imaginer l’utiliser pour la gestion des prêts du matériel audio-visuel scolaire.

[EDIT 2] Il faut changer les réglages de clavier pour utiliser le scanner, et le basculer de Suisse romand à US International-PC.


Education aux médias

Quand j’ai fait ma didactique de géographie à la HEP, j’y ai appris une chose qui m’a marquée: prendre 5 minutes pour discuter avec les élèves d’une image de l’actualité en rapport avec la géographie, c’est 5 minutes bien investies dans la culture générale et géographique. Le PressMITIC en moi ajouterait que c’est aussi 5 minutes bien investies dans l’éducation aux médias.

Je me souviens en particulier de l’éruption d’avril 2010 du Eyjafjallajökull en Islande, qui avait cloué au sol la quasi-totalité des avions en Europe. La RTS, qui tous les vendredis laissait la place à un cinéaste pour s’exprimer sur l’actualité de la semaine, avait alors diffusé ce document, qui nous avait été présenté à la HEP:

Un travail de cinéaste, pas de journaliste, avec une mise en scène et un parti pris. De quoi dépasser amplement les 5 minutes à disposition pour l’analyser.

Aujourd’hui, je tombe sur cette photo de Massimo Sestini:

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Elle représente des réfugiés africains sur un bateau en Méditerranée. Brusquement, les statistiques de réfugiés morts en mer ont un visage. On comprend les conditions dantesques de ces traversées: bateau surchargés, pas de système de sauvetage… qui amènent aux drames qui ne font plus que les pages faits divers de nos journaux. Voilà qui permet de prendre conscience des risques que ces migrants sont prêts à prendre, pourquoi, pour aller où, pour faire quoi. Une bonne introduction au thème des migrations.


Quand est-ce qu’on abandonne les Mac dans les écoles vaudoise

Depuis toujours, je suis un fanatique des produits à la pomme; ou plutôt je l’étais. Ce qui a fait la force d’Apple dans le milieu de l’éducation, outre des produits chers, mais bien conçus, c’était surtout sa logithèque. Seulement, depuis quelques années, je me demande de plus en plus jusqu’à quand on pourra utiliser un Mac en classe.

Premièrement, l’abandon des Xserve et la mutation de Mac OSX Server font qu’Apple n’est plus en mesure de fournir une infrastructure serveur digne de ce nom à ses ordinateurs. Dès que nos Xserve encore en fonction auront passé l’arme à gauche, il va sans doute falloir partir sur des solutions Linux. Ce sera la fin de sessions à distance.

Ensuite, il semble qu’Apple veuille réaliser une convergence entre Mac OSX et iOS. Cela n’ajoute pas des fonctions aux logiciels Apple iOS, mais en fait perdre aux versions Mac. Alors que nous avions une suite bureautique tout à fait convenable avec iWork ’09, au point que Pages et Keynote ont remplacé chez moi Word et Powerpoint, la dernière version sortie est juste à la limite du minable. De nombreuses fonctions ont disparu. Un exemple? Essayez de mettre une image en en-tête dans la dernière version de Pages… l’assassinat par Apple de l’inspecteur (qui ne peut pas être utilisé sur un iPad, puisque Apple a toujours refusé le  multifenêtrage….) a tué Pages. Garageband, qui était l’outil d’édition musicale par excellence a perdu toutes les fonctions qui le rendaient aussi indispensable sur nos Mac scolaires. On en a monté des CD de chants d’élèves, des jingles et des émissions de radio dessus. On peut oublier, maintenant… Je ne parle même pas d’iTunes, qui relègue toute idée d’ergonomie au même endroit que la Corée du Nord a enterré la notion de démocratie. iMovie, enfin, m’a tellement convaincu que je ne l’utilise plus!

Cette semaine, enfin, Apple vient d’annoncer la mort d’iPhoto et d’Aperture, au profit d’une nouvelle application nommée Photo. Cette dernière semble être basée sur l’extrêmement pauvre et mauvaise app Photo de l’iPad. À part l’inutile (pour les écoles) partage sur le Cloud, on va sans doute perdre tout ce qui faisait la force d’iPhoto: diaporamas, albums, calendriers…

À quoi bon avoir des Mac à l’école si on ne peut plus les utiliser? Alors que je n’utilise déjà pratiquement plus mon iPad, l’absence de gestion de fichiers et les multitudes de limitations et entraves mises en place par Apple ayant eu raison de ma volonté, je me demande de plus en plus si mon prochain ordinateur sera un Mac. Et pour que j’en arrive à cette réflexion, il faut que la situation soit grave!

Actuellement, le dernier logiciel qui m’oblige à garder un Mac est Final Cut Pro X. Pour tous les autres, j’ai une alternative crédible sur Windows.

Dans mon cadre professionnel, tous les logiciels que j’utilise avec les élèves, à l’exception de Garageband, ont des alternatives crédibles sur Windows.