Catégorie : Imprimantes

Créer un chariot pour imprimante 3D avec un vieux Bretford pour portables

L’entreprise Bretford créé d’excellents chariots pour 20 ordinateurs portables… mais le moins que l’on puisse dire est que la première génération était catastrophique: espaces de rangement trop larges qui abîment les ordinateurs, rangement des câbles de charge assez proche du chaos. Heureusement, la dernière version du chariot est vraiment meilleure. Mais que faire des anciens chariots? L’espace de rangement des portables est suffisamment large pour les bobines de filaments. Il devient donc un excellent chariot pour imprimante 3D!

 


Où acheter en Suisse le Scotch-Blue 2090 pour imprimante 3D?

Dans l’impression 3D, on utilise la bande à masquer 3M Scotch-Blue 2090 afin de recouvrir le lit d’impression et favoriser son adhésion. Si on utilise cette bande adhésive en particulier, c’est parce qu’elle a de nombreux avantages: elle se décolle sans résidus et facilement, même après plusieurs semaines, elle résiste aux températures des lits chauffants et les impressions adhèrent bien dessus.

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Il y a encore quelques mois, la bande à masquer 3M Scotch-Blue 2090 ou 2089 était facile à trouver dans les DIY suisses. Mais depuis, tous ont remplacé la marque 3M par la marque suisse Tesa. Non seulement cette dernière est plus chère, mais elle est inutilisable dans le cadre de l’impression 3D. Le Scotch Blue 2090 est quasi introuvable en Suisse, sauf par correspondance (chez Conrad.ch, par exemple), avec des frais de port prohibitifs. De plus, on ne trouve en général que du 25mm de large, alors qu’il existe de très pratiques 38 et 48mm.

J’ai finalement résolu ce problème en commandant chez Amazon.fr. Le prix de la livraison en Suisse (7€) est intégralement compensé par l’annulation de la TVA française de 20%.

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Liens vers les différents modèles de Blue-Scotch 2090:

(Liens sponsorisés)


Comparatif K8400 – Ultimaker 2: test d’impression

vsIl est temps de passer à un test comparatif d’impression entre la Vertex K8400 et l’Ultimaker 2. Afin de comparer ce qui est comparable, j’ai utilisé deux filaments semblables: le PLA orange de RepRap Austria, en 2.85mm pour l’Ultimaker 2 et en 1.75mm pour la K8400. Il s’agit d’un filament d’entrée de gamme, que j’utilise pour mes prototypes. Je réalise naturellement la même pièce sur les deux imprimantes, en utilisant Cura dans les deux cas. La hauteur de couche est aussi similaire, réglée à 0.1mm. La différence tient au fait que l’Ultimaker utilise les réglages par défaut de Cura, alors que pour la K8400, j’optimise depuis 3 mois ces réglages.

Comme modèle, j’ai choisi le robot qui sert de logo à Ultimaker. Il a été  imprimé à l’échelle 1:1 et sans support, avec un taux de remplissage de 20%.

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Voici les résultats:

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Le rendu est relativement similaire. La K8400 donne un résultat un peu plus lisse, mais l’Ultimaker est plus régulière. Pour ce qui est des mains, il est pratiquement impossible de les imprimer sans support. Mais l’Ultimaker 2 s’en sort mieux que la K8400 grâce à ses deux ventilateurs au niveau de la tête d’impression. Il est difficile de départager les deux; les résultats sont proches et chaque impression a des petits défauts, mais rarement les mêmes!

 

En conclusion, avec plus d’expérience et des réglages plus fins, l’Ultimaker 2 a encore un gros potentiel de progression, là où je commence à stagner avec la K8400. Il n’en reste pas moins que je suis très fier du travail accompli sur ma petite imprimante à 600.-. Sa qualité n’a rien à envier à une imprimante à 2500.-! Ceux qui achètent une K8400 partent sur une bonne base.


Comparatif K8400 – Ultimaker 2: le chargement-déchargement de filament

vsSi tant la Vertex K8400 que l’Ultimaker 2 sont très similaires par leur fonctionnement, avec un extrudeur de type Bowden et une architecture semblable, certains points diffèrent, à commencer par le chargement-déchargement du filament.

Chargement du filament:

Dans le cas de la K8400, la bobine est fixée de côté, de même que l’extrudeur. Il faut y insérer manuellement le filament de 1.75mm jusqu’à le voir apparaître dans le tube de teflon. Ce n’est qu’à ce moment que l’imprimante chauffe la tête et charge le filament. L’Ultimaker 2 commence par chauffer la tête, puis effectue un retrait d’un éventuel filament, avant de mettre en route lentement l’extrudeur dans le sens du chargement. On y insère alors un filament de 2.85 à 3mm. Il faut ensuite enfiler le filament dans l’extrudeur, le pousser fortement jusqu’à ce qu’il soit pris en charge par la roue crantée. Alors seulement, on valide l’action sur le bouton de contrôle. Le filament est à ce moment rapidement entraîné dans le tube de teflon jusqu’à la tête.

Problèmes rencontrés:

Velleman K8400: si le filament est courbe, il est souvent difficile de le faire passer à travers l’extrudeur. Il faut le rendre le plus droit possible, ou le guider dans l’extrudeur à l’aide d’un petit tournevis.

Ultimaker 2: le fait d’avoir mis la bobine derrière l’imprimante rend son accès très difficile, en particulier dans un espace restreint. Il faut pouvoir tourner en partie l’imprimante, gérer ce qui se passe à l’arrière tout en gérant le bouton à l’avant. Pour le coup, c’est une fausse bonne idée. Un autre problème rencontré: une fois le filament arrivé à la tête, on entend l’extrudeur qui patine. Le filament n’avance alors plus. La solution est simple: l’aider en le poussant dans l’extrudeur.

Retrait du filament:

Le retrait du filament est similaire sur les deux imprimantes: la tête chauffe d’abord, avant que l’extrudeur ne se mette à tourner en marche arrière afin de retirer le filament. Ce qui surprend sur l’Ultimaker 2, c’est la vitesse de retrait, très rapide. On a intérêt à être prêt à enrouler la bobine en même temps que le filament revient, sinon on se retrouve avec du filament partout sauf sur la bobine. Sur la K8400, tout se fait plus tranquillement… peut-être trop tranquillement, ce qui provoque dans certains cas un blocage du filament dans la tête… et nécessite un démontage de cette dernière.

La bonne idée

Sur la K8400, la bonne idée se situe au niveau des supports de bobine, montés sur roulements à billes.

Sur l’Ultimaker 2, grâce à l’alimentation 24V/210W, la tête chauffe très rapidement, ce qui rend le processus de chargement-déchargement très rapide.


Déballage de l’Ultimaker 2

Nous avons commandé une imprimante 3D Ultimaker 2 pour notre école, pour épauler notre vénérable k8200/3Drag.

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Ultimaker est une entreprise néerlandaise, réputée pour la qualité et la fiabilité de ses imprimantes open source. Si l’Ultimaker original était vendue en kit, avec un châssis en bois, l’Ultimaker 2 est livrée montée, pratiquement prête à l’emploi, avec un châssis plastique et métal.

L’Ultimaker 2 peut être commandée à la CADEV au prix de 2450 CHF.

En comparant la taille du carton avec la Vertex K8400, on se rend compte qu’on part sur une imprimante d’une taille similaire.

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A l’ouverture du carton, on trouve un câble (européen), le mode d’emploi (en anglais, mais la version française est téléchargeable sur le site d’Ultimaker), des autocollants, le plateau de verre et une bobine de 750gr de filament de PLA bleu 3mm.

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Ultimaker ne fait pas les choses à moitié en ce qui concerne l’emballage. L’imprimante est particulièrement bien protégée. Cela laisse une très bonne impression de départ.

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Le bloc d’alimentation est énorme. Il fournit 220W en 24 Volts! Très bonne idée: un print test réalisé dans les ateliers d’Ultimaker par l’imprimante qu’on vient d’acquérir est glissé dans le carton.

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Un tube de colle… il ira rejoindre le matériel de bricolage de ma fille! Sinon, quelques outils basiques, un porte-bobine, une guide-filament, un câble USB et de la graisse se trouvent aussi dans le carton.

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Encore du carton…

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Deux sangles de plastique rouges bloquent la tête d’impression dans un coin pour éviter tout dégât pendant le transport C’est une excellente idée qui montre le soin apporté à cette imprimante. Naturellement, il ne faudra pas oublier de les enlever!

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Sous l’Ultimaker, on retrouve le numéro de série et le contrôleur, entièrement protégé par un couvercle métallique. Aucun risque qu’un élève y fourre ses doigts! C’est propre, c’est bien fait, mais tout reste démontable facilement. Celui qui veut bidouiller peut y aller sans devoir se battre contre des pièces en plastique clipsées!

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Le lit chauffant est protégé par une feuille de plastique (qui n’est pas mentionnée dans le mode d’emploi). Son retrait est particulièrement difficile et agaçant. Une feuille un peu moins adhésive et qui ne se déchire pas aurait été la bienvenue.

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Comparée à la Vertex K8400, l’Utlimaker 2 a sensiblement le même gabarit. Mais mieux conçue à l’intérieur, le volume d’impression est un peu plus élevé. Il n’y a par contre rien à voir en matière de finitions… là où la K8400 est un incommensurable fouillis de vis et de câbles, l’Ultimaker est sobre et discrète. On a l’impression de comparer un PC à un Mac…

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Pour preuve, comparons l’intérieur de la K8400 et de l’Ultimaker 2:

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Comme je l’ai dit précédemment, la colle ne servira à rien. J’ai directement recouvert le plateau de verre de Scotch bleu AVANT de calibrer l’axe Z. Comme le plateau de verre s’enlève très facilement, cette opération n’a rien de fastidieux. Je vais modifier ma K8400 pour avoir la même facilité.

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La tête, mais aussi les éléments mécaniques sont vraiment bien conçus et proprement réalisés.

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Lors du premier allumage, un wizzard nous guide pour calibrer l’axe Z et mettre le lit chauffant à niveau. C’est à la fois rapide et simple. Une carte SD de 4Go est fournie avec l’imprimante, avec des modèles prêts à imprimer. Voici le premier essai:

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Pas trop mal… mais peut faire mieux. C’est ce qu’on verra dans le prochain article.

 


Contrôler son imprimante 3D avec Octoprint

J’ai installé un Raspberry Pi B+ avec Octoprint pour gérer mon imprimante 3D:

Octoprint pour Vertex K8400

Octoprint pour Vertex K8400

Ainsi, je peux programmer et surveiller une impression à distance, grâce à l’interface web:

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Grâce à la PiCam, on peut surveiller l’impression:

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On peut aussi réaliser des timelapse des impressions:

 

Lire

Imprimante 3D Vertex K8400 et lit chauffant

Cela fait deux semaines que j’ai installé un lit chauffant MKIII sur ma Vertex. Et cela fait deux semaines que j’imprime avec bonheur: absolument aucun problème de décollement (ou de pièces qui ne se décollent pas et déchirent la feuille de BuildTak). Aujourd’hui, j’ai terminé l’installation définitive du lit chauffant. Mon imprimante 3D est donc terminée.

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Lit chauffant MKIII dans la K8400

 

J’ai donc utilisé:

J’ai installé des connecteurs entre le lit et le Power Expander, afin de pouvoir l’enlever si nécessaire. J’utilise aussi des connecteurs entre l’alimentation 24V et le Power Expander, afin de faciliter le transport de l’imprimante. J’imprime aussi sur du Scotch bleu. Avec une alimentation 24V/200W, il faut à peine une minute pour chauffer le lit à 60°C.

Le Power Expander

Le Power Expander

Le connecteur 4 pôles fourni avec les réglettes de LED Ikea est celui qu’il faut pour connecter le Power Expander au contrôleur. Je l’ai donc utilisé (câble blanc), après avoir confectionné une fiche. J’aurais aussi pu souder le câble au Power Expander.

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Câblage du Power Expander

J’ai adapté le boîtier pour Power Expander pour pouvoir le fixer au fond de la K8400, tout en utilisant les vis d’origine qui maintiennent le contrôleur.

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Sources disponibles sur Thingiverse, avec le fichier SketchUp: http://www.thingiverse.com/thing:693271


Imprimantes 3D: attention aux incendies

Une imprimante 3D, c’est une tête qui chauffe entre 200 et 250°C, afin de faire fondre du plastique. C’est souvent aussi un bricolage improbable avec des pièces rapportées, dont la fiabilité n’est pas forcément garantie. Enfin, n’oublions pas les drivers des moteurs qui peuvent fortement chauffer. Bref, une imprimante 3D, ça peut prendre feu. On en a un exemple ici: http://forum.velleman.eu/viewtopic.php?f=64&t=13774 ou ici: http://www.soliforum.com/topic/6608/beware-your-3d-printer-they-can-cause-fires/.

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Voici quelques règles qui me semblent importantes:

 

1. Ne jamais laisser une imprimante en fonction sans surveillance.

Oui, certaines impressions peuvent durer plus de 12 heures. Dans ce cas, je m’arrange de les faire lorsque je suis à la maison. Je ne quitte pas la maison avec une imprimante en fonction. A l’école, je m’assure d’imprimer pendant des heures de présence d’enseignants ou de concierges.

2. Ne pas stocker ses bobines de filament à proximité de l’imprimante.

En cas d’incendie, c’est tout ça de combustible en moins!

3. Installer un système d’alarme incendie.

Au plafond du bureau, à la maison, j’ai un détecteur de fumée. Il sonne assez fort pour l’entendre même depuis ma chambre à coucher. Il est censé me permettre de réagir immédiatement. Je pense installer le même à l’école, juste en dessus de l’imprimante 3D (15.-/pièce).

4. Avoir un extincteur à portée de main.

Tant à l’école qu’au bureau, j’ai un extincteur de forte capacité à quelques mètres de l’imprimante. Il s’agit d’un extincteur à poudre à la maison et à CO2 à l’école. Les deux sont prévus pour les feux de plastique et électriques.

5. Informer.

Il est important d’informer les élèves ou les membres de sa famille de la procédure à suivre en cas d’incendie. Pour les élèves, c’est clair: évacuation, puis alarme. Tous les utilisateurs de l’imprimante 3D (dans un cadre scolaire, par exemple), devraient être informés des règles et risques d’incendie.

 


Notre Fablab scolaire vaudois

A l’EPS Ecublens, les élèves de l’OCOM MITIC & Technologie 10H sont devenus les membres d’un FabLab scolaire. A disposition, nous avons la salle de robotique, une (et parfois deux) imprimante 3D et un ordinateur portable par élève. Après une formation de base sur SketchUp, les élèves deviennent des artisans. Nous recevons des pièces cassées à remplacer, de la part des enseignants, des secrétaires ou des concierges (et nous espérons bientôt des élèves) et les élèves de l’OCOM vont les mesurer, les redessiner, imprimer les prototypes sur l’imprimante 3D, jusqu’à l’obtention de la pièce finale.

Le principal outil est le pied à coulisse numérique. Malheureusement, nous n’en possédons qu’un seul (que je prête). Il nous permet de prendre toutes les mesures.

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Chaque pièce est ensuite dessinée sur SketchUp, puis imprimée.

 

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Les élèves créent plus vite que l’imprimante n’arrive à suivre. Je mets donc parfois mon imprimante 3D personnelle à disposition.

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Les élèves apprennent à gérer eux-mêmes les imprimantes 3D et le processus d’impression.

 

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La salle est organisée afin de permettre à des groupes de pouvoir facilement travailler ensemble.

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Une fois les prototypes imprimés, ils sont testés. Nous demandons un retour (si possible sous forme de photos), afin de pouvoir ajuster les pièces au mieux.

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Nous essayons aussi de corriger les points faibles des pièces originales, par exemple en renforçant l’endroit où elles se sont cassées.

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À travers cette activité, les élèves travaillent de nombreuses compétences mathématiques à travers la prise de mesure, les schémas et les conversions d’unités, de physique à travers l’étude des forces qui vont s’appliquer sur les pièces, mais aussi de vision dans l’espace, de gestion de projet, ainsi qu’une bonne base en DAO et en CAO.

 

 


Quand je passe dans le journal…

 

Cliquer sur l’article pour l’afficher en grand.fablab_gruyere


La Vertex K8400 en place

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L’imprimante 3D Vertex K8400 est bien open source

Un petit doute subsistait: la Vertex K8400 est-elle open source ou pas? Le doute est levé. Tous les plans sont maintenant publiés sur Github: https://github.com/Velleman/Vertex

La Vertex K8400 est donc bien open source. Elle est sous licence CC by-nc-sa: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/

Pour le prix, on a donc un excellent kit d’imprimante 3D, permettant d’imprimer avec une excellente qualité, peu cher, accessible pour un débutant bricoleur et open source. La porte ouverte pour les FabLab?